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aetius320

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  • aetius320 9 février 2009 23:44

    Merci de votre réponse

    Une fois les points que je soulevais éclaircis, finalement je suis globalement d’accord avec vous.

    Donc SVP ne prenez pas pour un économiste libéral ! Malheureusement j’ai pas mal voyagé, me suis "frotté’ à pas mal de cultures, et suis par mon métier au contact des dirigeants dont je vois les décisions et leurs conséquences...
    Désolé mais le ton de votre phrase sur le mode : "bouh le protectionnisme c’est pas bien" sans plus de justifications ressemblait férocement à un Marseille ou un Cohen à cours d’arguments.

    Vous avez raison sur la progression de l’humanité vers un monde unifié mais je ne vois pas cela advenir avant 50 ans. Si votre réponse à l’attente des masses pendant toutes ces années est la baisse des revenus des 20% les plus riches de la population on ne peut être que d’accord avec vous.

    Quand aux risques de guerres que vous envisagez, ils apparaitraient entre pays dominants donc détenteur du nucléaire et autres plasmas chauds. Espérons que cela n’aille jamais jusqu’au bord du précipice...mais qui c’est, souvent c’est quand tout semble perdu que la rédemption arrive. Dans le cas d’un risque majeur d’auto-destruction de l’humanité elle pourrait peut-être arrivée du ciel...



  • aetius320 9 février 2009 21:30

    Je vais essayer de reprendre quelque points :

    Non pas seulement. Il s’agit aussi d’une transformation en profondeur du fonctionnement du système de production. Le crise financière liée à la surproduction vient amplifier l’effet de la transformation.


    Alors, sur ce point, je ne vous suis pas du tout.
    Je m’explique :
    Effectivement, il y a transormation en profondeur du fonctionnement du système de production. Mais le fait qu’il soit national, continental ou transnational avec unités de productions dispersées ou pas sur l’ensemble de la planète ne change pas, sur ce point précis, le fond du problème.
    Le fond du problème est pour moi le suivant : il y a eu à partir des années 80 une redistribution des richesses nettement en faveur du capital comme le diraient les gauchistes. De ce fait, la majorité de la population n’a pas vue ses richesses augmenter en même proportion que les gains de productivité donc elle n’aurait normalement plus pu s’acheter les biens de consommations proposés par les détenteurs du capital qui aurait vu son taux profit baisser tendantiellement au fil des anéees comme le dirait Marx. La machine aurait du s’arrêter rapidement et les taux de croissance à 0% poindrent vélocémment. Hors l’endettement massif des états, entreprises, particuliers a permi de reculer ce moment jusqu’à l’année dernière en soutenant la consommation. Puis la crise financière advient pour cause de créances colossales.
    De mon point de vue donc on n’était pas en surproduction déjà il y a 20 ans MAIS on était en surproduction (ou sous-consommation ) virtuelle.
    Pour moi donc la chaine de causes à effets est la suivante : la création de l’inégalité entraine la surproduction virtuelle masquée par la dette qui entraine la crise qui entraine la surproduction réelle puisque l’on ne peut plus faire appel au crédit pour masquer sa médiocrié de revenus.

    Ensuite bien sûr interdire les revenus "indécents" : mais comme ils sont peu nombreux, cela n’aura pas un effet si important en masse. Mais c’est essentiel pour redonner une confiance dans le système.

    Je vous suis sur ce point. Dans un neuromonde, la confiance et la morale sont des points essentiels. Quand les économistes disent que les rémunérations indécentes ne représentent rien dans la machine économique, je ne suis pas d’accord avec eux. En effet, comme le diraient les keynésiens, le coefficient multiplicateur d’une telle mesure pourrait donner un résultat supérieur à celui des différents plans de relance.

    Non je ne crois pas qu’une économie autarcique soit possible, tout s’arrêterait

    Comme je l’ai dis, sur ce point cela reste à démontrer donc je ne m’étendrais pas dessus.

    Non je ne crois pas qu’une réponse à base de protectionnisme européen ait un sens. A titre d’exemple, cela ne veut rien dire pour tout l’industrie des télécommunications et de l’informatique : la quasi totalité des terminaux sont fabriqués en chine et les logiciels sont coproduits avec l’inde. Comment nous en passer ?

    Je veux bien mais alors que fait-on ?
    Que fera t-on quand la Chine fabriquera des copies d’Airbus avec des ouvriers toujours payés moins que les européens sachant que le gap technolgique que l’on possède sur ce pays risque de ne pas durer très longtemps ?
    Ne me dites pas que l’on innovera puisque le moindre brevet que l’on déposera sera pillé, le moindre process recopié. On aura plus qu’à se résoudre à ce que je disais : des salaires de russes.

    Totu ceci est un rêve dangereux (ou plutôt un cauchemar), qui ne peut nous conduire qu’ à une issue : la guerre !

    S’il vous plait, ne faites pas comme ces économistes libéraux qui ont pris leurs rêves monétaristes pour des réalités et qui passent encore à la télé chez Calvi.
    Les causes de la seconde guerre mondiale ne sont les protectionnismes mais l’humiliation de l’Allemagne en 1918, la crise de 1929 crée par le monétarisme de l’époque, la médiocrité diplomatique de la France et de l’Angleterre dans les années 30 et deux personnalités qui sont peut-être des lapsus historiques Staline et Hitler.

    Merci



  • aetius320 9 février 2009 13:35

    Pécision : par crise de surproduction, je voulais dire qu’en fait, elle a commencé depuis 20 ans depuis que le pouvoir d’achat réel de la majorité de la population baisse ou stagne mais qu’elle a était masquée par l’endettement.
    Dit autrement, à partir du moment où l’on a mis en place les politiques de Tacther et Reagan, la croissance aurait été nulle depuis le mileiu des années 80 sans cet endettement.



  • aetius320 9 février 2009 12:35

    Bonjour,
    Par manque de temps et peut-être de compétences, je ne vais pas justifier les quelques critiques que je vais faire à certaines de vos affirmations bien que je trouve votre article tout à fait intéressant en particulier comme vos dernier l’étaient en général car vous semblez avoir, chose rare, une approche systémique du fonctionnement de la collectivité humaine intégrant économie, politique et fonctionnement cérébral.

    "je crois qu’il y a une forme de malentendu dans la lecture de la crise actuelle : la crise financière n’est pour moi que le révélateur et l’accélérateur d’une mutation profonde de notre monde"
    Pardonnez-moi mais l’ancien humble étudiant d’options d’économie que j’ai été n’a pas besoin d’être économiste à la banque mondiale pour se rendre compte que la crise financière n’est pour lui que le révélateur et l’accélérateur d’un très classique phénomène expliqué depuis plus de cent ans. Il me semble en effet qu’il s’agit d’une crise de surproduction due aux processus de contradiction interne au capitalisme expliqué par Marx.

    "Cette transformation vient remettre en cause les organisations actuelles et les avantages acquis"
    Le problème quand vous dites cela c’est que c’est vrai mais de quels avantages acquis faudrait-il se passer : du tranquille fonctionnaire qui gagne ses 1500 euros sans trop travailler ou de l’affairiste international qui, grâce à la collusion corruptive qu’il entretient avec les élites politiques, a pu détourner pendant 20 ans les biens publics à hauteur de milliers de milliards de dollars avec l’assentiment de la loi.


    "Tous les flux financiers sont interdépendants  : Voulez-vous voir s’effondrer tout le système financier mondial ? "
    Sur ce point, cela reste à démontrer mais je pense que la majorité des français vivant avec un salaire se situant autour de 1000 euros et consommant à hauteur garderait son niveau de vie même dans une économie autarcique (celle-ci étant bien administré, cela s’entend).

    "Non, le repli sur soi n’est pas la réponse. Non, nous ne devons pas chercher à retourner dans nos cavernes géographiques et territoriales. "
    "Ce n’est pas en faisant croire que le protectionnisme va protéger des emplois que l’on fait face. "
    Que pensez-vous à ce sujet du plaidoyer d’Emmanuel Todd pour un protectionnisme européen allié d’un accord stratégique avec la Russie. Il a quand même raison dans ses livres à propos de la chute de l’URSS, de la crise majeure des Etats-Unis. Espérons qu’il se trompe dans son dernier livre : après la démocratie.
    Si on garde lle libre échange, n’avez-vous pas peur que la pression sur les salaires continue soin chemin jusqu’à ce que l’on atteigne un niveau de vie moyen correspondant à celui d’un petit fonctionnaire russes ?

    Merci.









  • aetius320 20 janvier 2009 20:05

    Bonjour,

    Bon article. Néammoins, permettez-moi une petite attaque personnelle sous forme de question.
    Vous voulez éviter la neurojungle, alors en tant que X-ponts seriez-vous prêt à ne gagner que de 1500 à 2500 euros par mois pendant que les richesses effectives que vous avez produites sont dix fois plus importantes pour permettre à vos frères humains moins bien cérébralement pourvus de ne pas basculer définitvement dans cette "haine reptilienne" ?

    Je suis beaucoup moins optimiste que vous sur l’avenir de l’humanité à long terme sans intervention exogène. En effet, la crise actuelle montre que les élites même déjà milliardaires ne veulent pas lacher le moindre morceau de leur pouvoir dans cette quête vaine contre la mort qu’elles se sont auto-imposées. A cela s’ajoute la baisse continue du pallier d’accès aux armes de destructions massives (cf Z machine). Les inégalités "injustes" ne cessent de se développer et je pense que nous ne sommes qu’à 10 ou 20 ans du moment où une bande d’aigris pourra avoir des envis et des possibilités de vengeance mégatonniques.

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