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Anaxandre

Anaxandre

Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2012
  • Modérateur depuis le 02/08/2012
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Derniers commentaires



  • Anaxandre Anaxandre 7 septembre 2012 13:01

     La soumission aux diktats de l’UE, cheval de Troie de l’idéologie anglo-saxonne, est en train de tuer la France et tous les pays latins. De Gaulle qui refusait l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE savait bien que c’était déjà se soumettre à la volonté de Washington et à l’immense volonté de domination qui anime l’axe anglo-américain. Vous avez échappé à la domination de l’Allemagne germanique d’Hitler, vous aurez la domination de l’Allemagne anglo-saxonne. Ne voyez-vous pas déjà que l’axe germano-anglo-américain vous impose inéluctablement ses modèles politiques (en matière intérieure et extérieure), sociaux, et vous écrase par l’industrie des uns et la finance des autres ?

     Quant à ceux qui vous parlent d’une « autre Europe » depuis des décennies, soit ils vous mentent, soit ce sont des imbéciles : il n’y aura pas d’autre Europe. Il y aura une totale soumission à toutes les volontés de nos nouveaux Maîtres, ce que vous entrevoyez de plus en plus clairement d’ailleurs : flexibilité, précarisation, fin de notre modèle social, fin de notre industrie et, si rien ne contrecarre leur plan, fin de la France et de ses frontières remplacées par quelques grandes régions. Vous n’y croyez pas ? Allons, il suffit pourtant de vouloir voir...



  • Anaxandre Anaxandre 5 septembre 2012 16:34

     L’extrême droite française traditionnelle, la vraie, n’a aucun espace dans les médias, on peut donc se demander en quoi elle vous dérange. Et sachez qu’il n’y a pas plus totalitaire que la doctrine distillé par ce monsieur Désir et l’idéologie qu’il représente ("L’expression totalitaire vient du fait qu’il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des hommes, comme le ferait une dictature classique : un régime totalitaire tente de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté." Extrait de la définition du Totalitarisme, http://fr.wikipedia.org/wiki/Totali...). En l’attaquant, on attaque les véritables ennemis de la Liberté. Tout comme monsieur Peillon qui veut instiller dans l’esprit de nos enfants l’idéologie franc-maçonne à l’âge ou leur esprit est le plus malléable. Il vous faudrait remettre en question vos concepts pré-mâchés d’extrême-droite, de dictature, de totalitarisme, et surtout, vouloir voir.



  • Anaxandre Anaxandre 5 septembre 2012 15:51

     Il est bien évident que le Front de Gauche souhaite juste récupérer une contestation pour montrer qu’il est encore vivant. S’il s’agissait vraiment pour lui de l’intérêt supérieur de la Nation, il en appellerait à un front commun. Mélenchon et ses acolytes demeurent de petits politiciens clientélistes mis en avant par et pour le Système et sa continuation.



  • Anaxandre Anaxandre 5 septembre 2012 15:34

     L’Eglise ne serait donc pas si rétrograde que vous voulez souvent le faire accroire à longueur d’articles ? Ce que vous voulez ne pas voir, c’est que l’Eglise, et bien au-delà d’elle tout ceux qui ont une conscience sociologique et historique - sans parler de votre prétendu « égalitarisme » qui n’est qu’un récent mensonge érigé en nouveau dogme par les esprits-nains modernes - respectent les cas particuliers mais refusent de les élever au rang de nouvelle norme sociale. Malheureusement pour nous, votre société du chaos, de l’indistinction et de l’indifférenciation a déjà gagné. Pour l’instant.



  • Anaxandre Anaxandre 5 septembre 2012 15:06

     Certaines « théories scientifiques » sont aujourd’hui interdites. D’ailleurs je crois à la prédominance de l’acquis sur l’inné. Et il nous reste encore - malgré les coups de massue du totalitarisme de la « pensée » unique - la Liberté d’étudier et de réfléchir :

     Arrivons à notre conclusion. Les deux valeurs opposées « bon et mauvais », « bien et mal » se sont livré en ce monde, pendant des milliers d’années, un combat long et terrible ; et bien que depuis longtemps la seconde valeur l’ait emporté, aujourd’hui encore il ne manque pas d’endroits où la lutte se poursuit avec des chances diverses. On pourrait même dire que, depuis lors, elle a été portée toujours plus haut et que, par ce fait, elle est devenue toujours plus spirituelle : en sorte qu’il n’y a peut-être pas aujourd’hui de signe plus distinctif pour reconnaître une nature supérieure, une nature de haute intellectualité que la rencontre de cette antinomie dans ces cerveaux qui présentent pour de telles idées un véritable champ de bataille. Le symbole de cette lutte tracée dans des caractères restés lisibles au-dessus de toute l’histoire de l’humanité c’est « Rome contre la Judée, la Judée contre Rome ». — Il n’y eut point jusqu’à ce jour d’évènement plus considérable que cette lutte, cette mise en question, ce conflit mortel. Rome sentait dans le Juif quelque chose comme une nature opposée à la sienne, un monstre placé à son antipode ; à Rome, on considérait le Juif comme « un être convaincu de haine contre le genre humain » : avec raison, si c’est avec raison que l’on voit le salut et l’avenir de l’humanité dans la domination absolue des valeurs aristocratiques, des valeurs romaines. Quels sentiments éprouvaient par contre les Juifs à l’égard de Rome ? Mille indices nous permettent de le deviner, mais il suffit de se remettre en mémoire l’Apocalypse de saint Jean, le plus sauvage des attentats écrits que la vengeance ait sur la conscience. (Il ne faudrait d’ailleurs pas estimer trop bas la logique profonde de l’instinct chrétien pour avoir associé précisément ce livre de haine au nom du disciple d’amour, ce même disciple à qui on attribua la paternité de l’évangile d’amoureuse exaltation — il y a là une part de vérité, quelle que soit d’ailleurs l’énormité de la falsification littéraire mise en oeuvre pour atteindre ce but.) Les Romains étaient les forts et les nobles, ils l’étaient à un point que jamais jusqu’à présent sur la terre il n’y a eu plus fort et plus noble, même en rêve ; chaque vestige de leur domination, jusqu’à la moindre inscription, procure du ravissement, en admettant que l’on sache deviner quelle main était à l’œuvre. Les Juifs, au contraire, étaient ce peuple sacerdotal du ressentiment par excellence, un peuple qui possédait dans la morale populaire une génialité qui n’a pas son égale : il suffira de comparer aux Juifs des peuples doués de qualités voisines, comme par exemple les Chinois et les Allemands, pour discerner ce qui est de premier ordre et ce qui est de cinquième ordre. Lequel des deux peuples a vaincu provisoirement, Rome ou la Judée ? Mais la réponse n’est point douteuse ; que l’on songe plutôt devant qui aujourd’hui, à Rome même, on se courbe comme devant le substratum de toutes les valeurs supérieures — et non seulement . Rome, mais sur toute une moitié de la terre, partout où l’homme est domestiqué ou tend à l’être — devant trois Juifs on ne l’ignore pas, et devant une Juive (devant Jésus de Nazareth, devant le pêcheur Pierre, devant Paul qui faisait des tentes et devant la mère du susdit Jésus, nommée Marie). Voilà un fait bien remarquable : sans aucun doute Rome a été vaincue. Il est vrai qu’il y a eu pendant la Renaissance un réveil superbe et inquiétant de l’idéal classique, de l’évaluation noble de toutes choses : la Rome ancienne, elle-même, se met à s’agiter comme si elle se réveillait d’une léthargie, écrasée, comme elle l’était, par une Rome nouvelle, cette Rome judaïsée, édifiée sur des ruines, qui présentait l’aspect d’une synagogue œcuménique et que l’on appelait « église » : mais aussitôt la Judée se mit à triompher de nouveau, grâce à ce mouvement de ressentiment (allemand et anglais) foncièrement plébéien que l’on appelle la Réforme, sans oublier ce qui devrait en sortir, la restauration de l’église, — et aussi le rétablissement du silence de tombeau sur la Rome classique. Dans un sens plus décisif, plus radical encore, la Judée remporta une nouvelle victoire sur l’idéal classique, avec la Révolution française : c’est alors que la dernière noblesse politique qui subsistait encore en Europe, celle des XVIIe et XVIIIe siècles français, s’effondra sous le coup des instincts populaires du ressentiment, — ce fut une allégresse immense, un enthousiasme tapageur comme jamais on n’en avait vu sur la terre !

     La généalogie de la morale, 1887. Nietzsche.

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