Je suis d’accord. Vous parliez des compétences en général - au sens non frelaté - tandis que je parlais du livret de compétences qu’ils viennent de nous sortir et de l’idéologie qui va autour.
Les compétences, et c’est très grave, prétendent juger et contrôler les savoir-être et les attitudes des élèves, et même leur « attitude citoyenne » (sic).
C’est extrêmement grave ! L’Ecole est là pour leur donner des connaissances et des logiques pour raisonner, pas pour tripoter leur personnalité, qui est sacrée, ni les endoctriner au boboïsme ambiant. J’ai signé pour servir la République, pas une secte d’inspiration scientologique.
Ironie du sort, ceux qui ont interdit pendant des années d’utiliser les notes pour sanctionner le comprtement prônent aujourd’hui exactement l’inverse. Rien que ça suffit à discréditer les guignols de l’IUFM.
Dans la classe, votre pragmatisme est effectivement une excellente chose !
Cela dit, ici, on a parfaitement le droit d’attaquer les idéologies. En particulier l’idéologie des « compétences » qui vise à lobotomiser et formater les élèves. Cette infâme conception utilitariste de l’école qui tend à priver les élèves de culture.
Quant à ma hargne, elle n’est que la réponse du berger à la bergère. Les pédagogistes ont voulu toucher le statut de mon métier, ils collaborent avec Châtel qui le dénature complètement. Ils attanquent mon métier (« redéfinition du métier d’enseignant », comme dit Châtel avec la collaboration de Meirieu, Dubet et Pochard !!) Eh bien moi aussi, je les touche et je les attaque ! Normal. Quand on cherche le caca, on le trouve.
Pédagogistes ? Dit autrement, les « spécialistes » des pseudo-sciences de l’éducation, ceux qui en ont fait profession et prétendent venir nous « coacher » pour reprendre un mot à la mode chez les beaufs.
Ces gens-là n’ont aucune valeur universitaire, ils sont cooptés, se croient capables d’expliquer à un biologiste comment enseigner la biologie alors qu’ils ne connaissent rien à cette science.
Peut-être qu’être physicien est insuffisant (quoique nécessaire) pour être un bon prof de physiques... mais être titulaire d’un doctorat torche-cul en sciences de l’éduc le permet encore moins.
Ils se présentent, pour compenser, comme les détenteurs du monopole du coeur et considèrent qu’eux portent un intérêt aux élèves que n’aurait pas le prof aigri recruté sur ses connaissances.
Foutaise ! A 14 ans, je m’intéressais de près au droit des élèves. Je me suis rendu compte récemment que mes réflexions de l’époque posaient des questions que les « spécialistes » n’avaient jamais posées... Je vais les publier bientôt dans une revue de méchants corporatistes brighellistes. En se donnant très peu de peine, on peut, à 14 ans, largement dépasser Dubet et consorts. C’est dire leur compétence
Doubler les gauchistes sur leur gauche, c’est assez jouissif. Porter plus d’intérêt aux élèves que les partisans de « l’élève au centre » en défendant une conception disciplinaire du métier l’est tout autant.
La pédagogie, c’est présenter intelligemment les connaissances en partant du plus simple pour aller progressivement au plus compliqué, c’est intéresser son public et en sciences manipuler par l’expérience si possible. Point barre.
Le constructivisme, l’obsession de mettre « en activité les élèves » pour tout et à tout propos, la lubie de faire de la recherche en primaire et de l’enseignement primaire en licence*, c’est de la foutaise, du marketing en effet (pour faire mousser des types incapables de passer le CAPES et l’agrégation mais qui le font passer aux autres). Et c’est une volonté de mettre au-dessus des profs une hiérarchie de parasites chargés de fliquer leur conformité idéologique, de justifier la politique de privatisation de l’école, l’autonomie des établisssements au nom de la « modernité pédagogique ». La commission Thélot puis Pochard, c’est exactement cette alliance pédago-néolibéralisme. C’est lamentable, ces gens sont des collabos à tondre !
Quand on arrive à un tel degré de connerie (présentée comme de l’expertise brillante), on se dit qu’il est urgent de renverser les crasses qui nous gouvernent et veulent en plus nous caporaliser pour nous asservir à leurs lubies dégénérées !
J’entends déjà les faux intellectuels dénoncer mon « populisme » face à tous ces « experts » qui savent mieux que moi et ont fait des études « sérieuses ». Eh bien oui, je suis populiste !