Si la 9ème vous barbe, c’est que vous ne savez pas l’écouter ! Pompeuse : vous avez entendu l’adagio d’un charme puissant ? Simplette : une harmonie d’une grande hardiesse qui donne une effet parfaitement clair ! Des couacs ? Il est vrai que deux passages, l’un dans le premier mouvement, l’autre dans le dernier, peuvent laisser perplexes l’analyste mais il n’est pas douteux que le compositeur l’a voulu pour surprendre l’auditeur dont les oreilles, s’il en possèdent, ne pourront que s’extasier devant un tel monument. Quant à l’idée de faire (totalement) de la musique sans savoir la lire....
Les américains finissent toujours par gagner, exemple : leur envahissant puritanisme à la con...La vérité étant toujours au milieu, nous sommes arrogants itou : on emmerde le monde entier avec les droits de l’homme et nous sommes les champions du monde de la garde à vue !
Fergus, cela est relativement secondaire, il m’est fréquemment arrivé, lorsque la mise en scène ne ressemble à rien, de m’asseoir et de fermer les yeux pour recevoir l’essentiel, la musique. Cela dit, ici et comme d’habitude, on commet toujours l’erreur de ne parler que du sujet de l’œuvre alors que l’art n’est pas, même si sa qualité peut être un plus. Pour parler sérieusement de la Tosca, sa caractéristique principale est sa structure quasi wagnérienne : l’usage de « leitmotive » constitue la colonne vertébrale de la partition et on y retrouve ainsi les motifs de Tosca, Scarpia, Cavaradossi, le tout d’une subtile modernité qui fait de Puccini un compositeur bien supérieur à la réputation qu’on lui fait trop souvent !
Lubimov est un excellent pianiste et on lui doit notamment de superbes Beethoven et Mozart. Ici, il faudrait entendre le tout mais l’effet de la version piano est tout de même autre chose que celui des versions pour orchestre et même quatuor dans le cadre initial soit l’interlude musical entre les sept paroles et leur commentaire dans une cathédrale.