Et il faut ajouter que les radars ne flashent que dans les situations simples : où il n’y a qu’une seule voiture, sinon, on ne peut pas savoir qui est en cause. Ils ne peuvent pas non plus flasher dans des virages à la courbe trop serrée, à cause d’une possible erreur de calcul de la vitesse à cause de la tangente. Ainsi, c’est quand on aurait besoin d’eux (virages serré, trafic intense...) qu’ils ne font rien, et au contraire, quand tout va bien (ligne droite quasi déserte) qu’ils agissent. Ils ne sont même pas capables de s’adapter au temps. Un radar dit « pédagogique » vous gratifiera d’un joyeux smiley si vous conduisez à 89km/h avec 10m de visibilité par brouillard verglaçant. Vous aurez un « moins-un-point » à 91km/h par beau temps sur une route déserte en ligne droite. De la pédagogie ? Non, de la stupidité pure. La bonne vitesse doit s’adapter à l’instant présent, et n’est aucunement quelque chose de fixe et d’absolu. Je ne parle même pas des pneus lisses, de l’absence de ceinture ou autre éléments sécuritaires. Ils ne sont tous simplement plus contrôlés (pas rentable). C’est toute la logique de ces radars fixe qui doit être remise en cause. Sans oublier que la vitesse n’est pas le seul élément sécuritaire sur lequel il faut agir. Cette politique extrémiste du tout radar fait qu’il y a maintenant 100 fois plus de PVs sur de petits excès de vitesse que de PVs sur l’alcoolémie... pourtant première cause de mortalité.
1) Pourquoi la moitié environ des automobilistes français possède tous ses points alors que d’autres multiplient les sanctions ?
Peut être que la moitié de ses conducteurs ne parcourt que des distances minimes ou nulles. Exemple : ma mère possède ses 12 points... mais n’a pas touché de volant depuis 20 ans.
2) Pourquoi n’y a-t-il pas besoin de répression dans les pays scandinaves ? Pourquoi n’y a-t-il pas de corruption dans les pays scandinaves ? genre i-test, juste par exemple Dans ces pays, les PVs sont-ils gérés comme en France par des entreprises privées, qui se constituent en lobbies, et dont le seul moyen d’augmenter leur bénéfice est de traiter plus de PVs ?
Il faut cesser de dire que les français sont de mauvais conducteurs. Ce n’est plus vrai. Ça fait des années que l’on fait des efforts, et en récompense, on n’obtient qu’encore plus de repression. C’est assez. Stop. Franchement. Stop.
Et sérieusement, nous ne sommes pas plus mauvais que les autres. Je le vois au cours de mes déplacements à l’étranger.
La pédagogie marche quand on explique réellement aux gens les tenants et les aboutissants d’une règle sécuritaire. En France, ce n’est que de la repression, que l’on doit accepter d’un organisme (la sécurité routière) qui nous impose pour lutter contre l’alcoolémie... un éthylotest obligatoire ! (et d’un café gratuit pour lutter contre la fatigue...). On peut très sérieusement douter de la légitimité de celle-ci... et de ses leçons pédagogiques. Dans ces conditions, effectivement, ça ne peut pas marcher.
En un sens, la seule pédagogie qui a marché, c’est que tout le monde a maintenant compris que la sécurité routière n’était qu’une vaste fumisterie corrompue jusqu’à la moelle et aux mains d’intérêts privés. C’est un champ de ruine, et il faudra longtemps avant de ramener la confiance. La vraie sécurité ne fonctionne qu’avec l’accord des utilisateurs, mais certainement pas contre eux.
La sécurité routière n’a qu’une seule raison d’être : se couvrir d’une façade honorable pour ramener plus de pognon à des entreprises privées et à l’état. C’est tout.
J’étais exactement comme vous... Je ne vous souhaite pas de vous faire prendre injustement par ces radars que vous défendez. Dure sera la chute. La mienne a eu lieu quand Guéant a décrèté qu’il y avait trop de morts (comprendre : qu’il fallait renflouer les caisses des amis à Sarkozy avant les élections). C’était en avril 2011. Printemps très beau, 5 week-end dans le mois, quelques dizaines de morts supplémentaires par rapport au printemps pourri de l’année précédente. C’était statistiquement non significatif, mais à servi à déchainer les forces de l’ordre sur les routes pour faire de l’abattage.
Je devais à l’époque travailler à 20km de mon domicile. Je n’ai jamais vu autant de contrôles de vitesse sur les routes. J’en ai compté 25 par semaine en moyenne. Sans changer mes habitudes de conduites, j’ai perdu deux fois un point en une semaine d’intervalle : du style 95 au lieu de 90, et 116 au lieu de 110. Sur des routes désertes et ensoleillées. Sans danger.
Le pire est que j’ai reçu les PVs trois semaines après. Probablement à cause du surcroit de travail demandé par le ministre.
J’aurai pu rouler bourré, sans permis, sans ceinture, drogué, avec les pneus lisses, sans assurance, en téléphonant. Il ne me serait rien arrivé si j’avais roulé à 89 et 109km/h. Est-ce vraiment de la sécurité ?
Est-ce pédagogique quand on reçoit trois semaines après un PVs disant « vous rouliez trop vite », payez, il n’y a surtut pas de moyen réels de contester ?
Je n’ai pas digiré ces PVs. Depuis, je me suis renseigné sur cette industrie du PVs, montée par Sarkozy. Et je n’aime encore moins ce que j’ai découvert : lobbys et corruption, mais surtout pas de sécurité. De la (vraie) sécurité, j’en fait à mon travail. Et ça marche, mais pour cela, il faut un avis négatif pour 5 avis positifs, et cela nécessite l’implication des utilisateurs. En « »« sécurité routière »« », il n’y a aucune implication des conducteurs, et uniquement des avis négatifs. Ce n’est pas de la sécurité. Juste un pretexte.
J’affirme avec force qu’il y a là un scandale qui n’a pas la couverture médiatique qu’il mérite, foin de toute considération culpabilisante qu’on nous assène dès qu’on ose s’opposer au système. La culpabilité devrait plutôt être du coté de ceux qui nous imposent ce système inique, et qui en vivent grassement.
Bon, alors, là, il faut arrêter les poncifs sur les français soi-disant « indiscipliné, arrogant, je m’en foutiste et nombriliste ».
Je voyage pour des raisons professionnels dans plusieurs pays, et commence à avoir une bonne vision de ce que nous sommes.
J’infirme ces propos. Nous ne sommes pas je m’en foutiste, encore moins irresponsables (ce serait même plutôt l’inverse), pas plus indisciplinés que d’autres. Je vois en pays étrangers (canada, australie...) des comportements qui ne seraient pas acceptés en France.
Nous n’avons pas à rougir de ce que nous sommes. Faut arrêter avec ce délire.
« Je suis même favorable à la multiplication des radars-tronçon »... ceux-ci posent un problème : ils fonctionnent en lisant la plaque d’immatriculation. Leur utilisation impliquent donc la création par l’état d’une immense base de données du déplacement des citoyens, et il n’y a pas moyen d’y échapper. Il y a là une dérive supplémentaire par rapport aux radars fixes qui ne prennent que les fautifs. C’est un peu comme si on mettait sur écoute tous les citoyens pour y reconnaitre des voyous. Ce serait inacceptable. Pourquoi l’accepter pour les automobiles ? Il s’agit là de notre liberté fondamentale de circuler. D’autant plus que les radars n’ont pas prouvés leur efficacité à réduire les accidents, du moins, ce n’est pas flagrant. Le bénéfice/risque des radars ne justifie pas leur utilisation massive. Je suis contre ces radars de zone, et pour ma liberté de circuler sans être fliqué par le gouvernement.