Pour la nuit du 17 octobre, Benjamin Stora cite trois nombres : 38 morts selon un rapport commandé par Jean-Pierre Chevènement, 48 selon celui demandé par Élisabeth Guigou
et 98 selon les recherches menées par Linda Amiri et lui ; soit, en
élargissant aux semaines précédentes et suivantes, environ 300 morts en 3
mois31.
Pour House et MacMaster, la répression a fait bien plus de 120 morts au
cours d’un « cycle de deux mois connaissant son pic le plus visible
dans la nuit du 17 octobre »32. Dans une présentation faite à l’occasion du cinquantenaire du massacre, le quotidien Le Monde évoque l’exécution de « dizaines d’Algériens, peut-être entre 150 et 200 »33