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Annie

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  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 9 juillet 2009 18:16

    Malheureusement l’anglais est la langue du libéralisme et c’est en tant que telle qu’elle s’est imposée. Je ne pense pas qu’il y ait eu complot, mais la réalité est que l’anglais est en train de gagner la bataille par défaut, faute d’opposants ou de défenseurs des spécificités linguistiques au sein de l’UE. Le danger comme le dit taktak est que de s’exprimer uniquement dans cette langue privilégie les raisonnements et les arguments du libéralisme. Cela ne veut pas dire que l’anglais en soi prone le libéralisme mais parce que les anglais ont été des précurseurs, ils sont à même d’imposer les règles d’engagement dans ce domaine. Et ils continuent à le faire dans le domaine des ressources humaines, de l’informatique, du commerce etc. Je le dis d’autant plus facilement que j’habite l’Angleterre, et que j’observe quotidiennement dans mon travail à quel point la souplesse de la langue anglaise lui permet d’embrasser de nouveaux concepts véhiculant implicitement l’idéologie du libéralisme. 



  • Annie 9 juillet 2009 17:47

    Leonard Cohen a écrit ce poème à propos de « son peuple ». Il n’y a pas moins ambigu : 
    QUESTIONS FOR SHOMRIM

    And will my people build a new Dachau
    And call it love,
    Security,
    Jewish culture
    For dark-eyed children
    Burning in the stars
    Will all our songs screech
    Like the maddened eagles of the night
    Until Yiddish, Arabic, Hebrew, and Vietnamese
    Are a thin thread of blood clawing up the side of
    Unspeaking steel chambers

    I know you, Chaverim
    The lost young summer nights of our childhood
    We spent on street corners looking for life
    In our scanty drops of Marx and Borochov.
    You taught me the Italian Symphony
    And the New World
    And gave a skit about blowing up Arab children.
    You taught me many songs
    But none so sad
    As napalm falling slowly in the dark
    You were our singing heroes in ’48
    Do you dare ask yourselves what you are now
    We, you and I, were lovers once
    As only wild nights of wrestling in golden snow
    Can make one love
    We hiked by moonlight
    And you asked me to lead the Internationale
    And now my son must die
    For he’s an Arab
    And my mother, too, for she’s a Jew
    And you and I
    Can only cry and wonder
    Must Jewish people
    Build our Dachaus, too ?



  • Annie 9 juillet 2009 14:26

    Il s’agit d’un sujet qui a été maintes fois traité, mais vous le faites très bien et je souscris à pratiquement tout ce que vous dites. En plus les citations sont très bien choisies : « aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je souhaite que se multiplient, immédiatement, les opérations “coup de poing” dans les cités » » Celle-là me fait penser à Bush après le 11 septembre, lorsqu’il parlait de « smoke out » Al Quaida des caves en Afghanistan, tandis que celle sur Coupat : « Le commando avait fait de ce village en Corrèze son QG .(...) Le groupe a décidé de rentrer en clandestinité et de s’installer en Corrèze » est une leçon dans l’art de la manipulation réthorique, ou comment transformer un épicier de village en terroriste rien que par la suggestion des mots. 
    Il y a un très bon documentaire à voir absolument si nous voulons conserver un peu de notre indépendance d’esprit et je crois qu’il a été diffusé sur les chaines françaises : the power of nightmares, ou comment maintenir des populations dans un état de peur permanent en inventant des boucs émissaires ou des menaces pour leur faire avaler n’importe quelle législation, de préférence les plus liberticides. A méditer.



  • Annie 9 juillet 2009 10:42

    Les vide-greniers ne sont pas du tout l’exception française. Venez en GB et vous verrez le dimanche ce que l’on appelle les « car boot sales » ( au départ la marchandise à vendre était dans les malles de voiture). C’est ici une institution, un espèce de marché qui s’est développé en parallèle et qui se nourrit de la surconsommation. Si au départ il s’agissait de véritables vide-greniers, et pour quelqu’un qui aime chiner comme moi, d’une course au trésor dominicale, c’est devenu aujourd’hui une vitrine pour notre société de gaspillage. Je trouve que c’est, si l’on exclut les articles de contrefaçon ou volés, mais les plus grands sont contrôlés par la police, et la plupart des vendeurs sont des particuliers, une méthode de recyclage fantastique. C’est aussi une leçon en économie qui n’a pas été perdue pour mes enfants. Des jeux d’ordinateurs qui valent 300 Francs (désolée de toujours fonctionner en francs) que l’on peut acheter 6 mois plus tard à une fraction du prix. Cela s’applique pratiquement à tout, et relativise la valeur des choses, et le phénomène des modes. Pour les plus pauvres c’est aussi un moyen de survivre. Pour les plus aisés, un moyen de consommer sans avoir trop mauvaise conscience.
    Mais c’est aussi une remise en question des chaînes d’approvisionnement qui prennent les consommateurs pour des pigeons.



  • Annie 8 juillet 2009 18:16

    Je vois de là la société que vous nous préparez : moi je n’ai pas d’enfants donc je déduis le pourcentage des allocations familiales de mes impôts, ou bien je ne prends jamais le métro ou le train, allez, encore une petite déduction. Et puis je suis en bonne santé, pourquoi cotiserais-je à la sécurité sociale. Remarquez, personnellement j’aurai fait la même chose pour le budget anglais de l’armée, parce que j’ai défilé contre la guerre en Irak, que je continue à payer pour que les gens se fassent bousiller là-bas et que j’ai l’impression de cautionner cette foutue guerre. Mais c’est marrant, je n’entends jamais les gens se plaindre de subventionner des machines de guerre. Par contre les fonctionnaires !!
    Toujours est-il que je trouve ces arguments complètement crasses, parce qu’au bout du compte, qui va profiter de ce système ? Toujours les mêmes, ceux qui auront les moyens de payer. Il y aura toujours des abus et des excès dans un système généreux, mais l’alternative est pire.

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