Mais M’sieur Cabanel, les imbéciles ne sont pas les auteurs de propos démagos à dormir debout mais ceux que ces âneries enthousiasment et on dirait que vous faites partie du troupeau...
Eh oui, c’est le nouveau fascisme rose c’est à dire être coupable pour ce que l’on est et non pas pour ce qui est clairement démontré puisque peu importe !
Fergus, vos préjugés sont inébranlables. Je vous dis et répète que les connaisseurs ne tirent aucun plaisir de la souffrance du taureau et je dirais presque, au contraire. Si le même résultat était obtenu sans une goutte de sang, j’y trouverais le même plaisir mais techniquement cela parait peu concevable.
Fergus, vous êtes en pleine crise hémiplégique, banale sur AV, car vous n’instruisez qu’à charge. Ce ne serait qu’un ramassis de sadiques prenant un pied proportionnel à la souffrance du taureau. Si vous aviez assisté à une corrida digne de ce nom, mais j’en doute, vous sauriez que les connaisseurs protestent fortement contre l’abus de la pique ou une mise à mort laborieuse alors qu’une mort foudroyante entraine des applaudissements et souvent des récompenses si la faena a été réussie. Ces connaisseurs s’enthousiasment exclusivement pour la beauté du geste. Avez-vous vu José Tomas à l’œuvre ? Un grand frisson esthétique auquel vous n’avez pas accès, un peu comme par exemple au concerto pour violon de Berg puisque vos goûts ne franchissent pas le 19ème. Face à cela, la seule question est la mise en balance de cette beauté avec le traitement du taureau. Difficile de trancher, je vous l’accorde, mais il est stupide de considérer le souffrance comme objet du plaisir. D’ailleurs je remarque que vous ne craignez pas les contradictions puisque vous tenez pour méprisable la position favorable de grands écrivains ou créateurs contrairement à celle hostile de célébrités alors digne du plus grand intérêt. Enfin, il convient de préciser que la disparition des corridas entrainerait celle des taureaux de combat puisqu’alors je ne vois pas qui financerait leur onéreux élevage à fonds perdus.
Effectivement un enregistrement intéressant qui permet de varier le menu des mélomanes et propose une vision autre du Boris. Cela dit, de Joncières n’est tout de même pas un compositeur de tout premier plan capable de concurrencer parfaitement ses contemporains comme Bizet ou Tchaïkovsky même s’il s’agit d’un compositeur sérieux aux trouvailles parfois originales comme par exemple dans les deux derniers et séduisants (davantage que Dimitri) mouvements de sa symphonie romantique.