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alceste

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  • alceste 7 juillet 2008 09:11

    Olivier,
    Je ne voudrais pas être désagréable, mais je constate que vous dégainez bien rapidement la "reductio ad Hitlerum" ... Ménagez vos munitions, faute de quoi vous serez verbalement désarmé face à la véritable extrême-droite. L’éventail des opinions politique est plus vaste et plus nuancé que vous ne le croyez.



  • alceste 7 juillet 2008 08:52

    Olivier,
    Merci, et encore merci, Olivier, de m’avoir révélé à moi-même : j’ignorais en effet jusque là que j’étais "socialo-poujadiste", et supporter honteux de M. Royal. Votre perspicacité redoutable me confond, et je rentrerais volontiers sous-terre pour vous être agréable si votre jugement recélait la moindre part de vérité. Pour de nombreuses raisons que je n’énumèrerai pas, je ne suis pas socialiste ( être un gestionnaire du capitalisme n’est pas dans mes ambitions) et encore moins poujadiste ! ; quant à la référence à M. Raffarin que vous jugez hors de propos, elle se rapporte aux jugements suivants : " L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé de son côté que les propos de Mme Royal relèvent "de polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires" et "d’agitation politique". Interrogé par la presse lors d’une réception à l’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, M. Raffarin a affirmé que Mme Royal "a fait une double faute". "On ne critique pas le président de la République française sur des terres extérieures à la France", a-t-il soutenu. "Deuxièmement, plutôt que d’assister ce matin à la séance officielle, Mme Royal a préféré faire de la politique (...). Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois", a dit M. Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charente que lui a ravi Mme Royal en 2004. M. Raffarin, qui était également l’organisateur des festivités du 400e côté français, a estimé que Mme Royal "a dû regretter de ne pas être aujourd’hui en Colombie pour pouvoir faire de l’agitation politique". "Nous devons honorer cette femme (Ingrid Betancourt) et ne pas chercher des polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires", a-t-il dit." . Je persiste à penser que Messieurs Raffarin, Fillon et autres de même farine ne sont pas les mieux placés pour donner des leçons de morale à M. Royal, en particulier si on se réfère à la façon dont le gouvernement avait "géré" le désastre humanitaire de la canicule. Il est vrai qu’il ne s’agissait que de quelque milliers de vieux anonymes ( dont sans doute un grand nombre de poujadistes). Maintenant, si la passion de coller des étiquettes vous dévore, faites des confitures et étiquetez les pots autant que vous voulez.



  • alceste 6 juillet 2008 15:40

    @ l’auteur,
    j’ai oublié de mentionner que votre analyse de la perte du "père" en tant que figure d’autorité, me semble fort juste. Elle me fait repenser à ce récit contre utopiste de Boris Vian où l’ont voit une mère qui, pour mieux protéger ses enfants, finit par les enfermer dans une cage. ( il me semble qu’il s’agit de "L’Arrache-Coeur") . C’est une métaphore à méditer.



  • alceste 6 juillet 2008 15:34

    @ E. de Trévarez,
    je vous remercie pour votre réponse, qui prolonge l’analyse de votre article avec un élément que j’ai toujours trouvé fort important dans le phénomène de l’Avènement de l’Enfant : l’intérêt commercial. Du moment où l’Enfant entre comme support publicitaire, puis comme cible et enfin comme prescripteur de consommation, le marché ne peut que fructifier. Là où l’adulte veut bien se priver - faute par exemple d’un travail et d’un salaire décent - il est hors de question que l’enfant souffre d’un manque, d’une frustration.
    En raccourci, tout ce qui dans l’éducation "antique" était du ressort de l’attente, du mérite, de la récompense et du blâme est ressenti comme une atteinte à l’équilibre mental du petit. Il n’y a rien d’étonnant que l’école traditionnelle apparaisse comme un lieu de mortification et d’ennui mortel, puisqu’elle ne proposait pas de produit et n’avait rien à vendre ; jusqu’au moment où ces termes étranges ont commencé à résonner aux oreilles des enseignants, mais aussi, dans la foulée, des médecins hospitaliers. Une école plus ludique et plus branchée où les technologies modernes - y compris avec leurs messages publicitaires - sont omniprésentes correspond mieux aux temps présents. Je ne sais si c’est un petit pas pour l’homme, mais c’est un grand pas pour le système libéral et consumériste.



  • alceste 6 juillet 2008 15:07

    @ B. Dugué,

    Vous déplorez, dans votre dernier paragraphe que "les médias se [soient] engouffrés dans le piège de l’hyper dialectique" : il me semble néammoins difficile de ne pas disserter sur les agissements du Président Sarkozy dans la mesure où, premièrement, " il se mêle de tout et décide de tout", deuxièmement, le Parlement, étant donné sa composition, ne peut ou ne veut guère manifester son indépendance, troisièmement, la Gauche dé-composée s’avère impuissante à fournir une opposition cohérente.
    En revanche on pourrait faire l’économie de tout ce qui est du registre "people" et des polémiques sans intérêt sur les menus faits et gestes de M. Sarkozy.
    Mais, comme ce sont justement les sujets qui font les meilleures ventes, on peut se dire que les médias n’ont peut-être pas beaucoup le choix : être vertueux et périr, ou survivre en rivalisant de "pipolité".

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