Fergus, je serais presque d’accord avec vous mais l’éducation musicale reste assez faible au Canada aussi puisque les enregistrements de musique classique ne représentent même pas cinq pour cent des nouveaux enregistrements.
Fergus, ce n’est pas la bonne question qui est « pourquoi il n’en est pas ainsi pour l’immense majorité des concerts des nains musicaux inondant nos oreilles de niaiseries musicales »...
Mon pauvre Morice, toujours en pleine confusion mentale !
Gottschalk a été effectivement un excellent pianiste et s’est précisément illustré en interprétant des œuvres de....Chopin, qui d’ailleurs a eu l’occasion de le féliciter. Ce dernier était un immense pianiste mais préférait les salons aux salles de concert pour lui presque une corvée tandis que Gottschalk faisait davantage dans l’exibitionisme (aussi d’ailleurs de la zigounette, ce qui lui a valu de gros problèmes !). Dire que Chopin le fuyait est pour le moins comique quand on sait qu’il méprisait la plupart des autres, Liszt et Berlioz compris ! Pour le reste, Gottschalk joue en deuxième division avec ses bluettes à l’eau de rose et seules quelques œuvres comme la Fantaisie op 69 méritent de retenir l’attention. Chez Chopin, aucune faiblesse, que des œuvres admirables à tous points de vue ! Je n’irai pas plus loin mais si vous souhaitez être dégrossi...
L’ opposition réellement frontale, telle que vous l’avez rêvée, entre un monstre de la musique et un second couteau s’est par contre fréquemment produite dans l’histoire de la musique : Liszt et Thalberg, Bach et Louis Marchand, Haendel et Mattheson, etc...
Morice, quand on vous lit, on ne sait pas très bien si l’on doit rire ou pleurer.
Vos déficiences dans ce domaine découlent de vos propos : ainsi vous mettez sur le même plan Gottschalk et Chopin, ce qui signifie que vous ne savez pas distinguer le talent du génie, autrement dit le sublime de l’art de second ne vous effleure même pas ce qui vous sert d’oreille. Alors évidemment mes propos (en l’occurrence sur Prokofiev) vous paraissent aussi énigmatique qu’une langue inconnue et qu’en primate de l’ouïe vous les baptisez « langage savant ».
Quant à la musique des derviches tourneurs, je n’ai pas examiné la question de très près mais il ne me parait pas concevable qu’elle ne puisse pas être mise sur le papier (Vous-même, savez vous lire la musique ?). D’ailleurs divers compositeurs s’y sont intéressés, comme Beethoven dans les Ruines d’Athènes, Godowsky, Engelmann, etc...