Cher Asterix, il est vrai qu’en qualité de membre du Conseil, mon patronyme a participé à la condamnation à l’exil du tien suite au vol du chaudron rempli de sesterces confié par Moralélastix, le chef gaulois d’un village voisin désireux d’échapper à l’impôt romain.
Asterix et Obelix étant ensuite en devoir de « gagner leurs vies » (commerce de sangliers, paris sur les courses de chevaux, braquage de banque…) pour remplir à nouveau le chaudron de sesterces et retrouver ainsi l’honneur perdu du village gaulois.
Obamix (alias Baba), ou donc plutôt pour la circonstance oBaba, en haut de la vigie du bateau pirate Etat-Unis risque fort bien très prochainement de se retrouver plus « mergitur » (sombrant) que « fluctuat » (à flot)- à l’inverse de l’expression consacrée « Fluctuat nec mergitur », à la tête de son navire USA méga débiteur...
« Les Gau... les Gaugau…les Gaulois... » seront je l’espère cette fois imagés par des citoyens alliés à la justice démocratique et au bon sens commun (qui devraient naturellement guider nos actes), en lieu et place de la cupidité de la ploutocratie qui nous gouverne actuellement dans l’ombre de l’oligarchie au pouvoir.
En effet, à l’instar de l’empire romain qui n’eut qu’un temps limité d’emprise sur le monde, « Alea jacta est », le sort en est (donc probablement) jeté, la potion magique du crédit illimité est bientôt terminé pour le futur ex-empire américain... (et pour les autres pays par la même occasion)
Le problème c’est que les états financent le paiement de leurs dettes par de nouvelles dettes ! En droit cela se nomme la cavalerie !!!
Cette fuite en avant ne fonctionne que tant qu’il y a des prêteurs ayant suffisamment confiance ou étant attirés par des taux d’intérêts suffisamment intéressant pour couvrir le risque de défaut de paiement.
Actuellement, la confiance dans la solvabilité américaine commence sérieusement à s’effriter... leurs autorités ne souhaitant pas augmenter le rendement de leurs obligations pour ne pas surcharger outre mesure la charge de leur dette (qui est déjà de 4.000 milliards d’intérêts à payer par an) préfère outrageusement racheter leurs T-Bonds arrivés à échéance (c’est le cas actuellement pour environ 70% de ceux-ci) en faisant tourner la « planche à billet » (grâce à ce qu’il nomme pudiquement le « Quantitative Easing »)... mais jusqu’à quand cette arnaque du « Millénium » pourra continuer à se poursuivre impunément au dépend du reste de la planète qui ne fait en réalité que financer à « perte à venir » le rêve, ou plutôt le délire, américain (actuel et passé)...
La fin du dollar(titre du dernier livre de Myret Zaki, devenue en quelques années l’un des écrivains économiques les plus réputés de Suisse) commence par ces quelques phrases qui résument à mon sens fort bien la situation actuelle :
« Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c’est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion. Pour produire 14.000 milliards de revenu national (PIB), les Etats-Unis ont généré plus de 50.000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4.000 milliards d’intérêts par an. »
Le calcul de la supposée dette réelle américaine présenté dans cet article n’est pas faite par l’auteur de cet article mais par Bill Gross, le patron du plus gros fonds d’investissement au monde (américain de surcroît et historiquement orienté vers les obligations d’état), qui liquide tous ces T-bonds en février, annonce la couleur de la situation réelle de la dette américaine dans sa dernier note de perspective d’investissement mensuel(traduction partiel en français), puis 10 jours plus tard spécule, par l’intermédiaire de sa société, en prenant une position négative sur ces meme T-Bonds(« explication » en français) !!!
Il est vrai que Bill « charge un peu la mule » en intégrant dans ses calculs le programme Medicaid, mais même sans cela les chiffres officieux, incluant seulement la sécurité sociale et le programme Medicare qui sont tous les deux non budgétés et représentent une charge de 30.700 milliards de dollars pour l’état américain, sont exorbitant par rapport aux chiffres officiels ! (une bonne image de la situation serait d’oublier d’intégrer le coût de la Sécurité Social dans le budget de l’état français...)
Officiellement, la dette américaine est proche de 100% du PIB.
Le problème, c’est que l’Etat américain vit très au-dessus de ses moyens. En mars dernier, l’administration américaine a perçu 150,9 milliards de dollars d’impôts et de taxes. Mais elle a dépensé sur la même période 339 milliards de dollars. Si on y ajoute le rachat des bons du Trésor arrivés à échéance sur le mois, on atteint même les 1.052,8 milliards de dollars de dépenses. Pour 1 dollar qui rentre dans la poche de l’Etat, 7 dollars en sortent. En 2011, le déficit américain devrait atteindre officiellement 9,5% du PIB.
Et oui cher LeManu, nous y sommes... enfin presque semblerait-il comme le laisse présager LEAD (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) dans son dernier bulletin mensuel alarmiste... encore faut-il que la planche à billet de la Fed arrête de tourner (fin du QE2 prévu pour juin prochain)... et que le « serpent » américain arrête de se manger la queue : « L’économie américaine croule sous ses créances pourries ? Pas de problème, la Fed rachète le tout sans trop poser de question. Le gouvernement américain a besoin d’argent pour ne pas faire faillite ? Que cela ne tienne, il rachète à tour de bras des bons du Trésor. Et quand c’est la Fed qui finit par faire faillite, le Trésor américain la renfloue, avec de l’argent imprimé. »
Elle est pas belle la vie des Ploutocrates-Unis !?!