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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 13 décembre 2010 18:30

    Plusieurs propositions - mais dans l’ensemble un consensus sur le fait qu’on ne peut laisser la « main invisible » du marché régler un des besoins les plus fondamentaux de l’homme.

    Ceci dit, toutes les mesures (ou presque) se heurteront à la doxa libérale renforcée par l’attachement viscéral des Français au droit de propriété. Ainsi qu’aux lenteurs de procédure.
    Or, dans les grandes agglomérations, les seules époques où les prix ont été modérés correspondent à des époques où l’on règlementait.

    Mettez en cause les logements laissés vacants depuis des décennies parfois, et il se trouvera toujours quelqu’un pour vous dire : « on fait ce qu’on veut de son bien. »
    Proposez d’encadrer les loyers, et on vous répondra que plus personne ne mettra en location. Et si vous assortissez cet encadrement de taxes dissuasives sur les logements vacants, alors on criera à la dictature.
    Proposez de réduire les pieds-à-terre et les locations saisonnières dans les quartiers historiques de Paris, et à coup sûr on vous sortira la législation européenne.
    De plus, la municipalité semble assez démunie contre le phénomène - c’est le préfet qui détient le pouvoir de réquisitionner, et l’AN qui vote les lois. On a souvent vu des municipalités déjugées par des tribunaux administratifs quand il s’agissait de limiter la monoactivité (encore une plaie de nos villes - on peut transformer un café ou une épicerie en boutique de fringues, mais on ne peut pas transformer des bureaux en logements...)

    Curieusement, dans des pays capitalistes style USA et GB, les pouvoirs publics ont nettement plus de capacités d’intervention - et parfois même en abusent. Ici le droit de propriété immobilière est comme le droit de chasse.
    De plus, le passage à la copropriété (autrefois, les immeubles appartenaient à des familles qui avaient souvent du mal à les valoriser) encourage un phénomène de spéculation. Surtout que les copropriétaires français n’ont absolument pas de structures collectives comme aux USA. On revend à qui on veut, on loue comme on l’entend, sans devoir passer par le « Board ».



  • armand armand 13 décembre 2010 17:36

    Alors Philou - le petit télégraphiste de Téhéran arrondit ses fins de mois en jouant au quisling de Pékin ?



  • armand armand 13 décembre 2010 17:35

    Précision - je pas accepter que l’on soit inondé de camelote à bas prix, refuser la Wallmartisation de la planète, exiger que la concurrence avec la Chine tienne compte des différences essentielles entre leur pays et le nôtre, n’a rien d’antichinois.

    Je vois que certains ici se gargarisent de notions géopolitiques niveau café du commerce (mention spéciale au grand admirateur des dictatures, Philou, pour peu que celles-ci soient antiaméricaines) moi je me situe dans le concret : en quoi nos gouvernants ont-ils le droit de nous imposer ces produits venus de loin, à prix cassés (pour les intermédiaires, bien sûr), de délocaliser la production voire de la casser complètement, en blindant cette arrogante soumission de la novlangue libérale ?
    Un premier pas vers la reconquête de notre vie économique pourrait elle aussi partir du niveau concret - quand vous achetez des vêtements, exigez de savoir où ils ont été fabriqués...
    La réaction est généralement hargneuse - signe qu’on touche là à une source d’enrichissement qu’on défendra à tout prix.



  • armand armand 13 décembre 2010 12:49

    Cova,

    Deimat

    C’est bien pessimiste !
    J’aimerais souscrire à ce bel appel de Mohammed Iqbal :

    Pourquoi demanderai-je aux sages de me révéler d’où je viens,
    car ce qui m’intéresse c’est où je vais.
    Porte ton « soi » le plus haut possible pour qu’à l’heure du jugement dernier,
    le Seigneur demande à son serviteur « que désires-tu ? »



  • armand armand 13 décembre 2010 12:43

    abderraouf,

    Il est des fois où la fréquentation d’AV - utile exutoire à des humeurs, des coups de gueule, mais aussi du désir sincère de partager des idées - réserve de grandes satisfactions. Votre réponse - dissertation en est assurément une !

    Est-ce que j’en connais implicitement la réponse ? Il est des fois où celle-ci me semble toute naturelle, « self-evident », pendant ces quelques moments parfaits, seul avec et en soi-même, en effet, avait que les gouttes corrosives du doute ne se mettent à agir.

    Je me reconnais assez dans ces belles paroles de Paul Bourget (injustement oublié de nos jours), qu’il a rédigées après avoir assisté à des obsèques en mer : « L’âme de cet inconnu jeté par-dessus bord le sait aujourd’hui, »à moins« , comme l’a dit avec tant de douleur un des plus tourmentés d’entre les grands artistes de ce temps, »à moins que la mort n’ai pas plus de secrets que la vie !« C’est l’écho, dans un coeur dévasté par le doute, de la saisissante parole de l’apôtre : »Si les morts ne ressuscitent pas, nous sommes les plus misérables des hommes."’

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