Comme toujours ce sont ceux qui n’y connaissent rien qui viennent expliquer aux autres comment cela marche. Les choses sont pourtant simples : le notaire a pour mission de purger le droit de préemption de la SAFER qui a deux mois pour prendre position ou non. Si elle ne répond pas, elle a renoncé tacitement à préempter. Si les parties à l’opération sont pressées, des SAFER expliquent au notaire qu’il faudra leur verser une somme (certaines SAFER demandent que la DIA leur soit faite sur un imprimé fourni par elles et ...payant) pour avoir des chances d’avoir une réponse avant l’expiration du délai de deux mois puisqu’aucun texte ne les y oblige. Le notaire, au service de ses clients, leur répercute l’explication et ces derniers décident ou non d’en passer par cette exigence. Il faudrait vous mettre dans la tête que cette pratique énerve le notaire autant que vous et d’ailleurs lui coûte puisqu’il devra d’abord encaissser le chèque du client, puis en faire lui-même et enfin l’adresser à la SAFER. Désolé pour vous mais il n’y a pas là de complot "à la con" comme le laisse entendre votre commentaire qui sur ce plan l’est pourtant !
Très amusant mais économiquement absurde. La propriété est la base du développement pour une raison simple : il est l’assise du crédit et ceci est tellement vrai qu’il n’ y a eu prospérité que lorsque la réalité de la propriété a été fortement établie. D’où l’intérêt majeur de rendre certain le droit de propriété et ainsi par exemple cette raison constitue, parmi d’autres, la légimité économique du notaire. Il est vrai que pour le savoir, il faut connaitre l’histoire économique...
Mon cher ami vous persistez dans une position absurde qui consiste à dire que s’il n’y a que peu de victimes tout va très bien ! Avec ce type de raisonnement, je pourrais soutenir que la peine de mort était parfaite puisqu’il n’y avait que de rares exécutés. Si je ne pige pas vos propos, je peux vous renvoyer l’argument puisque j’ai tenté de vous faire admettre que cet impôt absurde pénalisait directement les "riches" (du moins ceux qui restent dans l’hexagone) mais aussi indirectement les "pauvres" car il constitue une entrave pour l’économie qui nous nourrit tous. Enfin, pour répondre à tous vos arguments, les niches fiscales sont certes critiquables, mais je vous signale, au cas où vous l’ignoriez, qu’elles consistent à faire mettre des capitaux là où personne ne les mettrait sans elles, alors si on les supprime ?
Non, mon cher ami, j’ai bien lu vos propos qui ne dépassent pas ceux que l’on peut entendre au bar du bistrot voisin : les gros, il faut les faire casquer, et de toute façon ils s’arrangent pour ne pas payer ; ceux qui n’ont qu’une baraque, ils n’ont qu’à la vendre et pis c’est tout, et d’ailleurs on ne voit pas pourquoi on pleurerait puisque d’autres sont mal logés ; si on n’en étripe que quelques uns, on s’en fout puisque précisément ils ne sont que quelques uns. Par ailleurs, l’usage d’une SCI pour évacuer l’isf est d’une pertinence relative et d’ailleurs en contradiction avec le prétendu caractère dérisoire de cet impôt. Non seulement ces arguments sont anodins par rapport aux inconvénients qui ne vous frôlent pas l’esprit mais en plus ils vont jusqu’à l’odieux, puisqu’au nom de l’idée bizarrre que vous vous faîtes de la justice, il n’y a aucune raison de ne pas égorger une poignée de gens pour la satisfaction égalitariste de la masse ! Seule chose juste dans votre argumentation, que ces inconvénients ne sont pas énormes sur le plan général. Seulement voilà, les autres sont majeurs pour notre économie et finalement pénalisent aussi les malheureux que vous défendez maladroitement.