Les différentes estimations contradictoires ont donné lieu à des
critiques sur plusieurs points, d’abord sur les estimations données,
puis sur l’analyse de celles-ci. Citant les chiffres de l’INSEE, Frédéric Joignot, du journal Le Monde, dénombre 5,3 millions de personnes « nées étrangères dans un pays étranger », soit 8 % de la population française. 1,8 million d’entre elles viennent de l’Union européenne, ce qui fait 3,5 millions d’immigrés extra-européens, dont 3,3 millions du Maghreb, d’Asie ou d’Afrique subsaharienne, qui représentent 5 %
de la population. Cela rend d’après Joignot impossible l’idée d’une
« contre-colonisation » comme évoquée par Camus, d’autant que certaines
« études » circulant dans la blogosphère de droite sont « totalement fantaisistes »4.
Selon Joignot, les arguments démographiques des partisans de la théorie
utilisent des statistiques plus ou moins fondées sur la réalité
(estimation des populations « allochtones extra-européennes », nombre de
naturalisés par an…)4, ainsi que selon Rue89, l’Obs, l’AFP et le Le Journal du dimanche
des observations personnelles extrapolées au niveau national, « une
vision du monde non démontrée sortie de son imagination » et un mépris
des chiffres des agences officielles28,12,29,30.
Pour François Héran, ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques31, la théorie du grand remplacement c’est « convertir les origines nationales en données raciales. La cible devient les « non-Blancs ». »
Il considère les extrapolations de Renaud Camus comme des
« billevesées », la croissance de 20 millions d’habitants depuis la
guerre étant due pour un tiers au baby boom, pour un tiers à l’augmentation de l’espérance de vie et pour un tiers à l’immigration qui n’est pas uniquement extra-européenne4.
Le socio-démographe Patrick Simon
considère que le sujet est surtout lié à la ségrégation urbaine, le
grand remplacement est une théorie acceptée par l’extrême droite et même
la droite, parce que les immigrés défavorisés doivent vivre malgré eux
dans des ghettos où aucun Français ne veut habiter. Selon lui, la plus
grande menace vient de l’instrumentalisation politique : « En
associant immigrés et « remplacement », on désigne les Français de
l’immigration comme des envahisseurs. Cela fait que, partout où ils
vivent, même quand ils sont minoritaires, on en fait un danger potentiel4 ».
Pour Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’OCDE,
le fait qu’il y ait plus de minorités visibles n’a « rien à voir avec
la politique migratoire actuelle, l’Europe ou la mondialisation », mais
est la conséquence des politiques migratoires pour utiliser une main
d’œuvre étrangère jusqu’au premier choc pétrolier. La France est actuellement le pays occidental avec les flux de migration les plus bas avec « moins de 250 000 entrées permanentes en 2012, dont 100 000 Européens, le nombre d’immigrés qui s’installent durablement en France représente moins de 0,4 % de la population totale, contre une moyenne de 0,6 % dans l’OCDE12 ».
Selon Libération, qui rapporte les conclusions d’une étude de l’INSEE du 13octobre2015, 5,3 millions d’immigrés vivaient en France en 2008, dont 3,3 millions nés hors d’Europe auxquels s’ajoutent 6,7 millions de descendants directs d’immigrés, dont 3,1 millions d’origine africaine et asiatique, ce qui porte le total à 6,4 millions de personnes d’origine extra-européenne qui représentent donc 10 % de la population32. S’agissant du flux d’arrivants permanents, il est, selon l’OCDE à 260 000 personnes par an en 2013, soit environ 0,4 % de la population et une partie de ces entrants ne reste pas en France32, ainsi Libération affirme que « de là à évoquer un « changement de peuple », il y a donc un pas », d’autant plus que selon la même étude de l’INSEE, si entre 2006 et 2013 le nombre d’entrées d’immigrés a augmenté, le nombre de leurs départs a augmenté bien plus fortement32.
C’est une mouvance de l’extrême-droite, populiste, s’opposant à l’immigration, à l’islam et croyant en la théorie conspirationniste du gland remplacement (ou grand , c’est pareil )
Spécialiste des amalgames nauséabonds , on les reconnait aisément par l’utilisation d’une novlangue très connotée. Exemple : padalmagam, gauche olfactive, allogène, islamo-gauchiste, fusion volontaire entre musulmans et terroristes islamistes ..etc..
Bref se croyant plus malin que le frontiste de base, ils habillent leur discours d’un vernis pseudo-intellectuel cachant mal leur haine de l’altérité et une islamophobie latente. Petite différence, il semblerait qu’on trouve moins d’antisémite chez eux qu’au FHaine bien que cela soit discutable.
Vous n’êtes jamais aussi bon que lorsque vous parlez des livres et c’est sincère. Plus de Pierre Desproges aujourd’hui disent certains ? Pas si sûr, car voici un digne héritier qui n’a pas fini, tel un grand cru, de vieillir :