Et moi , comme je le postais hier encore, je fais miennes celles-ci :
Les Flamingants, chanson comique !
Messieurs les Flamingants, j’ai deux mots à vous rire Il y a trop longtemps que vous me faites frire A vous souffler dans l’cul, pour dev’nir autobus Vous voilà acrobates mais vraiment rien de plus Nazis durant les guerres et catholiques, entre elles Vous oscillez sans cesse du fusil au missel Vos regards sont lointains, votre humour est exsangue Bien qu’il y ait des rues à Gand qui pissent dans les deux langues Tu vois, quand j’pense à vous, j’aime que rien ne se perde Messieurs les Flamingants, je vous emmerde
Vous salissez la Flandre, mais la Flandre vous juge Voyez la mer du Nord, elle s’est enfuie de Bruges Cessez de me gonfler mes vieilles roubignoles Avec votre art flamand italo-espagnol Vous êtes tellement, tellement beaucoup trop lourds Que quand les soirs d’orage, des Chinois cultivés Me demandent d’où je suis, je réponds fatigué Et les larmes aux dents : « Ik ben van Luxembourg » Et si, aux jeunes femmes, on ose un chant flamand Elles s’envolent en rêvant aux oiseaux roses et blancs
Et je vous interdis d’espérer que jamais A Londres, sous la pluie, on puisse vous croire anglais Et je vous interdis, à New York ou Milan D’éructer, messeigneurs, autrement qu’en flamand Vous n’aurez pas l’air con, vraiment pas con du tout Et moi, je m’interdis de dire que je m’en fous Et je vous interdis d’obliger nos enfants Qui ne vous ont rien fait, à aboyer flamand Et si mes frères se taisent et bien tant pis pour elles Je chante, persiste et signe, je m’appelle : Jacques Brel
Non, la Flandre ne peut espérer « récupérer » Bruxelles, à moins d’un coup de force.
En ce cas, ce serait l’insurrection armée des Bruxellois francophones - 90 % de la population dans la Région de Bruxelles-Capitale -, très probablement rejoints par les francophones des communes à facilités de la périphérie, ainsi que des sympathisants wallons.
La Flandre séparatiste ne peut, au mieux rêver, qu’à sa République sans Bruxelles, mais il lui faudra trouver une autre capitale - Gent ou Antwerpen..
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Quant à la possibilité pour la France de « récupérer » Bruxelles, cette hypothèse me paraît devoir être exclue. Siège de l’Union européenne, de l’OTAN, et d’un foultitude d’institutions internationales, jamais les autres nations européennes ne laisseraient la France jouir d’un tel avantage. A commencer par l’Allemagne et l’Angleterre..
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Enfin, et pas tout à fait hors sujet : les Tueries du Brabant en Belgique avaient à voir avec les réseaux Gladio, et des services secrets étrangers (suivez mon regard) qui supervisaient une mise en oeuvre « locale » via la Sureté de l’Etat. Les exécutants étant à trouver du côté de gendarmes ripoux et autres militaires, sympathisants de l’extrême-droite.
Parmi ces 28 assassinats de victimes innocentes, on retrouve ça et là - et plutôt exécutées celles-là -, un certain nombre de personnes en rapport avec des affaires de moeurs de haut vol.
« D’une pierre, deux coups ». Du grand art, il faut le reconnaître..
Même schéma, même stratégie de terreur, mêmes objectifs, que les enlèvements et attentats en Italie, du genre Gare de Bologne (Gladio, loge P2, etc.)
On va au clash, quoi qu’il en soit. La seule question, c’est : « dans cinq ans, dans dix ans ou dans quinze ans ? »
Les décideurs flamands - économiques et politiques (’In De Warande’, un groupe d’influence qui, toute proportion gardée, peut se comparer pour la Flandre au Groupe de Bilderberg) -, tout comme les faiseurs d’opinion que sont les éditorialistes et rédacteurs en chef des journaux et de la télévision (très influents en Flandre), ne veulent absolument pas de Philippe comme prochain successeur de Albert II.
Ce dernier semble très fatigué, dépassé et, désormais, résigné. La question de sa succession est clairement posée. Dès lors, au « tsunami » électoral qui, cette fois, a cristallisé comme jamais l’antagonisme « droite nationaliste » au Nord flamand et gauche sociale-démocrate au Sud wallon, viendra sous peu s’ajouter une crise de régime.
Le timing, pour Bart De Wever, est idéal. Cet homme, pour la République des Flandres qu’il appelle de ses voeux, a dès à présent rendez-vous avec l’histoire.
A terme, Gent semble la meilleure candidate comme future capitale flamande.
Bruxelles pourrait jouir d’une protection européenne, dans des modalités encore à trouver.
La Wallonie, quant à elle, pourrait bien entrer dans une relation politique privilégiée avec la France, sinon s’y rattacher.