C’est la dette publique ARTIFICIELLE qui n’existait pas en France avant 1973 !!!
Artificielle car elle représente essentiellement des intérêts à payer à des banquiers privées qui n’avait pas court auparavant !!!
Lisez donc l’étude « La charge de la dette nourrit la dette » (déjà en lien plus haut) pour vous en convaincre avant de monter sur vos grands chevaux et d’insulter injustement autrui par votre non-connaissance évidente de la réalité financière européenne actuelle ...
Je vous en livre la conclusion :
Il n’y a aucun doute que les intérêts payés sont la cause de l’augmentation de la dette et du niveau atteint actuellement, et s’il n’y avait pas eu d’intérêts à payer la dette publique aurait représenté fin 2009 quasiment la moitié du pourcentage en part de PIB qu’en 1979, après une dette quasi nulle en 2007.
Nous pouvons donc affirmer que c’est bien globalement le service de la dette qui a nourrit l’augmentation de celle-ci au long de ces 30 dernières années.
A l’heure où le gouvernement veut à tout prix faire des économies, économies qui de toute façon impacteront le pouvoir d’achat de ceux envers qui elles s’appliquent, la première des économies serait de monétiser au minimum les intérêts de la dette publique, évitant ainsi à celle-ci de croître et d’imposer, par son effet boule de neige, encore plus d’emprunts ou de sacrifices à la population dans les années futures.
« Comme vous le savez le jeu entre le debiteur et le creancier est tel que chacun tient l’autre par la barbichette. »
Certes, néanmoins la décision des autorités chinoise de laisser « semi-flotter » le Yuan change le rapport de force entre les Etats-Unis et la Chine. Par cette « mini-révolution » financière, la Chine se désolidarise ainsi clairement du dollars et donc de son « devoir » de le soutenir en achetant des T-Bonds américains. La prochaine étape de cette stratégie d’émancipation devrait être à mon sens la mise sur le marché progressive de ses actifs en dollars afin de préserver la valeur de ceux-ci (en réaction notamment à la baisse de valeur du dollars) et surtout pour pouvoir régler ses problèmes internes non négligeables...
Pour compléter votre analyse, voici un éclairage complémentaire « non conventionnel » et bien informé sur la situation de la zone euro :
« ... En réalité, plus ou moins ouvertement affichée, la priorité a été en sourdine donnée au sauvetage des « poches » de banques défaillantes, un objectif qui coïncide mal avec l’intense campagne de propagande menée en faveur de la réduction des déficits publics, présentée comme la solution à tous les périls. L’idée est qu’il a été laissé aux mégabanques le moyen de se tirer d’affaires toutes seules, mais que le fond du panier doit être secouru discrètement sur fonds publics.
» On a vu comment cet objectif avait été adopté en Irlande, le premier ministre cherchant depuis à désespérément obtenir une révision à la baisse du taux de son emprunt auprès de l’Union européenne, sans y parvenir. Puis comment les Espagnols ont du s’y résigner à leur tour avec leurs caisses d’épargne, les Cajas, après avoir longuement tenté de l’éviter. On découvre aujourd’hui que les Allemands et les Portugais s’y engagent – ou s’apprêtent à le faire – ces derniers dans le cadre d’un nouveau plan de sauvetage européen en cours de négociation à Lisbonne.
» Le montant de celui-ci a déjà été évoqué, environ 80 milliards d’euros. Avant-même que ses contreparties portugaises ne soient identifiées (pudiquement dénommées « plan d’ajustement »), on étudie la mise sur pied d’un « fonds de contingence pour la capitalisation des banques », selon le Jornal de Negocios. Celui-ci viserait à « créer des garanties qui assurent le succès des tests de résistance européens », dont les résultats doivent être rendus publics en juin prochain. D’une pierre, deux coups, la BCE pourrait enfin cesser de tenir ces banques à bout de bras, son voeu le plus ardent, la tâche transférée à l’Etat portugais qui en supportera le poids financier.
» En Allemagne, forcés et contraints, les Länder se sont engagés dans une mise en conformité de leurs engagements dans les Landesbanken – les banques régionales sinistrées – avec les règles de Bâle III et, dans l’immédiat, les critères décidés par la nouvelle Autorité bancaire européenne pour les tests de résistance des banques. Les gouvernements de Hesse et de Thuringhe vont convertir leur silent capital (une forme d’actions préférentielles) dans la banque Helaba en actions éligibles au « core tier one capital » (le saint du saint du capital d’une banque). Ils ont ainsi suivi le chemin auparavant emprunté par le gouvernement de Basse-Saxe, qui en avait fait de même pour sa participation au capital de NordLB. Au terme de ce processus, le poids des Länder au sein des Landesbanken s’accroît, réalisant ce qui n’est rien d’autre qu’une forme d’étatisation partielle.
» Enfin, la Banque d’Espagne a approuvé le plan de recapitalisation présenté par 13 établissements financiers, 9 caisses d’épargne ou unions de caisse et 4 banques commerciales (les filiales de Deutsche Bank, et de Baclays, ainsi que les espagnoles Bankinter et Bankpyme). Ces plans procèdent par augmentations de capital ou émissions d’obligations convertibles.
» Des entrées en bourse sont envisagées, ou bien des entrées directes au capital d’investisseurs privés, mais toutes les caisses concernées gardent l’option d’un apport en capital du FROB, le fonds public destiné à intervenir en dernier recours. Le calendrier prévoit que la mise à niveau des fonds propres devra intervenir au plus tard le 30 septembre. Si un ratio de 8% de fonds propres pour les entités cotées en Bourse (10% dans le cas contraire) n’est pas respecté à cette date, le FROB interviendra.
» Toute perspective de nationalisation étant officiellement écartée, ce sauvetage prendra alors la forme « d’une aide de caractère exceptionnel et transitoire » d’une durée annoncée comme devant être de cinq ans maximum. Cet habillage en vaut un autre.
» D’ores et déjà, il est estimé que le FROB devra intervenir à hauteur minimum de 6 milliards d’euros, les besoins pouvant monter jusqu’à 16 milliards, si les autres solutions faisaient défaut. Le tout calculé en espérant ne pas avoir à subir une nouvelle dégradation du marché immobilier, hautement probable.
» Tous ces replâtrages à nouveau financés sur fonds publics ne sont pas clamés sur les toits, on s’en doute. Ils font en effet désordre dans un monde réglé par l’indiscutable nécessité de diminuer la dépense publique et de privatiser ce qui peut encore l’être.
» Le moins d’Etat a trouvé une nouvelle raison d’être, à la faveur du tour de passe-passe qui consiste à dissimuler derrière des dépenses déraisonnables le coût du remboursement de la crise financière, qui passe en premier. Le système financier ne prétend pas seulement sortir la tête haute de la crise dans laquelle il a plongé le monde, mais il voudrait de surcroît en profiter pour accroître en toute désinvolture le périmètre de son terrain de jeu.
» Les Irlandais, les Grecs et les Portugais sont mis au pilori, en attendant que d’autres les rejoignent. Mais ce qui est exigé d’eux est totalement irréaliste. Tôt ou tard, tous ces plans intitulés de sauvetage (mais de qui ?) vont capoter et devront être revus, comme c’est déjà le cas de celui des Grecs.
» La restructuration de la dette publique est en marche, remettant en cause la stratégie qui voulait à tout prix épargner le système financier. Les mégabanques vont devoir se battre pour n’être mises à contribution qu’à minima et obtenir des contreparties. Le jeu va se compliquer, mais il y a un commencement à tout !
» Les manifestations d’une crise sociale et politique multiforme se font jour. Pour qui et pour quoi joue le temps que les dirigeants européens cherchent à gagner ?
» Ceux-ci s’avèrent perdus dans leurs compromissions, parvenant difficilement à camoufler leurs allégeances, à court de diversions crédibles, incapables de concevoir et surtout d’admettre qu’un autre monde que le leur puisse exister.
» Un comble les concernant : ils se sont tous seuls démonétisés. »
Au delà de l’anecdote vous avez parfaitement raison Catherine.
Voici 2 courtes vidéos récentes pour mieux comprendre la création monétaire et la financiarisation de l’économie. (un décryptage pédagogique et amusant pour déchiffrer les dessous de la crise bancaire et financière actuelle et à venir…)
Le problème de l’arnaque à la dette publique qui nous asservit légalement provient de l’article 123 du traité de Lisbonne :
« Il est interdit à la Banque Centrale Européenne (BCE) et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »
En clair : les États de la zone euro ne peuvent plus créer leur monnaie, même pour raisons justifiées. Ils sont asservis. Ils l’empruntent dès le premier euro à des fonds de pension, des gestionnaires d’assurance vie ou de placement de valeurs monétaire, monnaie toujours créée à l’origine par les banques commerciales privées, rendues de ce fait souveraines. Une dette publique artificielle (en France, elle n’existait pas avant janvier 1973) apparaît. Aujourd’hui de 1.600 milliards d’euros, elle enfle sans fin par le cumul des intérêts qu’il faut chaque année emprunter ; plus de 1.340 milliards d’euros depuis 1980. Les intérêts qui créent la plus grande partie de nos déficits publics diminuent nos capacités d’investissements. Les services publics sont progressivement asphyxiés et notre patrimoine collectif vendu à vil prix.
LES CITOYENS N’ONT PAS A PAYER L’ARNAQUE À LA DETTE PUBLIQUE POUR ENRICHIR CERTAINS BANQUIERS !
Où est le bien commun et l’intérêt général dans tout cela ?
Pourquoi continuer à tolérer l’insupportable ?
Agissons dès maintenant pour instaurez un monde de Citoyens, une Europe des citoyens, une France des citoyens :
1 - Dénonçons l’article 123 du traité de Lisbonne (lequel interdit les prêts directs de la BCE et des banques centrales nationales au profit des États).
2 – Rendons aux Nations leurs pouvoirs régaliens de création monétaire au bénéfice des États (pour sortir de l’impasse de la dette publique et de l’impossibilité de financement des investissements collectifs nécessaires et des services publics tels l’éducation, la recherche, la santé, la justice, l’emploi, les transports, les énergies et le logement, ...).
3 – Donnons ainsi la possibilité aux banques centrales nationales (et donc à la Banque de France) de financer directement SANS intérêt TOUS nos besoins collectifs.
4 – Oeuvrons pour modifier le mandat de la BCE (laquelle doit soutenir l’activité, prioritairement à la lutte contre l’inflation - qui aujourd’hui nous vient de l’extérieur).
5 – Restaurons le contrôle démocratique sur la politique monétaire (afin de ne plus être asservis aux marchés financiers, c’est-à-dire aux investisseurs privés et à leurs agences de notation).
Pour tempérer votre optimisme, voici un petit éclairage récent afin de « balayer » certaines idées reçues au sujet de la Chine de 2011 :
Le 11 avril 2011, un éminent économiste et ancien conseiller de la banque centrale chinoise (PBOC), a comparé le marché des obligations du Trésor américain à une gigantesque chaîne de Ponzi, et a soutenu que la Chine devrait laisser flotter le yuan, en partie afin de ne pas avoir à acquérir autant d’actifs du Trésor. (source en anglais)
Le 19 avril 2011, la Chine (principal créancier des États-Unis) a pressé officellement Washington d’adopter des « mesures responsables » pour protéger les investisseurs, après la mise en « perspective négative » de la note de la dette américaine par l’agence d’évaluation Standard & Poor’s : « Nous espérons que le gouvernement américain adoptera sérieusement des mesures politiques responsables pour protéger les intérêts des investisseurs.. » a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hong Lei.
L’usine du monde manque de bras : « Les ouvriers migrants chinois ne veulent plus travailler pour rien. Dans les ateliers du delta de la rivière des perles, certaines entreprises tournent donc au ralenti. Un véritable casse-tête pour les usines chinoises.. »
Le 22 avril, Le yuan poursuit sa hausse graduelle, atteint un niveau record : « Soucieuse de lutter contre l’inflation, la banque centrale chinoise a continué vendredi à laisser le yuan s’apprécier, et la devise a terminé la journée à un nouveau plus haut historique. Mais malgré des rumeurs en ce sens, la plupart des traders estiment que la Banque populaire de Chine ne procèdera pas pour autant à une réévaluation ponctuelle de la monnaie. Ces dernières semaines, la banque a plusieurs fois fixé le cours-pivot quotidien du yuan à un niveau historiquement haut, ce qui a permis une appréciation accélérée face au dollar. Le yuan peut fluctuer chaque jour de plus ou moins 0,5% par rapport au cours fixé par la banque. Depuis sa désolidarisation du dollar en juin 2010, le yuan a gagné environ 5%. Les récentes progressions, ainsi que des propos tenus par l’un des conseillers de la Banque populaire, Xia Bin, qui disait ne pas écarter une réévaluation du yuan, ont incité les cambistes, notamment ceux basés hors de Chine, à se préparer à une telle mesure. Mais plusieurs éléments plaident en défaveur d’une telle opération. De hauts dirigeants, dont le Premier ministre Wen Jiabao, ont écarté à plusieurs reprises une réévaluation. Prendre à présent cette mesure nuirait donc à la crédibilité du gouvernement. De plus, certains professionnels soulignent que le simple jeu d’un relèvement graduel du cours-pivot quotidien permettrait de laisser le yuan s’accroître naturellement de 2% ou 3% en l’espace de quelques jours. »