« Je crois que personne ne peut arrêter ce cancer productiviste qui bouffe la planète pour nous faire bouffer sa merde. »
Le jour prochain ou la pompe à fric virtuelle cessera « par la force des choses » de fournir de la monnaie de singe en quantité astronomique, via le crédit privée et la dette étatique, et donc d’alimenter ainsi l’économie mondiale en carburant fictif illusion de richesse, la production planétaire se réduira alors immédiatement et ce de manière drastique.
Tout ceci date beaucoup (regardez les dates de la plupart de vos liens) ... les choses ont bien changées depuis... la situation globale évolue de plus en plus rapidement... tout s’accélère... car en fait, la suprématie et l’impérialisme américain sont maintenant à l’agonie !
Ne restez donc pas ancré dans des assertions qui pouvaient en effet représenter des ambitions hégémoniques passées mais qui, au regard de la situation réelle actuelle, ne sont plus, pour la plupart d’entre elles, que de vieilles chimères à mettre dans la poubelle des projets avortés ou irréalisables aujourd’hui.
Je préfère finalement ne retenir qu’une partie de votre conclusion :
Une révolution mondiale se prépare donc, au sens étymologique du terme, qui verra la fin de la période où le dollar était la monnaie de référence mondiale, mais aussi la fin de la civilisation de l’industrie productiviste dont la consommation exponentielle en ressources naturelles n’est plus soutenable.
En tout état de cause, l’Histoire de l’humanité est parvenue à un phase critique et inédite dont le paroxysme approche inexorablement que ce soit par la volonté de quelques puissants ou par la contrainte que la Nature impose à tous.
Ces puissants maîtrisent-ils le jeu où se contentent-ils de tirer parti d’une crise systémique de toute façon inexorable [ou bien encore la subissent-ils] ?
Quelle que soit la réponse nous devons nous attendre à changer radicalement nos systèmes de valeurs, nos certitudes et notre vision du monde.
Le meilleur des mondes est celui que nous créerons ensuite par nous-même sur les ruines de l’ancien et ce pour le bien commun de tout un chaque un !
Voilà le genre de proposition crédible et novatrice (Alain Grandjean en est le principal rédacteur) que les économistes de la « Fondation pour la Nature et l’Homme » prépare activement pour le programme présidentiel de Nicolas Hulot en 2012 (s’il est investi par EELV) : FINANCER L’AVENIR SANS CREUSER LA DETTE
« La transition écologique et sociale de nos sociétés nécessite des investissements aujourd’hui non financés, que ce soit par le secteur privé dominé par le court terme ou par le secteur public, privé de moyens. Nous proposons de recourir à une troisième source de financement pour que les Etats soient en mesure d’investir dans l’avenir : l’emprunt à la banque centrale. »
Aujourd’hui (après 145 jours d’abstinence) « La pompe à phynance » de Frédéric Lordon vient de se réamorcer : Partie 1 : après les « PIGS », le tour des Etats-Unis et du Royaume-Uni ? Les deux gros cochons
Ainsi donc il va falloir envisager d’agrandir la porcherie… Car deux fameux gorets tapent du groin à la porte.
Au commencement, ils étaient trois petits – les cochons. Grèce, Portugal, Espagne. Et comme il fallait un « I » (pour bien faire PIGS), on eut d’abord l’idée de l’Italie – puisque les crottés sont nécessairement les Méditerranéens. Sauf que ce fut l’Irlande. Et la théorie financière des types et des climats connut un premier accident. La pauvre se prépare des lendemains scientifiques difficiles. Car voici que les Etats-Unis – et bientôt sans doute le Royaume-Uni – commencent à faire parler d’eux. Evénement dans le landerneau des marchés, Standard & Poor’s, le 18 avril, a confirmé le triple-A de la dette souveraine étasunienne, mais en la plaçant sous surveillance négative (outlook negative), avec probabilité d’un tiers d’une dégradation ferme à horizon de deux ans. Se peut-il que la race des seigneurs finisse se roulant dans le purin et poussant grognements ?
Mars 2011 : 1 dollar entre dans les caisses pour 7 dollars qui en sortent !
Le problème, c’est que l’Etat américain vit très au-dessus de ses moyens. En mars dernier, l’administration américaine a perçu 150,9 milliards de dollars d’impôts et de taxes. Mais elle a dépensé sur la même période 339 milliards de dollars. Si on y ajoute le rachat des bons du Trésor arrivés à échéance sur le mois, on atteint même les 1.052,8 milliards de dollars de dépenses. Pour un dollar qui rentre dans la poche de l’Etat, sept en sortent. En 2011, le déficit américain officiel devrait atteindre près de 10% du PIB.
Avec la crise, les recettes de l’Etat américain ont chuté de 18% à environ 15% du PIB, tandis que les dépenses explosaient, passant de 20% à 24% du PIB.
Les autorités américaines n’ont plus le choix. Elles doivent équilibrer le budget fédéral par l’adoption d’un plan de rigueur sans précédent en augmentant les impôts et/ou en réduisant les dépenses. Il y aurait alors une hausse des impôts combinée à une baisse des dépenses. Mais rien n’est encore fait et les Américains ont plutôt l’habitude d’emprunter de l’argent que de se serrer la ceinture. C’est bien plus facile. Trop d’électeurs attendent plus de la part du gouvernement que ce qu’ils ont payé. Les Etats-Unis préfèrent généralement taxer la génération suivante. Après tout, elle ne vote pas encore.
Comme l’écrit Myret Zaki (l’un des écrivains économiques les plus réputés de Suisse) dans son dernier livre « La fin du dollar » :
En termes simples, le monde va maintenant s’éloigner très rapidement du dollar américain. La Russie et la Chine ne veulent plus utiliser le dollar pour le commerce entre leurs deux pays. L’Arabie saoudite a envoyé des représentants en Chine et en Russie pour renforcer les liens commerciaux (ce qui laisse entendre que le pétrole ne sera peut-être plus vendu en dollars dans les années à venir). Et les « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine et maintenant Afrique du Sud) ont récemment organisés une conférence dans le sud de la Chine pour discuter de négociation en monnaies nationales plutôt qu’en dollar américain.
La fin de l’hégémonie du dollar et sa chute est d’ores et déjà acté !