Le solde primaire est équilibré, bon an, mal an (sauf depuis 2008, évidemment). Donc le budget de l’Etat est équilibré, bon an mal an, hors charge de la dette.
La traque des déficits commence en traquant les charges indues. Celle-là en est une, non ? Quelle plus-value ont les banques en servant d’intermédiaire entre la banque centrale et l’Etat ? Elles couvrent un risque de défaut, peut-être ?
Et PERSONNE n’a dit que c’était là le seul et unique problème de notre économie.
@ Erathostène : "Un taux d’intérêt nul ne relance pas la croissance
économique. Il a beau employer du vocabulaire économique, cela ne masque
pas son ignorance ou sa mauvaise foi. Les États-Unis et le Royaume-Uni
ont déjà baissé leurs taux d’intérêt directeurs à moins de 1%. Pourtant
la situation n’est pas meilleure là-bas tout simplement parce qu’ils
sont dans une situation de trappe à liquidité« .
Mais Asselineau évoque lui-même l’inefficacité probable d’une baisse des taux directeurs à 0,5 ou 0 %. Vous le citez vous-même.
Simplement, il rattache ce phénomène au facteur qu’il juge prépondérant de la surévaluation d l’euro pour des économies à la compétitivité hors prix déjà faible. Pourquoi investir dans des économies plombées de surcroît par un taux de change rédhibitoire ?
Il ne me semble donc pas qu’Asselineau plaide pour des taux réels négatifs : »Mais peut-on vraiment « relancer » des économies qui
ne sont plus compétitives du fait d’un euro hors de prix et d’une
hémorragie constante de nos emplois industriels ?".
"Une vérité est que même avec tous les troubles qu’ils traversent, l’euro
a gagné 25% contre la livre en dépit de tous les drames grecs ou
autres. L’euro est une monnaie forte, les vacanciers britanniques le savent trop bien".
Mais si l’euro est (trop) fort, c’est exclusivement à cause des excédents commerciaux de quelques pays.
Une monnaie est forte parce qu’une économie est forte, et non l’inverse.
Par contre, avoir une monnaie forte avec une économie (relativement) faible - cas des pays du Sud et de la France -, c’est intenable à terme. Comme en témoigne d’ores et déjà les liens avérés entre appréciation de l’euro et accumulation des déficits commerciaux - et donc publics - dans tous ces pays.