les élus FN voulaient aggraver la loi
EL Khomri, ce que curieusement les merdias n’ont pas souligné !
L’adverbe « curieusement »est utilisé par ironie. Car si le bon peuple ne veut plus voter pour « l’alternance » droite « libérale »/PS tout aussi libéral, il faut que ses voix aillent s’égarer au FN pour surtout ne pas faire élire le programme de Jean-Luc Mélenchon !
Il s’agit donc, par rétention d’information, de lui cacher l’essentiel, à ce bons peuple, à savoir que les riches dirigeants du FN combattront, comme maintenant, toute politique sociale et les syndicats ouvriers avec encore plus de détermination que Valls (mais pas les patronaux ni les corporatistes genre FNSEA, évidemment !).
Avec le FN aux commandes le pouvoir d’achat des travailleurs continuerait de diminuer en comparaison de celui de la rente, comme maintenant.
Alors que le réseau ferroviaire chinois était plutôt ancien
et lent, les décennies de 2000 et de 2010 voient le développement
très rapide d’un réseau de lignes à grande vitesse contribuant à
moderniser le réseau chinois.
C’est bien ce qu’on dit : en 2000 le TGV français roulait depuis
vingt ans et les Chinois l’ont copié. Ils n’ont rien inventé !
Quant au réseau précédent, lui aussi utilisait une technique
créée un siècle et demi auparavant en Europe et progressivement
modernisée en Europe !
La Chine est ainsi devenue le pays disposant du plus grand
réseau de lignes à grande vitesse dans le monde
C’est parce que ce pays est immense et
très peuplé. C’est comme pour les gratte-ciel : ils sont plus hauts
en Asie qu’ailleurs - orgueil imbécile - mais construits avec la
technologie occidentale et souvent conçus par des ingénieurs
occidentaux.
Il est malhonnête de comparer l’ancienneté des premiers artefacts chinois qui ne révèlent d’ailleurs pas une quelconque supériorité technique sur le reste du monde avec la colonisation européenne des Amériques ! Car il y a eu sur l’actuel territoire US une culture Clovis douze mille ans avant notre ère. En 1600, la technologie européenne que les colons emportaient outre-Atlantique était déjà légèrement plus élaborée que celle de la Chine à la même époque.
La Chine ne peut pas faire trembler le monde, car le nombre ne
suffit pas. Il manque quelque chose ...
Je suis d’accord qu’il manque quelque chose mais cela est aussi
vrai pour le Japon et la Corée du sud ainsi que l’Inde ou le monde
arabe : toutes les inventions fondamentales qui fait le succès
industriel des deux premiers ont été effectuées en Europe, et
accessoirement aux USA qui sont une bouture européenne. Je parle de
l’automobile et de l’électronique, sans oublier les trains à grande
vitesse, les ponts suspendus ou à haubans, les techniques de
construction navales de constructions de barrages, l’aéronautique et
l’astronautique etc.
j’avais fait l’hypothèse, que
ce dynamisme relève de l’ADN Neandertal (adrénaline peut-être)...
Je ne pense pas que l’ADN joue un rôle. L’humanité est
caractérisée à la fois par une grande unicité chromosomique
mondiale ( l’ADN de Neandertal ne représente que 5% du matériel
génétique d’une partie de la population européenne, chez
certaines personnes « de souche » cette part est
indétectable. pourtant rien ne distingue les performances des unes
et des autres sinon le hasard.) et par une grande hétérogénéité
locale, repérée depuis longtemps pour les quatre groupes sanguins
et le facteur rhésus.
Enfin on voit régulièrement dans la même famille dont les
enfants ont nécessairement un caryotype très proche, des
comportements et des performances intellectuelles très différents.
Cette chose je l’avais longtemps
travaillé dans mes livres, et je l’ai attribué à une dose
supplémentaire de dynamisme apportée par les
germaniques (hommes du nord) ...
Vous reprenez- là une thèse raciste
du comte de Gobineau adoptée par les nazis de la supériorité des
« races du nord ». Elle va à l’opposé du constaté
historique : la civilisation « technicienne » est toujours
venue du sud, depuis la Mésopotamie et son système d’irrigation en
passant par les Grecs à la Archimède et leur machines à
engrenages, puis par les Romains et leur voûte romaine, leur
maîtrise de l’hydraulique.
Les « grandes invasions »
furent le fait d’hommes victimes d’une poussée de peuples asiatiques
confrontés à une sécheresse persistante (Huns), poussée qu’ils
furent incapables de retenir.
Et c’est l’immensité même de l’empire
romain et l’éloignement des citoyens de la chose militaire qui
permit cette immigration autant pacifique que devenant violente quand
les Gallo-romains opposèrent de la résistance.
Après l’arrivée des « Germains »
et la chute de Rome, il s’ensuivit sur l’Europe de l’ouest une grande
régression qui n’avait pas son pareil ni dans l’Empire romain
d’Orient, ni en Inde, ni en Chine.
En attendant Charlemagne et la
« renaissance carolingienne » admiratrice des Anciens,
Romains et Grecs, notre région vécut des « siècles obscurs ».
Aux yeux des latins, les nordiques ne
semblent pas avoir été considérés comme particulièrement vifs
puisqu’un « flandrin » était un grand gaillard venu de
Flandre, dont on se moquait volontiers car il paraissait au contraire
avoir l’esprit lent et comme tel facile à duper.
Certains témoignages rapportent
également une certaine « naïveté » du soldat allemand. Et
l’on sait que sans l’activité zélée, fébrile de la police de
Vichy et ses filatures, la feldpolizei (gestapo) n’aurait pas
neutralisé le dixième des résistants français.
Tout cela n’empêche que « l’occident »
continue d’être la grande force motrice de l’innovation profonde et
que les autres pays développés ne font que suivre plus ou moins
depuis deux siècles.
Comme elle n’est pas biologique,
l’explication de cette supériorité technique est forcément
culturelle, c’est-à-dire sociologique.
Si une civilisation stagne, c’est selon
moi parce que les dominants ne veulent pas qu’elle évolue. Car ils
savent que leurs privilèges peuvent être remis en cause par des
intellectuels venus du peuple et l’entraînant dans la remise en
cause de ces privilèges héréditaires et non fondés sur le mérite
personnel.
C’est ainsi que la capacité de
fabriquer du papier en feuilles planes, permettant l’utilisation de
caractères mobiles, et du fait que l’alphabet latin possède un
nombre limité de caractères obtenus par fonte de plomb dans des
moules, ont permis la diffusion sans contrôle de la pensée sans
passer par l’oral. Sans qu’ils s’en rendent toujours compte cette
révolution technique était une mauvaise nouvelle pour les
privilégiés nobles et leur soutien, privilégié lui aussi,
l’Église catholique.
La soudaine arrivée de livres
fabriqués en série au XVe siècele entraînant un
accroissement rapide de gens sachant lire et écrire c’est-à-dire
pouvant communiquer au loin avec d’autres intellectuels a donné à
la pensée laïque et scientifique une place qu’elle n’avait jamais
eue jusqu’ici.
Dans le même temps la lecture directe
de la Bible a créé une pensée théologique indépendante de celle
du pape de Rome, devenue rapidement contestataire.
Ainsi, selon moi, l’émergence du
protestantisme n’a été que le début d’un long phénomène de
contestation qui a abouti à la Révolution française de 1789 et la
Déclaration des droits de l’Homme et sa phrase fondamentale : « Les
hommes (et les femmes) naissent et demeurent libres et égaux en
droits. »
L’irrésistible dissolution du
couvercle religieux qui étouffait les esprits originaux libéra la
curiosité scientifique et une ouverture des mentalités. Il ne fut
ainsi plus question de brûler Blaise Pascal en lutte contre les
jésuites aristotéliciens pour la question fondamentale du vide et
de la pression atmosphérique, comme on avait brûlé vif auparavant
Giordano Bruno et sa pluralité des mondes ou plus tard moralement
emprisonné Galilée et son héliocentricité.
La technique de fabrication en série
du livre en papier (un matériau dont on pouvait obtenir de très
grandes surfaces à la différence du parchemin) n’a pas été copié
en Arabie, ni diffusé en Inde ou en Chine.
C’est l’origine à mon sens de la prise
d’avance technologique de l’Europe sur les autres grandes
civilisations.
Celles-ci y ont résisté d’autant plus
que cette technologie a été introduite brutalement sur leur
territoire par des envahisseurs étrangers et donc associée dans la
haine qu’ils ont suscité.
En conséquence, elles n’ont pas
modifié les structures sociales, ce qui est indispensable à leur
adoption dynamique et progressiste.
Le « couvercle » intellectuel a
été maintenu le plus longtemps possible pendant que l’Europe et les
USA son appendice, continuaient de développer toutes ces
technologies qui caractérisent notre époque. Le couvercle invisible
subsiste maintenant à travers des hiérarchies qui interdisent au
subalterne de montrer sa supériorité intellectuelle sur son
supérieur en faisant étant d’idées neuves et créatrices.
C’est évident en Inde qui maintient
malgré ses lois le système odieux des castes. C’est vrai au Japon
comme nous l’a raconté Amélie Nothon qui l’a expérimenté de
l’intérieur. Je pense que c’est vrai en Chine aussi. Malgré un
communisme de façade (une idéologie occidentale !) les vieilles
traditions de la Chine impériale n’ont jamais disparu, les grands
seigneurs et les mandarins étant aujourd’hui les dirigeants du PCC.
Quant aux pays arabes, le couvercle est
encore autant religieux que traditionnaliste.