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Assurancetourix

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  • Premier article le 21/04/2011
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  • Assurancetourix Assurancetourix 26 mai 2011 10:42
    C’EST LE SYSTÈME QUI FAIT DÉFAUT

    Devant le tir de barrage de la BCE qui se poursuit, ou bien parce qu’il en partagent ouvertement les objectifs pour leurs raisons propres, comme les Français, les dirigeants européens s’engouffrent vers la seule porte de sortie qu’il leur reste : la vente du patrimoine grec, afin de rembourser un trou financier que personne ne veut combler, chacun convaincu de ses bonnes raisons. Un nouveau prêt complémentaire pourrait alors permettre de rouler la dette restante, pour voir venir.
    La confiance, longtemps accordée aux Grecs, quitte à fermer complaisamment les yeux quand il l’a fallu – comme pour d’autres, et non des moindres – n’est plus au rendez-vous, et le temps presse. Il est donc fortement question, en sous-main, de créer une agence chargée de la vente de ces actifs, qui ne serait plus pilotée par les autorités grecques elles-mêmes mais par des experts. Ce qui s’apparente à une pure et simple saisie, suivie d’une vente dans des conditions douteuses, puisque effectuées dans la précipitation. Il va y avoir de bonnes occasions à saisir, la financiarisation va y trouver son compte.

    Les artisans de cette brillante idée seront jugés à l’aune de leurs résultats. Mais en attendant, il n’est pas inutile de revenir encore une fois sur le blocage de la BCE, dont les motifs s’éclaircissent peu à peu.

    Rappelons les faits : bien que représentant 5% du PIB de la zone euro, les banques grecques, irlandaises et portugaises ont à elles seules emprunté 242 milliards d’euro à la BCE, soit 55% de l’ensemble des liquidités que la BCE a apporté au système bancaire dans toute la zone euro. N’ayant pas le choix, celle-ci n’a pas été toujours regardante sur la qualité des actifs pris en pension à titre de garantie. Il est aussi estimé que 150 milliards d’euros d’actifs détenus par la BCE à titre de collatéral proviennent des banques grecques … munies de la garantie de l’Etat. Enfin, parmi les 75 milliards d’euros d’obligations d’Etat achetés par la BCE, au moins les deux tiers des titres sont grecs.

    L’édifice financier est donc fragile, même si JP Morgan Chase a calculé que l’Eurosystème pourrait faire face à une décote de 50% des obligations grecques, disposant de 81 milliards d’euros de fonds propres en totalité. Mais il n’en serait pas de même si l’Irlande et le Portugal s’engageaient dans la même voie, une reconstitution des fonds propres aux frais des Etats étant alors inévitable.

    Cette exposition de la BCE est donc devenue problématique ; ne pouvant arrêter la distribution de ses liquidités aux banques des pays de la zone des tempêtes, elle ne peut céder en retour les actifs pris en pension et menacés d’être dévalués. Elle roule la dette de ces banques, en attendant mieux. Le plan de sauvetage portugais, après l’irlandais, comporte certes un financement destiné aux banques de ces pays – venant alors en substitution de celui de la BCE – mais il s’est déjà révélé insuffisant dans le cas de l’Irlande.

    L’impasse dans laquelle se trouve la BCE n’est pas uniquement le produit d’un enchaînement fatal, fait de ses mesures d’injection de liquidité et des achats d’obligations souveraines destinés à parer au plus pressé. C’est, pour aller au fond des choses, l’expression de la faillite d’un système financier reposant sur un endettement grandissant ainsi que sur l’étroite interdépendance de tous ses acteurs. Avec comme clé de voûte une banque centrale qui n’est pas outillée pour faire face à ce déséquilibre. Ou, pour le dire autrement, sur le bon fonctionnement d’une machine à produire de la dette sur laquelle reposait une bonne partie de la prospérité du système financier, et qui pour le coup fait défaut dans son ensemble.

    Ce que la crise européenne de la dette publique et privée conjointe est en train de démontrer, c’est que ce qui est en priorité à redouter n’est pas la reprise des jeux dans le grand casino, comme on pouvait le dénoncer. C’est la constatation qu’un engrenage et levier essentiel du système est grippé, et qu’il ne peut pas être réparé avec les moyens envisagés. Aux Etats-Unis, le même phénomène prend une autre forme, mais il est similaire. L’Etat n’est pas en mesure de digérer son sauvetage du système financier, sauf à pratiquer des coupes budgétaires qui sanctionneront le déclin du pays et rendront structurelle l’aggravation de la crise sociale.

    Il en ressort deux conséquences :

    1/ La croissance économique reposant sur l’endettement est pour partie compromise, ne pouvant pas retrouver les sommets atteints. Elle est donc désormais condamnée à rester réduite dans les pays occidentaux. L’équation sur laquelle repose leur désendettement n’a alors plus de solution.

    2/ En menaçant la solidité financière des Etats, le système s’est mis lui-même en danger, car il est en train de perdre son point d’appui financier : la dette souveraine dont le remboursement est désormais entaché d’incertitude.

    La situation que nous connaissons a un côté fin de fête avec d’une part une monnaie internationale de référence dont les années sont nécessairement comptées, et de l’autre des obligations souveraines qui ne sont plus le roc sur lequel le système pouvait s’appuyer pour faire levier.

    Avec une bourse toujours incertaine, des matières premières dont le cours monte et baisse sans crier gare, sans autre raison qu’une spéculation orchestrée par un nombre très réduit d’intervenants, et un marché monétaire sur lequel les possibilités spéculatives du carry trade connaissent de premières menaces avec l’élévation de barrières réglementaires au sein des pays émergents (même l’OCDE l’admet du bout des lèvres), les marchés cherchent où placer leurs gigantesques liquidités, les obligations devenues à leur tour suspectes. Le marché des obligations sécurisées, que les banques émettent en ce moment à tour de bras afin de renforcer leurs fonds propres, n’étant pas en mesure de répondre à l’offre…

    Annoncée comme résultant d’une surproduction de biens et de services associée à un chômage structurel grandissant, la crise aboutit à une surproduction de capitaux, également à la recherche de leur emploi en quelque sorte…

    Le système financier est donc menacé par une singulière situation dont il est lui-même à l’origine. Il a réussi à conserver la maitrise de ses instruments spéculatifs à fort rendement, mais il a lui même sapé le socle qui lui est nécessaire afin de se reposer sur des actifs de qualité, avec un moindre rendement mais de tout repos. Il est parvenu à largement se défausser de sa dette, mais celle-ci ne peut être comme espéré digérée et menace de se représenter à lui.

    Que peut faire dans l’immédiat la BCE ? La stratégie qu’elle défend repose sur trois piliers : éviter que les créanciers privés de la dette publique ne soient atteints par une décote, obtenir que les Etats se substituent à elle pour intervenir sur le marché obligataire (via leur fond de stabilité européen), et parvenir à ce qu’ils adoptent un régime de sanctions automatiques en cas de dépassement de leurs limites de déficit, afin de résorber la dette publique par eux-mêmes. Les plans de sauvetage qu’ils adoptent ayant vocation à financer les banques via les Etats qui en bénéficient afin que la BCE puisse stopper ses injections massives de liquidité sous la forme actuelle.

    Ce programme reporte sur les Etats européens la totalité du poids d’une dette que les plus faibles ne parviennent pas à supporter, déjà entrés dans la zone des tempêtes ou pouvant vite y être entraînés. Sa réalisation implique de facto une mutualisation de la dette sous une forme ou sous une autre. Faute de celle-ci, la BCE n’aura comme choix que de laisser éclater la zone euro – aux risques et périls de tous – ou de manger son chapeau.

    Dans ce dernier cas, elle affrontera alors la situation que rencontrent déjà la Banque d’Angleterre et la Fed, qui ne s’en dépêtrent pas, bien maigre consolation ! La crise européenne de la dette n’est qu’une version particulière de la crise générale de la dette que connaît le capitalisme financier.

    Par François Leclerc, mercredi 25 mai à 17:18.


  • Assurancetourix Assurancetourix 26 mai 2011 08:58

    « Il est temps de virer toute cette clique issue de l’école de Chicago »

    Nous sommes bien d’accord sur ce point là !  smiley

    Christine Lagarde est l’éminente représentente officielle (pantin) du consensus de Chigago et grande spécialiste de la langue de bois oligarchique.


  • Assurancetourix Assurancetourix 26 mai 2011 07:57
    Que le patron du FMI doive être européen est une règle obsolète, inacceptable et contreproductive.

    Des relents de colonialisme flottent entre la 19e rue et la rue H au nord-ouest de Washington, là où se trouve le siège du Fonds monétaire international. Cette odeur nauséabonde n’est pas due au scandale touchant le très influent Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, dit « DSK » (comme chacun le sait, l’ex-directeur général du FMI est accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune et modeste femme de chambre africaine dans un luxueux hôtel new-yorkais). Ce qui ne sent pas bon, c’est cette tradition coloniale bien implantée et qui biaise le choix du successeur de DSK.

    Cet héritage colonial – le produit archaïque d’un accord datant de l’après-guerre de 39-45 entre les pays les plus riches – veut que seul un Européen puisse diriger le FMI, alors que l’institution compte 187 Etats-membres. Cette entente, qui constitue de fait une discrimination contre 93% de l’humanité, est cautionnée par les Etats-Unis, le plus gros contributeur financier du FMI.

    Un système obsolète et inacceptable

    Au quotidien, le Fonds conditionne son aide financière à des principes d’efficacité commerciale, de transparence financière et de méritocratie. Pourtant, le processus de sélection interne du directeur général du FMI est en contradiction avec ces valeurs. Conformément à l’accord passé entre l’Europe de l’Ouest et les Etats-Unis, la fonction suprême du FMI revient toujours à un Européen, tandis que la présidence de la Banque mondiale est réservée à un Américain. C’est ainsi depuis la création des deux institutions au milieu des années 40. Ce fonctionnement reflétait peut-être la realpolitik de l’époque. Mais aujourd’hui, il est obsolète, inacceptable et contreproductif s’agissant de l’objectif de stabilité économique mondiale.

    Même les leaders du groupe qui rassemble les nations représentant plus de 80% du PIB de la planète et deux tiers de sa population reconnaissent que les règles du choix du patron du FMI et de la Banque mondiale doivent changer. Début 2009, au sommet du Groupe des 20 de Londres consacré à la crise financière internationale, les leaders G20 ont affirmé :

    « Le directeur et les hauts dirigeants des institutions financières internationales doivent être nommés selon un processus de sélection ouvert, transparent et lié au mérite ».

    Il est scandaleux que ce ne soit pas déjà le cas. Pas plus scandaleux, cependant, que les innombrables excuses avancées pour justifier la nécessité que le remplaçant de DSK soit titulaire d’un passeport européen.

    Mainmise européenne sur la direction du Fonds

    Didier Reynders, le ministre belge des Finances, a relayé le point de vue européen dominant : « il serait préférable que l’Europe continue à occuper ces poste ». La Chancelière allemande, Angela Merkel, a précisé que quelqu’un venant d’un pays en développement peut effectivement accéder à la tête FMI, mais seulement à « moyen terme ».

    Pour le moment, affirme-t-elle, il faut que ce soit un Européen. La ministre française de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Christine Lagarde, est déjà donnée favorite par la presse américaine et internationale. Un haut responsable brésilien a d’ailleurs confié à l’agence Reuters que « l’Europe [allait] sûrement conserver sa mainmise sur ce poste ».

    D’éminents chroniqueurs, tels que Martin Wolf et Wolfgang Munchauont écrit, dans le Financial Times, qu’étant donné le rôle crucial du FMI dans le sauvetage des économies européennes, seul quelqu’un bénéficiant d’un vaste réseau politique sur le continent serait en mesure de faire un travail efficace au niveau du FMI. « Il est certain qu’aucun non-Européen ne pourrait assurer le rôle qu’a joué Dominique Strauss-Kahn dans la zone euro », nous dit Martin Wolf. Quant à Wolfgang Munchau, il « [se] demande dans quelle mesure un banquier central mexicain, pour prendre un exemple, serait à même de remplir cette mission ».

    Foutaises !

    Où se trouvaient ces considérations lorsque l’Asie et l’Amérique latine ont été respectivement frappées par une crise financière dans les années 90. Peu importait que le FMI fût dirigé par un Français ou un Allemand n’ayant pas beaucoup de contacts politiques dans ces régions. Aujourd’hui, en revanche, on juge indispensable cette connaissance de la région : « Le nouveau chef du FMI gérera des problèmes essentiellement européens sur la majeure partie de son premier mandat, assure Munchau, il devra se montrer d’une fermeté à toute épreuve lors des réunions des ministres européens des Finances, et il devra mener des conversation constructives avec des chefs d’Etat et des gouvernements réputés intransigeants. »

    De ce point de vue eurocentrique, donc, Agustin Carstens, le gouverneur de la banque centrale du Mexique et ancien haut responsable du FMI, de même que Kemal Dervis, le très respecté ex-ministre turc des Finances, n’ont tout simplement pas les moyens intellectuels ou politiques de conclure un accord avec leurs collègues grecs ou portugais. En tout cas, ils ne peuvent pas aspirer à acquérir le respect des décideurs allemands ou français.

    Une autre idée véhiculée et totalement injustifiable consiste à dire que, lorsqu’ils devront prendre des mesures économiques impopulaires (inévitable à chaque fois que le FMI aide un pays), les responsables politiques européens seront beaucoup plus résistants que l’ont été, par le passé, leurs homologues asiatiques et latino-américains. Et que seul un « pilote » Européen serait capable de les aider à voir le bout du tunnel. Sans compter qu’implicitement, les Européens s’attendent à un traitement plus favorable que celui réservé aux gouvernements de la Corée du Sud et du Brésil au moment où ils ont bénéficié de l’assistance du Fonds.

    L’Europe se fourvoie

    En réalité, l’Europe aurait tout à gagner à placer à la tête du FMI un des acteurs économiques hautement qualifiés et très expérimentés, originaire d’un pays en voie de développement/émergent, qui a déjà dirigé son pays vers une sortie de crise. L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud abritent un grand réservoir de talents qui peuvent aider l’Europe à vaincre ses problèmes. En outre, si l’Europe est actuellement obsédée par la crise du jour, le nouveau patron du FMI devra certainement gérer des problèmes économiques survenant dans des pays émergeants.

    Et puis, il y a ce détail : alors que le poids de l’Europe dans l’économie va en diminuant, celui de la Chine, de l’Inde et du Brésil augmente plus vite que jamais. Alors pourquoi les puissances économiques montantes devraient-elles se voir refuser l’accès à des postes décisionnaires au sein des principales institutions financières internationales ? 

    Au fond, l’argument selon lequel le prochain chef du Fonds monétaire international doit venir d’une région ou d’un pays prédéterminé(e) ne tient pas. C’est un principe arbitraire qu’on pourrait faire valoir pour presque toutes les régions. Non, le poste de directeur général du FMI devrait être ouvert à tout candidat qualifié, quel que soit son pays d’origine. Quant au processus de sélection, il doit être intégrateur, transparent et fondé exclusivement sur les atouts professionnels, l’expérience et l’intégrité du candidat.

    Par ailleurs, ce serait une bonne chose que la personne choisie soit tenue de s’engager formellement à terminer son mandat de cinq ans. Les trois derniers patrons du FMI (tous venus de pays ouest-européens, bien sûr), ont démissionné avant la fin de leur mandat.

    Par Moíses Naím, traduit par Micha Cziffra pour slate.fr



  • Assurancetourix Assurancetourix 25 mai 2011 19:03

    La source originale de ces tableaux est probablement le livre Les Secrets de la Réserve Fédérale de Eustace Mullins traduit en français en 2010 :

    La plupart des gens, aux Etats-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain. Que le nom de Réserve Fédérale, mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n’en est rien : la Réserve Fédérale est une institution privée, possédée par des banques commerciales.

    Ce livre, traduit pour la première fois en français, a représenté quarante années de travail pour son auteur. C’est probablement un des ouvrages les plus importants du XX° siècle. C’est le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945. C’est une enquête minutieuse, servie par l’honnêteté et la compétence. C’est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde depuis un siècle.

    Dans ce livre, vous apprendrez entre autres choses que : le système de la Réserve Fédérale n’est pas fédéral. En outre, il ne possède pas les moindres réserves. C’est un syndicat d’émission monétaire, dont les membres se sont octroyé le privilège exorbitant de fabriquer l’argent que vous gagnez durement. Sans ce système, il est probable que les deux guerres mondiales n’auraient pu être ni déclenchées, ni financées.

    Et surtout vous apprendrez que, pour citer Henri Ford, un grand capitaine d’industrie et un VRAI Américain : « l’unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » Des mots qui, à l’heure actuelle, prennent une actualité brûlante...

    A VOIR LES DOCUMENTS ANNEXES AU LIVRE : Neuf tableaux complémentaires


  • Assurancetourix Assurancetourix 25 mai 2011 18:14


    Nous, en tant que directeurs exécutifs représentant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud dans le Fonds monétaire international (FMI), ont la compréhension communes suivantes concernant la sélection du prochain Directeur général du Fonds monétaire international :

    1) La convention que la sélection du Directeur général est faite, dans la pratique, sur la base de la nationalité sape la légitimité du Fonds.

    2) La récente crise financière qui a éclaté dans les pays développés, a souligné l’urgence de réformer les institutions financières internationales afin de refléter le rôle croissant des pays en développement dans l’économie mondiale.

    3) En conséquence, plusieurs accords internationaux ont appelé à un véritable processus transparent et fondé sur le mérite et la concurrence pour la sélection du Directeur général du FMI et d’autres postes supérieurs dans les institutions de Bretton Woods. Cela exige l’abandon de la convention obsolète non écrite qui exige que la tête du FMI nécessairement de l’Europe. Nous sommes préoccupés par les déclarations publiques faites récemment par de hauts responsables européens à l’effet que le poste de directeur général devrait continuer à être occupé par un Européen.

    4) Ces déclarations contredisent les annonces publiques faites en 2007, au moment de la sélection de M. Strauss-Kahn, alors que M. Jean-Claude Junker, président de l’Eurogroupe, a déclaré que « le prochain directeur général prochaine ne sera certainement pas une européen » et que « dans l’Euro groupe et chez les ministres des Finances de l’UE, tout le monde est conscient que Strauss-Kahn sera probablement le dernier européen à devenir directeur du FMI dans un avenir prévisible ».

    5) Nous croyons que, si le Fonds veut garder sa crédibilité et sa légitimité, son directeur général doivent être choisis après une large consultation avec les membres. Il devrait aboutir que la personne la plus compétente soit nommé directeur général, quelle que soit sa nationalité. Nous croyons aussi que la représentation adéquate des pays émergents et en développement membres dans la gestion du Fonds est essentiel à sa légitimité et son efficacité.

    6) Le prochain Directeur général du Fonds ne devrait pas seulement être une personne très qualifiée, ayant des connaissances techniques solides et de la perspicacité politique, mais aussi une personne qui s’est engagée à poursuivre le processus de changement et de réforme de l’institution de manière à l’adapter à les nouvelles réalités de l’économie mondiale.

    Aleksei Mojine, directeur exécutif (Russie)
    Arvind Virmani, directeur exécutif (Inde)
    Il Jianxiong, directeur exécutif (Chine)
    Moeketsi Majoro, Administrateur représentant l’Afrique du Sud
    Paulo Nogueira Batista Jr, directeur exécutif (Brésil)
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