Cette fois Fergus, je suis en plein accord avec vous. Au sujet de Godard, je ne voulais pas offenser votre sono mais le point dominant de ses concertos réside dans l’usage exemplaire des basses, ce qui nécessite des moyens adéquats de reproduction et à défaut le plat va manquer singulièrement de sel !
La sonorité de l’orgue est plane, égale, uniforme et pour cette raison est peu compatible avec l’expression d’un orchestre sauf à se succéder puisqu’ensemble l’un ou l’autre disparaît quasiment.
Quant à tenir compte de la ’qualité" d’organiste lors d’un entretien d’embauche, c’est aussi débile qu’une décision prise en fonction du signe zodiacal ! Il est de toute façon prudent d’éviter une telle boite...
Fergus, la frontière entre concerto et oeuvre concertante est floue dans l’histoire de la musique, par exemple le premier concerto pour violon de Szymanowski baptisé concerto mais pourrait être aussi bien baptisé symphonie concertante. Les concertos pour orgue de Haendel sont pleins de charme mais ne relèvent pas de la même dimension et donc catégorie.
Effectivement et c’est pour cela que je disais dans mon précédent message que l’alliage était délicat. La raison principale vient de la difficulté de l’orgue d’atteindre comme l’orchestre une extrême finesse des nuances comme le crescendo, le descrescendo, le clair-obscur, les sons enflés, éteints, etc...Bref, la tendance naturelle de l’orgue est la domination totale difficilement conciliable avec d’autres instruments et par conséquent l’orchestre, raison pour laquelle les symphonies de Bruckner conjuguent les effets de l’orgue et la finesse orchestrale.
Fergus, j’ai du mal à comprendre que Widor vous paraisse hors sujet alors que vous intégrez Saint-Saëns. Quant aux autres comme par exemple Guilmant (Widor aussi d’ailleurs), ses compositions pour orgue et orchestre dépassent quelque part les modestes concertos chambristes de Handel et d’autres comme Mozart..