C’est d’une évolution des DTS (SDR) « améliorés » (ou bancor, le projet inabouti de John Maynard Keynes) qu’il s’agit de mettre en oeuvre pour abolir les privilèges financiers dont dispose depuis 40 ans les Etats-Unis avec un dollar considéré par le reste du monde comme monnaie de réserve internationale et de référence des échanges internationaux.
« Imputer les pertes abyssales du système financier sur ses créanciers, c’est allumer la lumière dans la chambre noire où la ploutocratie nous a enfermés. Au premier dollar ou premier euro de dette restructurée, c’est la réalité vraie qui est restaurée derrière son masque financier. En l’occurrence, la vraie valeur est politique, sociale et économique et n’a pas grand chose à voir avec les modèles de prix abstraits imposés par des marchés financiers captés par des intérêts particuliers sans nationalité et exonérés de toute responsabilité de bien commun. »
« Dans l’actuel système financier mondialisé non régulé capté par des intérêts particuliers, la loi est achetée par la finance pour créer des dettes sur des obligations sans valeur réelle. Les lois sont votées pour acheter une réélection mais ne sont pas financées par la fiscalité et l’économie réelle. La seule façon de donner un début d’application aux promesses électorales est depuis la crise des subprimes d’emprunter sur le marché mondialisé en dollar et euro et de mettre la chose publique sous le contrôle de la finance internationale hors de toute régulation par les lois nationales. Tout abandon d’intérêt ou de principal sur les dettes contractées revient à restaurer le principe du bien commun au-dessus de la finance et à refonder la loi comme compromis d’intérêt général et non comme paravent des intérêts particuliers des ploutocrates. »
« Les opinions publiques qui n’ont pas complètement perdu le sens des réalités comprennent de mieux en mieux que les responsables publics qui refusent la restructuration des dettes sont soit dépassés par leurs engagements d’État soit privilégiés de la ploutocratie. Une fois que ce diagnostic sera partagé par l’essentiel de l’opinion publique, il faudra mettre en œuvre un procédé international d’évaluation des pertes financières en fonction de la valeur réelle des démocraties nationales. Ce procédé est le marché commun international des CDS et primes de change cotées en bancor. Il organisera une dévaluation concertée de la valeur nominale des dettes par une restructuration internationale des changes fondée sur une cotation en bancor des matières premières et des économies réelles. »
« Le bancor est la seule solution pour restaurer l’État de droit en contrepartie de l’émission monétaire. Il suppose une révolution démocratique qui consiste à poser l’égalité des sociétés politiques devant l’obligation de remplir ses engagements monétaires régulés par la démocratie. Cette révolution est en marche par la vacuité non dissimulable des politiques monétaires et financières actuellement mises en œuvre pour différer la cessation de paiement des États et des banques. Pour que l’issue de cette révolution ne soit pas la disparition des régimes démocratiques, il faut que les peuples réclament l’égalité des nations devant la monnaie. Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire et définir la démocratie internationale comme régime de couverture systématique de tout engagement financier par une prime d’option négociée sur un marché de droits transparents garantis par les réserves de change internationale. »
« La révolution engagée dont l’issue est en suspens pour peu de temps encore consiste à redéfinir la monnaie comme comptabilité du droit humain et non comme privilège d’opacité financière. »
Finalement, le réel problème dans cette « guerre du dollar contre le reste du monde » est que la Fed(la banque centrale privée qui émet le dollar) et ses actionnaires secrets sont autonomes, se situent en quelque sorte au-delàdes Etats, et gouvernent pour ainsi dire les Etats-Unis et le reste du monde dans l’ombredepuis 40 ans, en fonction de leurs intérêts particuliers contre-évolutifs en antagonisme certain avec le bien commun de l’humanité.
"Caricaturer, jeter le bébé avec l’eau du bain
non."
Mais la caricature est aujourd’hui du côté des politiques
représentants le bipartisme en place en occident qui ne sont plus désormais que
des ersatz de représentation démocratique - une oligarchie gouvernant
publiquement au service d’une ploutocratie nous dirigeant réellement dans
l’ombre... mais nous sommes en plein dans une caricature de la Démocratie, la
vraie, la véritable, auquel nous aspirons légitimement... et c’est bien là la
raison d’être essentielle de ce mouvement spontané que de le dénoncer
publiquement par ce manifeste et ces manifestations depuis maintenant une semaine.
"La question de la suite à donner n’est elle pas
justement le but de votre mouvement ?"
La réponse est claire, sortir du bipartisme sclérosé au
service de l’argent placé au-dessus de l’être humain que le système électoral
actuel nous impose soit disant démocratiquement !
"Pacifistes, pensez-y : l’utilisation de la force se
posera tôt où tard, et là que ferez-vous ?"
Ce que tout pacifiste fait : ne pas opposer de résistance à
l’usage de la force physique en privilégiant l’intelligence et LE POUVOIR RÉEL DES FORCES DE L’ESPRIT COLLECTIF EN ACTION !!! D’ailleurs les force de l’ordre en Espagne ne font
actuellement plus usage de la force physique alors que les manifestations ont été officiellement interdites depuis quelques jours... ceci changera probablement si le mouvement perdure lundi après
les élections...
"Pensez-y dès aujourd’hui. Et soyez vigilants. Chaque
fois qu’une de vos actions sera contraire à la Déclaration dont vous vous
réclamez, vous la désservirez. Ne l’oubliez pas. Tel est le but de mon
article."
Gardez vos conseils de prudence qui n’ont jamais apportés de
changement véritable et ne présumez surtout pas du futur
car celui n’est en fait que du moment présent à vivre en conscience du réel...
Petite erreur de commentaire au sujet du sigle PPSOE qui est en fait l’addition de PP (partido popular à droite) et de PSOE (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol à gauche), les deux partis de droite et gauche qui alternent au pouvoir en Espagne.
PPSOE est donc l’acronyme signifiant le bipartisme espagnole.
C’est l’équivalent en France du sigle : UMPS ! (UMP et PS)
Comprenez-vous la différence entre un mouvement démocratique citoyen (le Mouvement du 15 mai) et un mouvement politique :
Manifeste de « Democracia Real Ya ! » (Une Véritable Démocratie Maintenant !)
Nous sommes des personnes courantes et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher un boulot, des gens qui ont famille et amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à celles et ceux qui les entourent.
Parmi nous, certaines se considèrent plus progressistes, d’autres plus conservateurs. Quelques unes croyants, d’autres pas du tout. Quelques unes ont des idéologies très définies, d’autres se considèrent apolitiques. Mais nous sommes tous très préoccupées et indignées par la situation politique, économique et sociale autour de nous. Par la corruption des politiciens, entrepreneurs, banquiers, ... . Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.
Cette situation nous fait du mal quotidiennement ; mais, tous ensemble, nous pouvons la renverser. Le moment est venu de nous mettre au travail, le moment de bâtir entre tous une société meilleure. Dans ce but, nous soutenons fermement les affirmations suivantes :
L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bienêtre et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.
des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.
Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle pour le progrès de l’humanité.
La démocratie part du peuple, par conséquent le gouvernement doit appartenir au peuple. Cependant, dans ce pays, la plupart de la classe politique ne nous écoute même pas. Ses fonctions devraient être de porter nos voix aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies directes de démocratie et aussi, procurant le plus de bienfait possible à la majorité de la société, et pas celle de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économiques et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partitocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE [parti « socialiste » espagnole].
La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelquesuns crée inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence, que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme par ellemême, enrichissant une minorité et le reste tombant dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.
La volonté et le but du système est l’accumulation d’argent, tout en la plaçant audessus de l’efficience et le bienêtre de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.
Nous, citoyens, faisons parti de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne connait même pas nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.
Si, en tant que société nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une abstraite rentabilité économique qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons effacer les abus et les manques que nous endurons tous. Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent audessus de l’Etre Humain, alors qu’il faut le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.
A la vue de cela, je suis indigné/e
Je crois que je peux le changer.
Je crois que je peux aider.
Je sais que, tous ensemble, on le peut.
Sors avec nous. C’est ton droit.
Face à l’omerta médiatique actuelle sur les revendications légitimes citoyennes, ce type de mouvement pacifique « TOMA LA CALLE ! » (PRENDS LA RUE !) à le principale mérite de refléter l’état d’esprit latent d’une partie de plus en plus importante de la population des laisser pour compte du système et de créer une dynamique citoyenne européenne au delà de des frontières espagnoles.
La suite à donner à ce mouvement révolutionnaire après les élections d’aujourd’hui est une autre histoire...