L’Etat français n’est pas plus endetté que l’Etat allemand.
La confiance en l’économie allemande repose in fine sur sa balance commerciale excédentaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le taux de change de l’euro n’est, ni pour la Grèce, ni pour la France, adapté à la compétitivité externe de leur économie.
La migration des comptes vers l’Allemagne, qui est déjà en cours, a pour effet de fragiliser le bilan de la Bundesbank, qui se retrouve avec des créances sur des banques centrales nationales à la solvabilité douteuse. Il n’est pas certain que les Allemands apprécient beaucoup...
Il est absurde d’avoir une monnaie surévaluée : le taux de change doit être le reflet de la compétitivité externe d’une économie. Point barre.
Tout l’atteste : l’échec de la politique du franc fort, puis de l’euro pour la France, l’échec de l’arrimage du peso argentin sur le dollar à la fin des années 90, l’échec de l’euro pour toutes les économies du Sud de l’Europe...
L’inflation entre 81 et 83 était liée à une politique de relance par les salaires, pas du tout à la monétisation de la dette.