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AlainV

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Je suis intéressé par l'Allemagne où j'ai vécu assez longtemps, travaillant en R.D.A. puis en R.F.A. La vie des riches et des stars ne m'intéresse pas, mais celle des petites gens, c'est-à-dire de la quasi totalité de la population. En France, en Europe, dans le monde.

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Derniers commentaires



  • AlainV AlainV 13 novembre 2013 20:18

    Quelqu’un a-t-il parlé de Marinaleda en Espagne ?

    Le village de Marinaleda se trouve à 100 km de Séville, dans une région pauvre où les structures agraires du latifundio sont aux mains de grands d’Espagne, comme le Duque del Infantado ou la Duquesa de Alba pour lesquels travaillent encore des milliers d’ouvriers agricoles. Par ici, on a longtemps vécu sous le joug d’un caciquisme brutal et on a connu la faim, quand on était journalier agricole de père en fils, bonne ou plus souvent sans emploi, de mère en fille. C’est pourtant dans ce petit bourg de 2600 habitants que se met en place depuis 1979 un laboratoire inédit de radicalités concrètes.

    Cette révolution citoyenne andalouse remonte ainsi aux premières élections municipales après la Transition démocratique, avec la victoire de Juan Manuel Sanchez Gordillo, formé à l’école du syndicalisme agricole radical du SOC (Syndicat des ouvriers agricoles). Le charisme de celui qui a été sans cesse réélu depuis et son sens de la pédagogie politique jouent un rôle important. Mais c’est bien un bouleversement par la base qui se met en place, avec la prise de décision confiée à des assemblées populaires municipales, impliquant dans l’action concrète ceux qui jusque là n’avaient pas voix au chapitre dans l’Espagne du sabre et du goupillon.

    La métamorphose de cette petite bourgade rurale s’est faite selon des objectifs méthodiques et précis, conjuguant exemplarité des élus municipaux d’Izquierda Unida, consultation permanentes citoyens et pratique systématique du rapport de force : occupation d’un barrage, puis de 1200 hectares de terres non cultivées à el Humoso, mise en place d’une production maraichère irriguée qui donne du travail à 400 personnes, partage horizontal du travail ainsi créé et diversification des revenus, avec la mise en place de la coopérative agro-alimentaire Humar, pression constante sur la Junta socialiste d’Andalousie pour obtenir de meilleurs équipements publics grâce à d’incessantes manifestations et occupations.

    La bifurcation est aussi culturelle

    - See more at : http://www.lepartidegauche.fr/actualites/dossier/municipales-marinaleda-ou-la-revolution-citoyenne-25359#sthash.tJu7d5mT.dpuf

    Dans une coopérative, quelle qu’elle soit, on touche 47 euros par jour ...

    Pour en savoir plus : des articles et des vidéos en quantité, avec un moteur de recherche.



  • AlainV AlainV 13 novembre 2013 12:08

    Vous avez raison de vous référer à Condorcet.
    Jusqu’au début des années 2000, les programmes des ’disciplines’ du Secondaire étaient introduits par une référence éducative fondamentale : l’objectif de chaque discipline était une éducation au Beau, au Vrai, au Bien. Ce qui primait était donc un triptyque : la formation esthétique, la formation scientifique (sciences dures et sciences humaines mises à égalité) et la formation morale.
    Chacune des matières d’enseignement se prévalait de ces trois composantes. Les enseignants les prenaient en compte, plus ou moins consciemment. Nombreux sont ceux qui continuent à former les élèves dans cet esprit, comme des sujets de leur formation et non comme des objets, c’est-à-dire de simples outils de la machine économique (souhait des tenants du néolibéralisme).

    Je n’ai pas retrouvé ces préambules dans les derniers programmes publiés. Aurait-on changé de paradigme ?

    Il est grand temps de re-considérer les jeunes êtres humains en formation comme des citoyens en devenir, comme des Sujets qui parlent au ’je’, qui ont leur mot à dire dans toutes les affaires publiques, y compris au sein de l’entreprise.

    En tant que connaisseur de l’ex-RDA pour y avoir vécu plusieurs années, je constate avec effarement que la Commission de Bruxelles met en place progressivement un régime de coercition semblable à celui de l’Allemagne de l’Est. Dans le domaine de l’éducation, chacun devait prendre sa place dans le système économique. En conséquence, si l’on avait un certain choix dans la palette des métiers offerts, l’individu ne s’y développait qu’en fonction de son utilité pour la société. La place du ’je’ était donc très restreinte, au sein du ’collectif’ où il évoluait. Le sens de sa vie ne pouvait être que la participation au développement du socialisme, en marche vers le communisme. Ceux qui refusaient de participer à cet idéal étaient maintenus dans un rôle subalterne, voire réprimés.

    N’est-ce pas ce qui arrive de plus en plus souvent à ceux qui résistent au néolibéralisme ?

    Et si le communisme avait pour objectif le bien général, de tous, l’objectif néolibéral est l’enrichissement illimité d’un tout petit nombre.
    Comme disait une voisine qui touche le RSA :« C’est normal, il y a toujours eu des riches et des pauvres. » Ce qu’elle oublie, c’est que les riches d’aujourd’hui empêchent les gens d’acheter des médicaments pour se soigner, en France et pas seulement en France.



  • AlainV AlainV 10 novembre 2013 11:22

    Vous semblez oublier qu’un Etat peut annuler sa dette auprès de sa banque centrale, ce qui change TOUT ! L’Etat français l’a fait souvent au cours de l’histoire.
    Sans parler du levier de l’inflation qui a si bien fonctionné jusque les années 1980.



  • AlainV AlainV 10 novembre 2013 11:15

    "... nous voyons bien que les organisations financières internationales et apatrides qui se sont approprié les richesses du monde ainsi que le contrôle des nations,ne se laisseront pas démunir de ces prérogatives illégitimes sans réactions que l’on peut déjà pronostiquer comme violentes.

    C’est donc un terrible rapport de forces auquel nous devons nous préparer lorsque nous aurons décidé de sortir de ce système mortifère".

    Trop juste, malheureusement.

    Regardez les statuts de l’OTAN et à quoi la plus forte armée du monde doit servir pour nous asservir. Avec l’immunité pour ses agents et ses experts.

    Ce qui signifie qu’un combat de l’extérieur est voué à l’échec. Il faut parvenir à ce que le système s’effondre, pourri de l’intérieur. Pas facile. Mais, si on lit le blog de Jorion, le pourrissement du système est bien avancé.



  • AlainV AlainV 9 novembre 2013 11:10

    Alain V
    Erratum : « sans que la médiacratie ne les relaie ».

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