« Des gesticulations de bateleurs droits-de-l’hommistes, complètement déconnectés des peuples et de leurs exaspérations. »
Mais oui, c’est ça, Gelone.. Dans vos répliques mi-hystériques, mi-hargneuses, vous vous enfoncez toujours plus : même le Pape s’est joint à ce concert de condamnations.
Ah tiens, vous osez soutenir que vous ne réclamez pas d’expulsions ? Décidemment, vos mensonges laissent pantois ! Je crois que vous vous moquez carrément du monde, oui !
Et que demandez-vous donc alors pour vos boucs émissaires, Gelone ? La criminalisation généralisée ? La fermeture des commerces ? La déchéance de la nationalité française à tout va ? Les camps ? L’enfermement ? (j’arrête là ou je continue ?)
Bah, vous n’étes qu’un xénophobe, rien d’autre. Un pénible xénophobe qui se refuse à l’admettre.
Tiens, à ce propos, vous avancez savoir aussi que vous - oui vous, les xénophobes, vous les racistes donc, les Dupont-Lajoie - seriez « pas mal à refuser catégoriquement la décadence.. » que nous représenterions.
La « décadence » ! (ici, effets de manche !!)
Question d’échelle, alors..
Intéressez-vous deux minutes, Gelone, à la condammation internationale dont le gouvernement français fait l’objet au sujet de ses « reconduites à la frontière », vil euphémisme.
Après de sévères critiques de plusieurs gouvernements amis - au premier rang desquels le gouvernement américain - et celles des Nations Unies, c’est une importante majorité de députés qui se sont levés aujourd’hui au Parlement européen pour condamner les expulsions de Roms conduites par le gouvernement français, et en exiger l’arrêt immédiat !
Ca fait quand même un sacré paquet de monde, tout ça, et, disons le clairement, une franche unanimité, vous ne trouvez pas ?
« Et je sais aussi que nous sommes pas mal à refuser catégoriquement la décadence que vous représentez. » Question d’échelle..
Vous vous présentez donc, Gelone, comme un observateur lucide de la « tiers-mondisation » (un épouvantail à moineaux qui fleure bon son mépris de classe) des quartiers et des banlieues..
Tournez, je vous prie, pour un instant encore, votre lorgnette - et non plus par le petit bout , cette fois -, vers d’autres périphéries. Celles des champs de course, par exemple..
Plaisant spectacle, ne trouvez-vous pas ? Du beau linge, comme on dit. Parmi ces « poulaillers à bijoux », n’y retrouvez-vous pas Liliââne ? Erîîîc ? Brîîîce ? Lors que, sous les lambris, l’autre Eric - Besson -, signe son lot quotidien d’ordres d’expulsion.
Ces mesures infâmes que vous réclamez, que vous exigez, Gelone, en effet..
Vos indignations, vos stigmatisations, vos diabolisations, toujours dirigées vers les mêmes - les plus faibles, les « sans voix », les « sans papiers », eh bien, Gelone et consorts, vous pouvez vous les carrer où je pense.
Nous, nous ne nous trompons pas sur les vrais responsables de l’appauvrissement des travailleurs, de la paupérisation et de la ghettoïsation des quartiers et des banlieues. Il y a là une stratégie, Gelone, et vous le savez très bien : celle de la grande bourgeoisie, celle du patronat - la stratégie de la tension sociale, du chomâge structurel, du chantage à l’emploi.
Cette stratégie, ces manoeuvres, l’extrême-droite - n’y mettez pas de guillemets, ce n’est pas nécessaire - semble ne pas les voir, ou feint de les ignorer. Toute occupée à désigner des boucs émissaires commodes, à diviser le peuple, à défaire la solidarité des travailleurs.
En quoi l’extrême-droite (dont vous êtes ici l’un des zélés porte-voix) - et le fascisme, son émanation meurtrière -, par leurs constantes disgressions racistes et leurs diversions démagogiques, sont bien les indispensables alliés de la grande bourgeoisie et du patronat.