Tout en étant presqu’entièrement d’accord avec vos arguments sur la collusion des pouvoirs ( il n’y a qu’à lire la liste des personnes qui appartiennent à certains cercles de réflexion, ou bien suivre tel ou tel nom célèbre au fil des articles de Google) je trouve votre commentaire fort décourageant. S’il ne nous reste plus qu’à caqueter comme des volailles mécontentes, sans espoir de rendre la société plus juste et plus humaine, autant se gaver de Prozac pour ne plus penser. Pourquoi la comparaison des volailles m’est-elle venue à l’esprit ? Parce que j’aime avoir des sources d’inspiration diversifiées, en l’occurrence, il s’agit du film d’animation "Chicken Run", où le poulailler se révolte !
Pour paraphraser un récit de Marie Rouanet, j’ai envie d’écrire : "Que va-t-on faire du petit Paul ? - On va, dit le professeur, tyran sanguinaire qui croque trois ou quatre marmots au déjeuner, on va...lui tirer les oreilles, un peu ( et non "un peut") "
Plaisanterie à part, je trouve que vous avez bien fait de mettre en parallèle ces deux affaires : cela démontre que, selon le cas, l’administration, fidèle à elle-même, peut ouvrir divers parapluies. D’ailleurs, si accablantes que soient les tâches administratives accomplies dans le bureau des grands chefs, on y traite nettement moins les gens de connards et de salope que dans une salle de classe, au guichet de la poste ou à l’accueil des urgences. L’humeur y est donc plus sereine, et on y est moins incité à se lâcher dans un "déchaînement de violence". Que l’employé Lambda se débrouille comme il peut pour gérer l’ingérable et assumer à lui tout seul la mauvaise humeur des usagers.
C’est ce que d’aucuns appellent "le bouquet missère".
Naturellement, ce genre de chose ne se produit pas uniquement dans le public, on trouverait des cas semblables dans l’entreprise privée.
Votre souffrance, votre indignation me paraissent authentiques et profondes, mais ne pensez-vous pas que ces jeunes - quelle que soit leur religion ou leur origine - sont des petits soldats perdus, plus ou moins utilisés par des idéologies qui ont intérêt aux affrontements ? On a tous été jeunes et naïfs, on a tous ( ou presque ) voulu combattre pour une cause qui nous semblait juste, on a tous cru que le bien et le mal étaient identifiables, et qu’il n’y avait pas de "zone grise", pour reprendre l’expression de Primo Levi, l’un des hommes que j’admire le plus. . Si on ne semait pas la discorde et la haine entre les gens, et surtout ceux que l’injustice sociale défavorise, ne risqueraient-ils pas de s’unir contre des puissants qui ont tout intérêt à faire tranquillement leurs "affaires" ?
Voici la troisième fois que je vous plusse - je me sens obligé de le signaler parce que vous avez tendance à penser que vos commentaires sont censurés ou repliés systématiquement.