"...des millions de gens dans l’assistanat et la paresse. Il n’avaient aucun intérêt à produire plus. Le jour où ils ont cessé de toucher leur RMI ils ont coulé à pic, incapables de trouver en eux-même les ressources pour faire face."
une sorte de sélection naturelle débarrassant le monde de ses "parasites" ? j’ai l’impression d’avoir déjà vu ça quelque part.
(désolé si ce post arrive à Docdory, je n’arrive pas à le placer correctement)
Bien que "noniste", j’apprécie le ton mesuré de votre analyse, à l’exception de cette expression : " et rengorge les nonistes" ; il ne s’agit pas du tout de se rengorger, ou de faire "bisque bisque rage" aux partisans du "oui". Comme la plupart des gens qui ont voté non au traité, je ne rejette pas l’union européenne, et je n’en méconnais pas non plus les bienfaits, mais je la voudrais fondée sur des bases plus favorables aux peuples qui la composent.
Je pense qu’il faudra attendre des analyses "à froid" pour connaître les motivations diverses des Irlandais qui ont voté "non", pour l’instant il y a beaucoup d’interprétations , plus ou moins colorées par la nuance politique des éditorialistes. D’après la presse irlandaise, les personnes interrogées trouvaient le texte indigeste et confus. Je vous indique un lien vers une page qui expose le point de vue du comité international des travailleurs : http://socialistworld.net/pics2/cwi/sw/sw.gif
Vous avez mille fois raison de souligner par votre analyse le mépris souverain des patriciens éclairés pour la plèbe , ou la piétaille, à laquelle bon nombre d’entre nous appartiennent.
Je crois que je vais attendre un moment pour lire les savantes analyses de M. Rousselin, étant donné que je sors de l’article de B. Dugué et surtout des commentaires que l’article a suscités : pour un nombre non négligeable de commentateurs le "non" irlandais témoigne soit de l’aveuglement du peuple manipulé par les extrêmistes, soit des courants les plus réactionnaires, soit encore d’une sorte de haine démagogique des élites.
En un mot, quand un peuple a le mauvais goût de ne pas voter comme on le souhaite, il serait normal de se passer de son consentement, ce qui est une curieuse conception de la démocratie.