La thèse de la conspiration impliquant des (dizaines de) milliers de
personnes sans aucune fuite est tellement débile qu’on se demande
comment des gens apparemment doués de raison peuvent la tenir.
Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le Manhattan Project dont le but était la recherche et la production de bombes atomiques pendant la seconde guerre mondiale, employait 130 000 personnes reparties sur 30 sites et des chercheurs canadiens et européens y étaient aussi associés. Il faut croire que le secret entourant ce projet a été bien gardé jusqu’à leur utilisation à Hiroshima et Nagasaki. http://en.wikipedia.org/wiki/Manhattan_Project
On peut souligner le programme nucléaire israélien de Dimona qui pendant près de 20 a été tenu secret jusqu’à Mordechai Vanunu le dévoile au monde entier au début des années 80.
La bio non autorisée de CBS fait trembler l’Elysée. Vraiment ? Dans le cas du livre de Blanrue « Sarkozy, Israel et les juifs », c’était l’Elysée qui faisait trembler les éditeurs et les distributeurs. Comme par hasard Flammarion ne tremble plus lorsqu’il s’agit de divertir (dans le sens de diversion) avec les frasques de Carla. En fait Nicolas Sarkozy est habile à manipuler en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines pipo(les) afin que le peuple ignore tout de son parcours et ne focalise pas trop sur les « affaires » qui pourraient mettre fin à sa carrière politique.
Pour ceux qui s’intéressent au sujet l’information n’est pas neuve. Le mensonge de l’aide de l’Iran chiite aux « talebs » sunnites est répété régulièrement pour diaboliser l’Iran et justifier une éventuelle attaque contre ce pays. C’est le Pakistan qui est derrière les « talebs » et ce depuis les années 80. Toute l’aide étrangère destinée aux moujahidines transitait par l’ISI ; celui-ci privilégiant leur coreligionnaires pashtounes fondamentalistes du hezb-e-islami d’Hekmatyar... Rien pour Massoud l’ouzbek ou pour les modérés comme les frères Wardak par exemple. En 1998, une guerre avait même faillit éclater entre Téhéran et Kaboul. Le régime des talibans avait fait assassiné plusieurs diplomates iraniens en Afghanistan. Quant au Pakistan il faut savoir qu’il joue une partie à trois bandes avec la Chine, ces deux pays ayant un ennemi commun, l’Inde, et ce depuis les conflits sino-indiens des années 50/60... L’éviction de Musharraf par une « révolution colorée » (qui ne dit pas son nom) rentre dans cette logique. Musharraf avait octroyé d’énormes concessions aux chinois. Par exemple la construction du port en eaux profondes de Gwadar prés de la frontière iranienne et de l’embouchure du détroit d’Ormuz - par les chinois et pour les chinois - avait beaucoup irrité l’administration Bush... L’arrivée du veuf Zardawi, n’a pas arrangé la situation. L’ISI continue à aider les talebs pour contrer l’expansion de l’Inde en Afghanistan, sous couvert du RAW, et qui empêche les pakistanais de réaliser leur rêve d’un Pashtounistan qui engloberait une grande partie de l’Afghanistan.