Non, les langues munda ne puent pas, mais n’ayant jamais eu de contacts avec des locuteurs de munda, je ne me prononcerai pas sur leurs particularités olfactives.
Plus sérieusement, les publications en munda ne monopolisent pas des kilomètres de rayonnages dans les bibliothèques. Et j’ai bien peur que l’essentiel des publications les concernant ne soient en anglais...
Oui, je lis Pouchkine en russe quand j’en ai le loisir, mais en ce moment je lis Andrei Platonov ( "La rivière Potudan" ), il est vrai dans une édition annotée avec lexique en anglais.
Pour ce qui est des langues vernaculaires en Inde, il s’agit des langues des différents états indiens qui parlent soit des langues indo-européennes - hindi, penjabi, gujurati, sindhi, mahratte, bengali, etc - soit dravidiennes - tamoul, malayalam, telugu, kannada, etc - ou autres - langues tibeto-birmanes - . L’Inde compte une bonne vingtaine de langues nationales en plus de l’anglais qui a lui aussi le statut de langue nationale. Les gens du Sud ( dravidiens ) n’ont que l’anglais comme langue commune avec ceux du Nord ( New Delhi ) et préfèrent communiquer avec eux en anglais plutôt qu’en hindi.
Les élites sont éduquées en anglais, écrivent en anglais et se font publier à Londres, Toronto ou New-York. Ce qui un gage de reconnaissance internationale et d’avantages financiers. L’édition en Inde n’étant pas ce qu’elle pourrait être - un best-seller "fait" 5000 exemplaires - cela parait être une solution raisonnable.
Ceux qui ne peuvent se permettre les écoles privées anglophones font leur études en langues vernaculaires et voient les meilleurs jobs leur passer sous le nez.. D’où un certain ressentiment.
Les écrivains vernaculaires sont souvent "provinciaux" dans leur approche, coupés qu’ils sont de la culture internationale. Par contre ils sont souvent pollués par une culture marxiste et nourris de réalisme soviétique. Pour mémoire au moins deux états indiens sont communistes : le Bengale et le Kérala.
L’Inde non-alignée a été de fait sous influence soviétique jusqu’en 1990.
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Je n’ai jamais prétendu que la culture se limitait à l’anglais !
J’ai moi-même appris - dans l’ordre - l’anglais, le russe, l’allemand, l’espagnol ( modestement ) et l’arabe (à doses homéopathiques ). Je lis principalement les littératures russe ( en traduction, par paresse ) et indienne (en anglais et uniquement les Indiens anglophones ; les écrivains vernaculaires sont très souvent marxistes et lourds ). Donc, l’anglais est une passerelle qui donne accès à d’autres cultures et un vecteur d’enrichissement sans rival. De plus, l’anglais est vivant et couvre les cinq continents. Oui, c’est maintenant la culture dominante et il faut être de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître.
Sachez que Pouchkine a appris le russe sur les genoux de sa nounou ( sa niania ) alors que l’aristocratie russe de l’époque ne parlait que le français entre soi et n’utilisaient le russe qu’avec les domestiques. Il est vrai qu’alors le français était une langue internationale...
Seul le masochisme peut retenir un individu d’apprendre l’anglais. Et c’est un bonheur d’être à la solde de Shakespeare, Dickens, Jane Austen, V.S. Naipaul et tant d’autres.
Je vous laisse à votre triste esperanto, langue sortie d’un laboratoire, sans histoire, sans littérature, sans peuple, sans culture, autant dire une non-langue. Mais vous aimez peut-être les fraises en conserve ou pire en flocons ?
Si j’apprends l’anglais, j’ai accès à une littérature éblouissante ( Royaume-Uni, Etats-Unis et tout le Commonwealth et d’autres auteurs étrangers qui écrivent directement en anglais pour être mieux publiés ), je peux voyager à peu près partout et me faire comprendre ( à tout le moins dans le secteur du tourisme ), j’ai également accès à une somme colossale de publications scientifiques et techniques, des journaux, des magazines, des bibliothèqes numérisées, des chaînes de télévision, Internet, etc... et vous voudriez que je me contente d’une poignée de traductions en espéranto ?