Quelle belle culture : il n’y avait quasiment plus de bouddhistes du temps de Gandhi en Inde, mais des hindous, sikhs, jaïns et musulmans... Cela notamment en raison du massacre ou de la conversion forcée des bouddhistes lors des invasions musulmanes.
Pas besoin de religion pour « enfumer » les gens, n’importe quelle idéologie fera l’affaire (communistes, nazi, fascistes, etc...). D’ailleurs, on reste parfois pantois devant l’intolérance de certains athées, comparée à celle de « vrais » religieux (non-orthodoxes, j’entends).
Le pouvoir, sous toutes ses formes, corrompt. Qu’il soit religieux, scientifique ou politique.
Oubliez-vous le bouddhisme engagé des nonnes tibétaines ? Des moines birmans ? Du Bouddha lui-même contre le système des castes ?
Non, le bouddhisme est tout sauf dans le consensus mou et l’inaction, bien au contraire. Le problème vient plutôt de son côté « traditionnel », très lié aux pouvoirs politiques. Un peu comme notre christianisme, toutefois plus engagé car, aussi, plus prosélyte.
Le bouddhisme, par ailleurs, implique une révolution intérieure, sans laquelle toute révolution extérieure ne ferait que répéter les erreurs du passé. Etre libre de l’ego permet de se battre de manière totalement désintéressée.
Entre parenthèses, j’aurais aimé que la communauté bouddhiste condamne les exactions du gouvernement cingalais...