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Argoul

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2005
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Derniers commentaires



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 12:22

    Philipe Renève -

    C’est marrant, vous me faites penser au clebs : - tiens un pilier ! Que ce soit un poteau téléphonique destiné aux communications ou un vulgaire arbre mort, le clebs s’en fout : il pisse dessus. Juste pour dire "je suis là, j’existe."

    Comme disait feue la marquise : c’est un peu court, jeune homme. Vous arrive-t-il d’avoir quelque chose qui s’appelle en langage humain "la pensée" ? Ou vous contentez-vous d’étiquettes commodes pour faire partie du troupeau ?



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 12:17

    Je suppose que vous avez lu au-delà de l’introduction de l’article ?

    C’est drôle, parce toutes les réponses s’y trouvent.

    Et je ne vois pas ce que Badiou, resté stalinien ("je suis le seul à n’avoir pas changé en 68") vient faire là-dedans. Est-ce son modèle d’élite restreinte, choisie sur des critères de copinage (dont il serait juge bien sûr), qui est votre modèle politique ?



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 12:13

    Dites-nous plutôt pourquoi au lieu de vous contenter d’affirmations gratuites - manifestement sans avoir rien lu de la suite.



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 09:47

    Pour préciser le débat :

    Mélanie a raison, moi non plus je ne suis pas d’accord avec le "retour" (donc réactionnaire) de la "loi du père. Mais Charles Melman a la vertu d’analyser le passage d’une époque à l’autre - et ça c’est intéressant.
    En revanche, faire de la marchandisation (ou du marketing) le bouc émissaire de tout ce qui s’effiloche dans nos sociétés est un peu facile. Je ne suis pas d’accord avec cette réduction, à prétexte psy, tout comme LeHérisson ou Melanie. Suivre la mode "anti américaine-libérale-consommation", c’est facile, ça évite de penser par soi-même.

    Il y a une autre explication, bien plus profonde et plus ancienne que celle de Melman (qui n’est que psy). C’est l’explication de sociologie politique que Tocqueville a formulée bien avant que le marketing et la marchandisation viennent en rajouter (pas avant les années 60 chez nous). Et c’est parce c’était bien avant que l’argument "marchandisation" ne tient pas au fond : il en rajoute, il n’est pas la cause.

    Cette explication tient à la propension à l’égalité. Un beau progrès humain contre le racisme aristo par la naissance et le bon vouloir - mais qui se retourne quand l’égalité devient excès, égalitarisme forcené. Par jalousie, envie, paresse : le recours à l’Etat-qui-peut-tout est bel et bien une démission personnelle. Il ne s’agit plus d’un Etat qui aide et joue le prof, mais d’un Etat qui materne, caresse la démagogie dans le sens de l’assiatnce permanente. Ô maman-Etat, donne-nous notre pain quotidien, protège-nous du mal et aime-nous comme nous t’avons adorée...

    Il y a donc forcément tension entre égalité et liberté, JL - dans toute société. Il ne s’agit pas de blanc et noir, de bien et mal, mais d’une tension dans un champ de forces. C’est ça, la dialectique sociale : beaucoup moins simple que les jugements à l’emporte pièce ! L’égalité des conditions de départ (une utopie mais qu’on cherche à améliorer sans cesse) aboutit, 30 ans plus tard, à des inégalités de fait (fonction des talents, de la chance, des opportunités saisies). Comme une société est un même bateau, rééquilibrer un peu les conditions est justice.

    C’est là où les solutions se séparent en "bien" et "mal" (ce que je trouve stupide, qui ne permet pas de penser par soi-même mais de suivre un troupeau) :
    1/ la contrainte - socialiste, despotique, bonapartiste, étatiste, la "communauté" comme à Sparte, j’veux voir qu’une tête scrogneugneu !
    2/ les libertés - le libéralisme, parlementarisme, le débat dans la société civile, la fédération de collectivités - voire les soviets comme utopie - la "société" comme contrat style Athènes sous Périclès, la dievrsité des talents et la régulation par le droit débattu en commun.

    Dans la voie 2, Christophe, le libéralisme a choisi d’utiliser l’outil "économie" pour récompenser les talents. Reste que toute voie connaît ses excès : on les mesure avec les rémunérations sans commune mesure avec leur talent des grands patrons, les dérives de la titrisation et des dérivés en bourse, les injonctions des fonds de pension. Mais rien n’est jamais bien ou mal à 100% - ce serait tellement facile ! Les stock options ont permis à des sociétés sans grands capitaux d’émerger avec des patrons qui se sont beaucoup investis (redressement de Renault, d’Air France, de Vivendi après Messier, etc.), la titrisation (transformation de crédits classiques en emprunts négociables) a permis le financement d’immobilier et de boutiques pour ceux qui n’auraient jamais eu accès au crédit autrement, les fonds de pension gèrent les cotisations retraites des travailleurs (et même des fonctionnaires, comme le fonds Calpers des fonctionnaires de Californie). Ce qui est nécessaire est de mettre des règles de droit sur tout ça, pas d’interdire ou de faire faire par des exécutants d’Etat qui se contentent de fonctionner sans aucun intérêt pour la chose.

    Bobbygyre est malhonnête : je ne "détourne" pas la citation de Tocqueville, je décris les conséquences d’une conception "maternelle" : le bébé réclame TOUT à sa mère, lui qui n’est rien, faible, nu, incapable de se protéger et de se nourrir tout seul. "Revendiquer" (et sourire quand il est content) est la façon normale qu’a le bébé d’être (vous n’avez jamais eu de bébé ?) ; c’est tout le propos de l’éducation, justement, de le rendre autonome - libre. De l’aider à grandir. Ce que l’Etat devrait faire : donner les moyens, inciter - pas surprotéger et assister en tout. C’est du moins mon avis.

     



  • Argoul Argoul 22 mai 2008 15:16

    A l’auteur -

    Bien sûr il y a un positionnement marketing - mais n’est-ce pas mieux que le people ?

    Bien sûr, il y a la rivalité de coq avec Ségolène, Laurent et les autres - mais ont-ils mieux réussi, ces madones ou démagogues ?

    L’intérêt de ce livre (dont je n’ai lu que les extraits NObs, comme vous, puisque le livre n’est pas encore le librairie) est de réintroduire ce mot valise de "libéralisme" dans le vocabulaire de gauche. C’est habile certes (puisque Sarkozy est bonapartiste, féru du levier d’Etat) et permet d’éradiquer la tentation besancenote du PS qui conduira comme d’habitude à l’échec. Même si Besancenot est sympa, le flou artistique de son "programme" et sa référence romantique à un Che épuré de tout ce qui fâche a quelque chose de surréaliste.

    Mais pourquoi diable Delanoë n’a-t-il pas fait alliance avec Bayrou à Paris ? SURTOUT puisqu’il n’avait pas besoin de ses voix pour l’emporter ? Cela augure-t-il favorablement de la suite en 2012 ? Le PS ne peut gouverner tout seul ; il ne ralliera les gens du peuple que s’il se recentre. Malgré ses défauts, Bayrou représente une modération qui plaît.

    L’image de sectarisme de Delanoe aurait pu être tempérée ; il ne l’a pas voulu. Son libéralisme apparaît donc bien comme un "affichage" un brin démago. Mais il lui reste encore 4 ans pour se faire une position de présidentiable, Congrès PS ou pas. En tout cas, il fait bouger les lignes !

    Voir la psychanalyse du libéralisme, note du jour sur AVox qui se croise avec la vôtre.

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