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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 24 janvier 2008 10:46

    Il n’y aurait pas de problème Guaino s’il n’y avait pas la dérive actuelle du Sarkozysme consistant à ériger en pouvoirs des conseillers non-élus, sans fonction ministérielle, tout comme il nomme ministres des personnes sans expérience, sans personnalité, et souvent sans compétence (suivez mon regard). Ce travers, qu’il partage avec son copain Blair, a transformé des systèmes parlementaires en dictatures électives. En somme, partir du principe que ses 53% de suffrages aux élections lui donnent le droit d’abaisser les uns, élever les autres, dynamiter les institutions et les hiérarchies des corps constitués qui sont l’armature même de la société. On ne peut même plus parler de régime ’constitutionnel’ (comme on disait en d’autres temps monarchie constitutionnelle) car l’actuel président s’arroge le droit de modifier la constitution.

    La nature d’un régime ne procède pas simplement du mode de désignation (comme lorsque Sarkozy récuse toute dérive monarchique en affirmant qu’il a été élu) mais de la concentration des pouvoirs. Même élu démocratiquement, un président sans contre-pouvoirs efficaces est un dictateur.

     



  • armand armand 24 janvier 2008 10:28

    Les contrôles s’accroissent là où la communication diminue. Le vivre-ensemble implique l’interaction : se parler, commenter, faire des réflexions, intervenir. Dans l’idéal, le fumeur demanderai tà ses voisins de bistrot si sa fumée les gène, et ceux-ci n’auraient pas peur de protester s’ils se sentaient enfumés. Tout est fait pour éviter des situations potentiellement conflictuelles : les trottoirs condamnés par des potelets métalliques pour éviter d’avoir à verbaliser les voitures mal-garées et, surtout, à faire en sorte que ces contredanses soient réellement payées. On aseptise et on édulcore : les agences bancaires ressemblent à des agences immobilières : pas le moindre guichet ni biffeton à l’horizon, et les opérations se passent exclusivement sur un écran. L’apparente tranquillité et sécurité se paie en retour par un contrôle omniprésent et sournois.

    De même, la multiplication vertigineuse de caméras de surveillance, de vigiles, de portiques, vient à combler le vide sidéral : par peur, lacheté, paresse ou tout simplement l’esprit ’ça ne me regarde pas’ les gens n’interviennent pas en cas de conflits. De plus en plus, à l’américaine, les contentieux entre voisins deviennent ’adressez-vous à mon avocat’. Surtout les aléas de la vie - on oublie souvent que celle-ci est dangereuse, imprévisible, vouée à s’arrêter un jour, sont de plus en plus pensés en termes de faute, de coupable, de victime et de réparation.



  • armand armand 24 janvier 2008 09:50

    En effet, TOUT est devenu objet de spéculation à l’époque actuelle, actions, logements, matières premières, clubs de foot, etc (j’arrête là le catalogue à la Prévert...) Et le problème de cette spéculation c’est qu’elle prend la forme d’un infini de ’produits dérivés’ à important effet de levier. Le but étant, bien entendu, de décupler les gains des investisseurs (et les primes des traders) en limitant au maximum les risques d’échec. Un peu comme un casino dont les règles seraient de plus en plus manipulées pour que certaines catégories de joueurs ne puissent pratiquement jamais perdre. Le problème c’est quand ça foire (comme pour la SG) les pertes sont immenses. Et tout cela révélant, une fois de plus, l’importance exagérée de quelques traders dopés aux primes et à la coke.

    Une réforme du système (qui ne viendra jamais, trop d’intérêts sont en jeu) serait tout simplement de rétablir le marché. Le vrai, celui où l’on achète un bien, un titre, un service avec de l’argent qu’on a (et non une option spéculative pariant soit sur une hausse, soit sur une baisse - imaginez si vous appliquiez cela à la baguette de votre boulanger...). Où on devient physiquement propriétaire de ce que l’on achète, et l’on paie comptant - et non sous forme de ’marges’ qu’il faut approvisionner si les cours tombent. Utopique, non ?



  • armand armand 19 janvier 2008 13:26

    C’est plutôt, chez vous, le Mugissant, le socialisme barbare : combien de millions de morts lors de la révolution bolchevique ? Remarquez, celle-ci a pu au moins mettre d’accord les femmes et les enfants dans un bel idéal fraternel en assassinant les enfants du dernier Tsar.



  • armand armand 19 janvier 2008 13:24

    C’est pourquoi dans la patrie idéale du Mugissant les prêtres sont décapités et leurs fidèles invités de façon musclée à adresser leurs prières au dieu Fidel et à son apôtre, le Ché.

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