La nature humaine n’est intrinsèquement bonne, ni intrinsèquement mauvaise. La violence peut être évidemment utile, mais uniquement lorsque tous les autres moyens se sont révélés inefficace.
Par contre, je ne comprends pas votre laïus sur la modification de la « nature humaine ». Cette dernière évolue et est modifiée par l’environnement et la culture. Un homo sapiens moderne n’a plus grand chose à voir avec un homo sapiens d’il y a 10 000 ans.
Ce que vous ne semblez ou voulez pas comprendre, c’est que les jeux vidéos violents, tout comme les films ou émissions du même acabit, vous orientent vers une voie violente, qui deviendra un automatisme pour la résolution de vos problèmes. Les grands méditants dont je parle plus haut, eux, auront toujours l’approche pacifique, presque toujours plus profitable et durable pour chacun, avant d’en venir à la violence.
Toujours cette vindicte agressive des joueurs de jeu vidéo, qui confirme finalement tout ce que l’on peut dire sur le sujet des jeux violents. Pourquoi ne jamais accepter la remise en question, cob ?
Vous semblez croire, de plus, que lutter contre les jeux vidéos violents c’est passer outre celle présente à la télé et dans les films : or il n’en est rien.
Dans un monde où la violence nous entoure, ce n’est certainement pas par la violence que nous résoudrons nos problèmes.
Et n’allez pas me dire que je n’ai jamais joué à ce genre de jeux, nous avons joué des jours durant à Unreal Tournament, première version et version 2003, avec mes amis. Je connais parfaitement les symptômes qui persistent chez ceux qui ont perdu en fin de partie.
J’ajouterai que le cerveau apprend par répétition et rétroaction.
S’adonner ainsi régulièrement à la violence, même virtuelle, est un apprentissage. Tout comme la méditation sur la compassion modèle le cerveau (http://www.pnas.org/content/101/46/16369.full), mais cette fois-ci dans le bon sens, la pratique régulière de la violence transforme profondément ce qui devrait pourtant nous servir à être plus sociables et plus intelligents.