@Pierre Régnier Plutôt d’accord avec votre dernier com’. Je ne prône pas « l’anarchie » pour autant. Une organisation et des lois sont nécessaires à la bonne marche de la société, certes. La difficulté est de trouver l’équilibre pour que cela fonctionne d’une façon plus ou moins harmonieuse où chacun y trouve son compte. Or à mon avis, l’écart des inégalités (économiques et sociales) toujours plus grandissantes creusées par l’élite ne va pas dans cette direction. Quant au clivage « élite-peuple », je voulais seulement signaler le rapport de forces, de poids, entre ces deux groupes. Oui le peuple est manipulable (c’est souvent sa plus grosse tare) et n’est pas exempt de trahison(s).
La récente expérience grecque a surtout montré qu’il est stupide, quand on est de gauche, de faire gueuler des slogans du genre « Non à l’austérité ! ».
Stupidité qui ne s’applique pas si on est de droite ? En fait, le clivage « gauche-droite » est obsoléte. Aujourd’hui la grille de lecture se fait sur un plan vertical (haut/bas ou élite/peuple) et non plus horizontal.
Fichtre ! Si l’abolition du liquide va mettre fin au blanchiment, alors les banques ont du soucis à se faire... la Grande Bretagne étant l’épicentre du blanchiment en Europe. Par exemple, HSBC a été condamné à payer plus d’un milliard de dollar d’amende pour avoir servit de lessiveuse aux cartels mexicains. On comprend pourquoi HSBC met la clef sous la porte en Europe et va concentrer ses activités en Asie. Par ailleurs la crise de l’immobilier en Grande Bretagne est du au recyclage de l’argent sale international dans l’immobilier ce qui a entrainé une inflation du marché, rendant de plus en plus difficile voire impossible l’accès à la propriété pour les classes moyennes britanniques. Fin de l’argent liquide ? Chiche !
Bref, outre que l’abolition du cash et la virtualisation de l’argent est l’ultime atteinte à notre liberté et vie privée (toute transaction - vente, achat - sera assujetie à l’autorisation des autorités), cela permet aussi aux banques de se prémunir contre un éventuel « bank run » lorsque la bulle du système financier va éclater. A titre d’exemple, l’expérience des grecs cet été est révélateur. Pendant trois semaines ils ne pouvaient pas avoir accès à leurs économies et pouvaient seulement retirer que 60 euros hebdomadaires. Bienvenu au goulag financier.