Même si je vois dans Jacob une « faction » composée de plusieurs dizaines ou centaines de membres, cela n’empêche bien sûr pas une organisation hiérarchique structurée avec à sa tête un monarque ou un conseil, voir les deux.
Vous-même n’hésitez pas à voir derrière les personnages des Evangiles l’action de communautés esséniennes entières. Elles ont chacune un conseil à leur tête mais un conseil ne peut pas tout. Jésus apparaissant comme une sorte de « fédération des factions esséniennes unies » . Les femmes me semblent représenter d’importantes populations juives sympathisantes mais non les communautés esséniennes elles-mêmes, de taille beaucoup plus restreinte et à mon sens symbolisées par les hommes.
« Gn 33, 6-7 : Les trois lignes avancent et se prosternent tour à tour. Cela veut bien dire, dans les faits, que si une ligne avance, c’est que la précédente a déjà « donné » (au combat). »
En fait, je ne vois pas trop pourquoi les auteurs n’auraient pas clairement décrit la bataille entre Esaü et Jacob. Je pense que Jacob a poussé très loin l’intimidation et qu’Esaü a cédé juste avant le contact. Jacob discutait avec Esaü pendant que ses lignes de batailles se rapprochaient de plus en plus derrière lui.
Nous avons sans doute tort de trop vouloir séparer le militaire du civil. D’une manière générale, les personnages masculins semblent désigner l’aristocratie et les personnages féminins la plèbe. Selon le contexte, cette aristocratie et cette plèbe sont sous les armes ou non.