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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 2 juillet 2010 11:44

    Le spécialiste de l’Islam indien, William Dalrymple, avait mis en évidence il y a quelques années déjà la haine féroce que les wahhabites ont toujours professé à l’égard du soufisme. Et le wahhabisme s’est illustré, partout où il s’est imposé, par la destruction des tombes des saints, et le massacre des fidèles.
    Déjà des voyageurs faisaient remarquer que nombre de ces sites, au Pakistan, étaient gardés par des salafistes qui écartaient les fidèles et qui, surtout, empêchaient toute célébration, musique, danse. Rappelons tout de même que la musique qawwali, bien connue en Europe depuis les concerts de Nustrat Fath Ali Khan il y a vingt ans, est également dans le collimateur.
    Alors quand j’en vois certains qui considèrent que ces talibans, passés au stade supérieur (après la destruction des sites, le massacre des fidèles) sont de valeureux combattants de la liberté, je me dis que la bassesse humaine n’a pas de limites.



  • armand armand 1er juillet 2010 09:15

    Frida,

    Les salafistes remontent aux quatre califes rashidoun, il y a quatorze siècles ; je me contente de critiquer une décision funeste d’il y a quatre-vingt ans - et Dieu sait que par ailleur je tiens Atatürk pour un des plus grands hommes d’état de l’histoire de l’humanité.

    L’appartenance du calife à l’Ahl ul-Beit, à la famille du Prophète, était une tradition ; elle est tombée en désuétude quand les Osmanlis ont joint le pouvoir religieux (le califat) au pouvoir politique (le sultanat, un sultan n’étant que celui qui exerce le pouvoir).
    Il n’y aurait aucun inconvénient à tenter de conférer une forme apaisée du califat à un membre de la famille osmanlie.

    « construction idéologique » ? diriez-vous pareillement s’agissant du pape ?
    Plutôt un signe de continuité et de légitimité. Et c’est la suppression du califat qui a inauguré les désordres dont ont profité les Frères musulmans. rien n’interdit d’imaginer sa résurrection sous une forme modérée.



  • armand armand 1er juillet 2010 09:04

    Les influences ne sont jamais à sens unique :
    voyez, dans le domaine artistique, l’auréole qui entoure le front de nos saints.
    A l’origine, on la trouve en Inde et en Iran - justement, les bouddhas et boddhisattvas indo-grecs en sont parés, tout comme les représentations royales des Kouchans et des Sassanides.
    Quand l’empire romain, au IIIe siècle, cherche une religion unitaire dans le culte solaire et mithriaque, il emprunte cette marque de puissance pour ses empereurs, puis pour les personnages sacrés du christianisme, dont elle reste la marque caractéristique jusqu’à nos jours.
    Au XVIIe siècle, les miniaturistes moghols qui découvrent avec plaisir la peinture européenne - notamment religieuse - réintroduisent cette auréole au profit des empereurs, et la boucle est bouclée.



  • armand armand 1er juillet 2010 08:56

    Il ne faut pas oublier non plus que le premier souverain des temps modernes à avoir décrété la tolérance religieuse est l’empereur moghol Akbar, à l’époque où protestants et catholiques s’étripaient en Europe. C’était un musulman - mais les rigoristes voient en lui un hérétique.

    La richesse de l’Asie vient en partie de son syncrétisme - même à l’heure actuelle les Japonais se disent redevables d’une partie de leur culture non seulement à la Chine, mais au développement du Bouddhisme spécifiquement voulu par les rois Kouchans (des scythes qui régnaient au Pakistan et en Afghanistan d’alors).
    L’Islam indien n’a pas dérogé à la règle et ses courants soufis se sont enrichis au contact des mystiques hindous bhakti.

    Mais il y a toujours eu des « talibans » - voyez l’empereur moghole Aurangzeb qui fait exécuter le mystique Sarmad, son propre frère Dara Shokuh (tout prince imlpérial qu’il fut, celui-ci était un intellectuel de grande valeur et a traduit en persan de nombreux textes hindous, les faisant connaître ainsi en Occident).



  • armand armand 29 juin 2010 11:57

    edsez,

    Un peu angélique votre discours. Mais j’en conviens, si l’on juge par les textes, l’Islam est le moins contraignant des religions du livre, et les contraintes rituelles sont toujours conditionnées par le travail, l’état de santé, notamment pendant le Ramadan. Vous auriez pu ajouter aussi que l’Islam est très libéral en matière de contrôle des naissances (et rappeler cette vérité aux grands reproducteurs africains par exemple).
    Malheureusement il y en a qui font du zèle, en contradiction totale avec les textes - comme ces parents qui obligent leurs enfants en bas âge à jeuner à l’école. Et ce serait à vous, les musulmans, de leur rappeler l’esprit de la religion.

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