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aquad69

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  • aquad69 15 octobre 2008 15:20

    Bonjour Michel Santi,

    sans doute, ce n’est pas le seul principe de la vente à découvert qui serait responsable du gâchis actuel.

    Mais le système du LBO lui, l’est tout à fait, car c’est lui qui est directement à la source des problèmes actuels d’insolvabilités des banques.

    C’est là qu’est le noeud de la chose : acheter avec des fonds que l’on ne possède pas et que l’on emprunte dans une proportion vertigineuse, prendre l’habitude de rembourser ses dettes par des emprunts et ses emprunts par d’autres emprunts...

    ...En droit français, celà s’appelle de la cavallerie, et vous et moi serions sanctionnés si nous nous y livriions !

    Mais il paraît évident que le droit dans ces pays ne s’applique qu’ aux pauvres, et que l’élite, au nom du "bien général", peut s’en affranchir quand elle le veut....

    Cordialement Thierry



  • aquad69 13 octobre 2008 13:13

    Bonjour Wesson,

    bien d’accord avec vous : il y a une crise de liquidités ET de solvabilité ; les Etats ont répondu à la première, mais la seconde est bien plus grave et plus irrévocable ...

    De toutes façons, malgrès ce que nous annonce aujourd’hui sur Avox un Grand Philosophe (!), c’est hélas loin d’être fini : il y aurait déjà de gigantesques problèmes à prévoir à l’horizon 2009 ou 2010 pour les banques -en grande partie françaises, hélas pour nous- qui auraient fait de grosses opérations LBO en 2007, en pariant sur le futur développement des profits des entreprises visées : vu l’horizon actuel, il y a peu de chances qu’elles ne gagnent leurs paris.

    Au delà d’une grande inconnue qui est la chute ou non des fonds de pensions américains, il est à craindre que le cycle suivant ne soit les faillites successives des Etats eux-mêmes, en commençant par les plus fragiles, certains d’entre eux parmis les plus endettés des pays du Sud, mais suivis par beaucoup d’autres que nous pensions insubmersibles : les nôtres !

    Bon ! Sans entrer dans des prospectives hasardeuses et apocalyptiques, les simples conséquences des évènements auxquels on vient d’assister sur l’activité économique en général vont d’ore et déjà entraîner des conséquences sociales gigantesques... 

    Coprdialement Thierry



  • aquad69 10 octobre 2008 14:09

    C’est le moins que l’on puisse dire !

    Docdory, vous ne voyez pas d’actualités plus importantes à traiter, aujourd’hui, plutôt que de transformer Avox en feuille de chou populiste ?

    Thierry



  • aquad69 9 octobre 2008 13:24

    Bonjour Yannick,

    en effet... c’est une illustration très claire des conséquence de la logique libérale que nous subissons tous et que l’on nous a prôné comme incarnant les bienfaits du "progrès".

    Mais quand à définir cette logique comme venant de La Poste, cad à accuser l’entreprise, vous confondez les choses et les domaines, et vous participez à l’incompréhension de beaucoup de gens quand aux causes réelles de leurs malheurs :

    Par la définition de ses statuts, la Poste actuelle, activités courrier, financiers, et "grand public", a été définie par nos gouvernements successifs comme une entreprise, un groupe industriel. Ce groupe, même s’il n’est pas encore réputé "privatisé", cad placé en bourse et ses "parts" soumises à la propriété de qui veut l’acheter, n’est déjà plus, et celà depuis 1990, une administration.

    Il est ce que l’on appelle un "EPIC", comme jusqu’à nouvel ordre EDF, par exemple :
     
    C’est une entreprise industrielle comme les autres, soumise à la comptabilité en partie double et à la nécessité de dégager des bénéfices pour payer ses charges de fonctionnement et investir pour son développement.

    La caractéristique d’un "EPIC" étant seulement, pour simplifier, d’être une entreprise dont les capitaux sont détenus à 100% par l’Etat. C’est l’Etat qui, en tant que son "propriétaire", définit sa mission de service public. Mais ce "client" exige aussi d’elle que son bilan annuel soit globalement bénéficiaire.

    Par le fait qu’elle soit soumise, comme toute entreprise dans notre système économique, à l’obligation de rentabilité et de performance, La Poste est bien obligée de restreindre ses coûts et de ne plus accepter de travailler "à perte" ; pouvez-vous imaginer une boulangerie à qui l’on reprocherait de manquer à ses obligations de service public en refusant de servir son pain gratuitement à tous les démunis qui se présenteraient à elle ?

    En vérité, que les services publics de notre pays soient de plus en plus assurés par des entreprises de droit privés, soumises à la logique d’économie "libérale", et non par des administrations d’Etat plus orientées vers des logiques égalitaires de services rendus aux citoyens, c’est un débat politique dont vous êtes, comme chaque Français, responsable.

    C’est un vieux débat, qui a été cloturé depuis longtemps, quand on a fait circuler touts les mensonges et les images caricaturales des "fonctionnaires" paresseux, inefficaces, improductifs, budjetivores et finalement, crime suprême, vieux et parfaîtement anachroniques.

    Et dans la foulée, on accusé les entreprises nationales des mêmes vices, et on les a bradées au privé.

    Et cinquante millions d’imbéciles, à quelques exceptions près, d’applaudir vigoureusement !

    Et pourtant, je peux en témoigner, l’immense majorité des "fonctionnaires" étaient -et sont toujours- des gens travailleurs et dévoués ; car dans la jungle des règlements garantissant entre autres l’égalité des droits aux service et l’application des lois, il y avait du boulot !

    Eh bien, un monde tellement plus performant, tellement meilleur qu’avant, nous y sommes, et ce n’est pas fini ! Car, et celà nous pend au nez, d’autres domaines, au moins aussi importants, vont bientôt y passer : l’éducation, la santé, les services sociaux, les caisses de retraites, les transports, et peut-être même un jour l’équipement du pays...

    Maintenant, si nous ne sommes pas d’accord, à nous de nous manifester, de nous organiser ; et si les institutions, les pseudo-élites et les jeux soi-disant démocratiques nous apparaissent comme trop pipés, mensongers et illusoires, à nous de trouver d’autres moyens.

    Mais nous pourrions alors découvrir que les grands principes "démocratiques" et des "droits citoyens" ne sont valables que pour ceux qui, par éducation, restent "bien sages", statistiquement au centre du troupeau et font ce que l’on attend d’eux, sans jamais penser à explorer les limites de leur enclos.

    Essayez de changer réellement les choses et de modifier tant soit peu l’ordre imposé, et vous vous rendrez compte, pour peu que vous sortiez de la simple discussion associative, que vous alliez contre le courant communément admis et que vous touchiez à un enjeu significatif, que les limites sont bien définies et beaucoup plus étroites que l’on ne pense communément...

    Et vous risquez d’avoir contre vous non seulement l’Etat, mais la majorité des gens, terrorisés qu’ils seront à l’idée de casser quelque chose et de devoir se passer un jour de la chaude et omniprésente tutelle de ce système.

     Cordialement Thierry



  • aquad69 8 octobre 2008 15:50

    Bonjour Aurélien,

    Bravo ! Synthèse brillante et très complète ...

    Mais quand vous placez votre espoir dans "une véritable gauche au pouvoir...", ou en la démocratie qui "...reprendrait enfin le contrôle de l’économie", vous faîtes preuve de la plus grande naïveté : vous n’apprendrez donc jamais ?

    Après deux cents ans d’histoire industrielle et républicaine (celà va ensemble), comment ne pas voir qu’un monde "démocratique" est par nature le terrain de culture idéal pour les pires systèmes de manipulations des peuples ?

    Et que le monde de la "gauche" républicaine a toujours, depuis ses origines et au point d’en être inséparable, été imprégné et manipulé par toutes sortes d’officines et de coteries dont la "marque" et la contradiction première étaient de se prétendre "traditionnelles" alors qu’ elles prônaient le "progrès" comme destin pour l’espèce humaine ; milieux d’affairistes particulièrement interlopes et suspects qui, masqués derrière une majorité d’idéalistes naïfs, ont travaillé précisément à développer ce système moderne qui détruit le Monde, se révèle l’ennemi du genre humain et que, dans notre actuelle impuissance, nous vouons aux gémonies dans toutes ses dimensions.

    En appeler à la démocratie ou à une quelconque idéologie politique, celà revient à prescrire à la victime d’intoxication de reprendre encore un peu plus du poison qui l’a rendu malade !

    Votre projet paraît généreux, comme celui de bien d’autres, mais vous n’arriverez à rien de sérieux en restant l’otage des pouvoirs et des idées d’ici.

    La seule ouverture viable pourrait se révéler être des alliances avec des courants et des autorités (non pas politiques, mais plutôt traditionnelles) des pays du Sud : africaines, d’amériques du sud, des indes, des pays musulmans, etc... La Chine ou la Russie paressant beaucoup trop compromettants.

    Mais ceux qui s’aventureraient à essayer de concrétiser de tels projets risqueraient de se rendre très vite compte que l’on ne plaisante pas du tout, chez nos dirigeants politiques ou économiques d’ici, et que nos prétendues "libertés" démocratiques" et nos "droits citoyens" ne sont et n’ont toujours été qu’une farce depuis les débuts.

    Cordialement et... bonne chance !

    Thierry 



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