@versus75 Vous oubliez un peu vite que Macron a été, de mai 2012 à juin 2014, devient secrétaire général adjoint de l’Élysée, et du 26 août 2014 au 30 août 2016 il était « Ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique ». Et à ces deux titres, co-responsable de la politique menée sous Hollande. En particulier, il est l’inspirateur direct de la CICE (le Cac40, c’est un symbole, ne le remerciera jamais assez), du pacte de responsabilité et de solidarité (le CAC40 dit encore merci), etc.
Les français « d’en bas », les « sans-dent », qui ont voté Macron, vont rapidement voir à quel point ils se sont fait avoir.
Je ne donne pas une année, pour que Macron soit dans le même état politique que Hollande aujourd’hui.
L’auteur a parfaitement raison de soulever les problèmes d’emplois et, partant, sociaux qui sont posé par l’automatisation.
Mais, de nouveau, il s’agit d’automatisation, pas d’intelligence artificielle, même si cela paraît « miraculeux » aux yeux d’un profane. . Ces problèmes dépassent largement des élections, fussent-elles jupitériennes ou législatives. Il n’y aura plus de travail pour tous le monde.
Pourra-t-on répartir le travail ? Comment le répartir ? Les nouvelles tâches impliquent une certaine capacité intellectuelle, comment faire avec ceux qui ont été moins bien dotés lors de la loterie génétique ? Les personnes nées avec moins de dispositions intellectuelles n’auraient-elle pas le droit de vivre et d’être heureux ? . Bon, on pourrait aussi faire le même type de question à propos du monde actuel. Par exemple, pourquoi un type qui sait, avec talent, taper dans un ballon, gagne des millions d’€ par mois, alors qu’une coiffeuse doit se contenter d’un bas salaire ? Un footballeur aurait-il plus de valeur qu’une coiffeuse ?
J’ai écris mon premier programme en 1964, et 1968-69, la « robotique » est mon métier, mais on appelait cela « informatique industrielle » ou « contrôle de processus », j’ai ensuite fait du « traitement du signal » (maintenant on dit reconnaissance vocale et faciale). Vous voyez que les termes ne manquent pas.
Je me souviens, vers 1975, lors d’un séminaire de quelques jours de formation à Prolog, avoir écrit, à titre d’exercice, un programme qui déterminait l’espèce d’un animal que l’on décrivait. Rien de bien sorcier.
Je crois que les vieux informaticiens de mon genre ne peuvent que sourire lorsqu’ils voient les gens s’esbaudir devant l’informatique actuelle. En fait, le seul vrai changement, c’est le très grand progrès des moyens techniques qui fait que l’on peut réaliser maintenant des choses dont nous ne pouvions que décrire théoriquement auparavant. Maintenant, on traite en une fraction de seconde de gigantesques matrices (traitement qui aurait pris des jours, voire des semaines, il y a 40 ans), ce qui permet, un exemple parmi bien d’autres choses, l’analyse de photographies, . J’aimerais ici citer le premier être humain qui a exprimé et rédigé, en partie théoriquement, le premier programme, Ada de Lovelace (fille de Byron), femme à la tête bien faite, aux deux sens du terme, esthétique et intellectuel :
« La machine analytique n’a nullement la prétention de créer quelque
chose par elle-même. Elle peut exécuter tout ce que nous saurons lui
ordonner d’exécuter. Son rôle est de nous aider à effectuer ce que nous savons déjà dominer. ».
Par « Machine analytique », il faut comprendre la machine de Babbage, qui contenait tous les concepts des ordinateurs modernes, mais dont Babbage n’a pu faire qu’une version mécanique faute de disposer, au 19em siècle, d’électronique (un exemplaire de la machine est visible au musée de la science à Londres).
Je crois qu’Ada a tout dit il y a plus de 150 ans. . Lorsqu’un ordinateur sera capable de ressentir la beauté d’un petit matin de printemps, lorsqu’un ordinateur sera capable d’aimer, d’être jaloux, d’empathie, de détester, etc. Bref, pour paraphraser Descartes, lorsqu’un ordinateur pourra se dire « je suis, donc je pense », qu’il pourra se ressentir existant, alors, peut-être pourra-t-on parler d’intelligence artificielle. Mais pour l’instant, il ne s’agit que de traiter rapidement et de trier (d’ordonner) un grand nombre de données.
"Richard Ferrand va quitter le gouvernement d’Edouard Philippe et s’est
vu proposer la présidence du groupe La République en marche à
l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron lui-même."
Dans la nouvelle politique, ce n’est plus le groupe parlementaire qui désigne son président mais Macron. Décidément, LREM, c’est magouille, combine et tambouille. Je plains les naïfs qui y ont cru et qui, les yeux sont parfois longs à s’ouvrir, y croient encore. . Question annexe, que sait E. Ferrand à propos de Macron pour que ce dernier le protège à ce point ?
Mais qu’est-ce que Macron en a à foutre de la base maintenant que les élections sont passées ?
Il y a les naïfs qui n’ont pas étés élus et qui sont déçus, non pas de ne pas avoir été élus, mais de la façon dont LREM évolue voir un pouvoir personnel, et même très personnel. On a souvent parlé, à propos de Macron, de bébé-Hollande, je verrais plutôt un bébé-Sarko, moins d’étalage médiatique (et encore), mais même névrose égocentrique.
Comme la plupart de ceux qui n’ont jamais mis un quelconque bulletin pro-Macron dans une urne quelconque, je ne suis pas déçu, je n’attendais rien de bien de Macron, ses premiers pas ne font que confirmer mon analyse.
Je pense qu’il va y avoir bientôt de plus grandes désillusions chez les naïfs sincères qui ont été élus.
Après tout, pour marcher, il faut des chaussures, alors, pourquoi pas de godillots ?