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Belge, papa d'un autiste de 38 ans et d'un autre qui en a trois de plus. Romancier, essayiste et scénariste de BD, je suis ancien propriétaire-rédacteur d'un journal gratuit et non-inféodé exclusivement consacré aux nouvelles locales et à la situation politique de ma ville, Bruxelles que j'ai quitté il y a 17 ans pour aller vivre successivement dans une communauté inca en Equateur, à Cuba sans fréquenter le moindre clown du régime, en Thaïlande du nord, puis au Laos, pays de valeurs traditionnelles où je me suis beaucoup plu au contact de différentes cultures tribales. Dingue de vélo que j'ai abandonné après 120.000 km suite à un accident, je suis rentré il y a un an et trois mois en Belgique avec mon couple de bouviers des Flandres qui me console de la bêtise humaine.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/08/2010
  • Modérateur depuis le 05/07/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • asterix asterix 1er janvier 2015 10:10

    CN46400, je vous ferai la même remarque qu’à Robert Gil. On ne répond pas à une question par le faux-fuyant. L’argument marteau-faucille consistant à dire « oui mais ailleurs et blablabla » est interchangeable quelle que soit la situation
    Exemple : vous trouvez les USA inommables ? Ca alors, c’est encore pire en Corée du Nord !
    N’ai-je pas raison ?
    Quand à la perversité suprême du communisme cubain qui, dis-je, est qu’il ne permet pas la moindre contradiction, il me semble que cette maxime s’adresse à l’opinion interne et pas à ceux qui ont fait le choix, ou ont eu le courage, c’est selon, de s’en éloigner. Essayez de dire dans une quelconque ruelle de Habana ou d’ailleurs que Fidel n’est qu’un descarado et vous verrez que votre liberté de pensée vous pourrez l’exercer directement derrière des barreaux.
    Et ne me répondez pas à la Fortin ( quand il veut bien répondre ! ) : ce n’est pas vrai, voyez par exemple Yoani Sanchez ! Vous savez comme moi qu’elle est protégée par son statut de créature, mensongère d’ailleurs, de la propagande inverse et qu’elle n’est tolérée qu’à condition que les Cubains de l’île n’aient pas connaissance de ses affirmations.
    Je vous ferai remarquer que vous avez de la chance de vous exprimer librement sur la Toile, vous !
    Et moi je vis au Laos avec un Internet libre et pas cher, la petite économie de marché libre et accessible, parmi des locaux qui exploitent petits commerces et leurs propres terres, le droit de m’exprimer et l’accès à tous les médias que je désire.
    Une vraie société de progrès, vous saisissez la différence ?
    Pour l’avoir tant de fois vécu en direct, cette idéologie, lorsqu’elle reste figée - procès que le communisme cubain ne s’est jamais fait - transforme ses sous-fifres en carpettes qui ne savent que trop que la moindre parole contraire à la soumission obligatoire va leur supprimer tous privilèges et autres accessions à une fonction supérieure.
    Ils se brûlent, quoi ! Comme dans n’importe quelle entreprise capitaliste d’ailleurs !
    La critique, c’est bien. A condition qu’elle ne s’adresse pas qu’à l’autre.
    A moins bien sûr que vous estimiez en prémices avoir TOUJOURS raison.
    Auquel cas...
    Dialogue fictif entre deux Cubains prétendument communistes :
    Alfonso : Fidel est un gars extraordinaire sans lequel nous serions honteusement exploités par le capitalisme
    Camillo : Tu as raison, camarade ! ...Et il pense : quel connard cet Alfonso, faut que je m’en méfie.
    Et Alfonso pense : quel connard ce Camillio, faut que je m’en méfie...
    Le communisme, le vrai, n’a rien à voir avec la coercition mais à Cuba, il a, hélas, toujours pratiqué l’inverse. C’est la différence entre une société dont les clôtures sociales sont librement acceptées, entre autres par le vote citoyen et une société-barreaux.
    Si vous voulez me répondre, faites-le sur plus de deux lignes si vous voulez bien.
    Mes salutations quand même. 



  • asterix asterix 31 décembre 2014 22:30

    Robert SVP
    On ne justifie pas le présent en disant que le passé était encore pire.
    Historiquement, ton plaidoyer anti-Batista est intéressant et même totalement vrai. Mais tu devrais garder en mémoire le traficotage des mythes qui a fait de Castro « le héros de la révolte de tout un peuple ». Son mouvement de révolte en fut un parmi des dizaines d’autres et jamais il n’aurait « triomphé » comme il dit, s’il n’y avait pas eu au même moment la révolte du Llano ( le mouvement paysan ) dont le chef était Camillo Cienfuegos, lequel fut membre du triumvirat qui prit les commandes du pays début 1959 après la fuite de Batista. Ce même Cienfuegos avait, contrairement à Fidel, l’âge légal ( 42 ans minimum ) pour être élu Président de la République et l’aurait certainement été. Bizarrement, de retour de Santiago, il disparut dans un accident d’avion dont on n’a jamais retrouvé les traces et Fidel fit élire un pantin, Dorticos en prenant en sous-main la direction du pays.avec toutes les conséquences que l’on sait. La disparition « inopinée » de Cienfuegos dont vous les « militants » ne parlez jamais est une des nombreuses zones d’ombre qui ont jalonné toute l’histoire récente de Cuba.
    Il n’y a pas que Batista qui fut un assassin pour s’assurer un pouvoir sans partage.
    Viens aux faits, on ne t’en demande pas plus.



  • asterix asterix 31 décembre 2014 21:55

    Bonjour à toi également Botopo ..et CN avec un tas de numéros derrière également.
    Lorque j’ai lu ton article en modération, ce que j’avais écrit m’est revenu en mémoire, même si les circonstances restent gravées en moi. J’ai préféré remettre ce « reportage sur le vif » que d’écrire ce qui n’aurait été que la même chose dite différemment.
    Je pense que la plupart des commentateurs ne voient Cuba qu’ à 100 % ou contre à 100 % Mais à chaque fois qu’un propagandiste assène ses mensonges sous couvert d’une vérité sociétale nécessairement inaltérable, je bondis et, du coup, on fait de moi un ennemi à l’égal de Spartacus.
    L’exemple type est le chef d’oeuvre hyper antinomique de Fortin paru il y a quelques jours, entendu qu’ily a des limites à ne pas dépasser. Faire de Fidel, qui n’a à son actif que la répression, un humaniste dépasse l’entendement. Mais bon, la richesse d’Agoravox est d’accepter toutes les opinions, même les plus farfelues.
    Il est sûr que la situation du peuple cubain aurait été meilleure sans l’embargo, d’accord
    Mais il est sûr également que l’échec ne tient pas qu’à cela. Je suis toujous stupéfait de constater que certains vomissent un régime militaire aux orientations de droite, mais acceptent parfaitement le même modèle lorsqu’il se revendique de gauche.et dès lors pudiquement appellée « dictature du prolétariat’ .
    Je finirai par une phrase sortie d’un bouquin dont je ne connais plus l’auteur mais que j’ai reprise dans le mien : la perversité suprême du communisme, c’est qu’il ne permet pas la moindre contradiction.
    Les Castro, c’est ça et pas autre chose. On prône soi-disant l’égalité, mais on ne met en avant que la » pensée du chef " qui est donc supérieur à tous les autres, cqfd.
    Cela mène inmanquablement à une société figée...
    J’ai beaucoup apprécié l’objectivité sous-jacente de ton texte.
    Au plaisir de te relire. 



  • asterix asterix 31 décembre 2014 13:08

    Bonjour à l’auteur

    Une petite errer pour commencer : c’est Fidel Castro qui n’a jamais voulu toucher le loyer du bail emphythéotique de 99 ans concédant la baie de Guantanamo aux Américains.
    Soit dit en passant ; ces derniers préfèrent maintenant de loin le Kazakstan...

    J’ai dû chercher longtemps dans mes archives sur Avox avan de trouver quand j’avais écrit la présente, Ce témoignage concerne le sjet au plus près. :

    Par asterix (---.---.---.233)29 mars 2012 13:59

    Quel article angélique, tant pour l’église catholique que pour les frères Casse-trop !
    Pour rappel, je vivais à Cuba lors de la visite du Pape Jean-Pol 2. J’en garde un souvenir vivace, inouï ! Durant les trois mois qui ont précédé la visite de celui qui se présentait comme le Messager de la paix, Fidel, qui savait ce qu’il risquait, a procédé à une campagne d’intoxication comme seul un pays monolythique peut le connaître. Je cite pèle-mèle :

    - les élections législatives ( à un seul candidat ! ) une semaine avant l’arrivée du Pape sur le seul thème « Cubanos, todos unidos ». Résultat ? 99,76 pour cent de votes favorables !

    - le slogan qui a couvert tous les murs du pays, sic ! : la rencontre des deux plus grands hommes du vingtième siècle...

    - les milliers, les dizaines de milliers de membres des forces spéciales ayant envahi La Havane dans la semaine qui a précédé cette fameuse visite. Ils étaient partout, partout !

    - le chantage organisé par le monstre qui, venu précédemment à Rome, a menacé le Pape de faire massacrer des dizaines d’opposants s’il ne venait pas, j’allais dire à Canossa.

    Fidel ayant décidé, après une intervention télévisée de près de 3 heures dont il a le secret ( nous SAVONS comment recevoir nos visiteurs - menace à peine voilée soulignée de l’index sur la table, j’en frémis encore... ) d’offrir « un triomphe » au Pape, la population toute entière de la capitale fut conviée à lui faire une haie d’honneur, depuis l’aéroport jusqu’à la Nonce Episcopale où il allait passer la nuit, les comités de quartier obligèrent TOUS les habitants à se masser le long de la route. Oh pas n’importe où ! Dans des endroits soigneusement prédéterminés pour mieux surveiller qui était là, ce qu’ils avaient à dire et surtout pas autre chose que « Viva el Papa ! - Viva Fidel ! »
    Le jour même de la messe papale, j’étais deux kilomètres en retrait de la Place de la Révolution, estimant à juste titre qu’il y avait plus à comprendre là que noyé dans une foule qui, si l’on suivait ce qu’en rapportait la télé, braillait « Avé, avé Mari-ia ! » mais dont on entendait distinctement le cri du coeur repris par une masse anonyme noyée dans la foule - libertad ! libertad !
    Entre-temps, je me promenais parmi les autocars venus de province, parmi une multitude d’individus déguisés en ouvriers porteurs de bâtons pour s’attaquer, le cas échéant, à un quelconque mouvement de contestation ". Ce ne sont pas des paroles en l’air, mon ex beau-frère avait été réquisitionné pour en amener 50 en camion à benne.
    On n’est jamais trop prudent.
    Surtout pour faire peur...
    Un peu avant la transformation du pain en corps du Christ ( oui, oui, cela existe ! ) le Cardinal de la Havane dit textuellement :
    Fils de Dieu, dis-nous un mot, un mot seulement et tout ton peuple te suivra !
    On ne pouvait être plus clair...
    Le si courageux Jean-Pol 2 répondit :
    Prions pour que la jeunesse suive les préceptes de l’Eglise et ne se perde pas dans le matérialisme et la jouissance immédiate.
    La capote. Surtout pas au propre, mais au figuré !
    Nom de Dieu, il me restait un fond d’éducation catholique. Ce jour-là, elle a disparu.
    Hasta siempre !

      Un témoignage, rien qu’un témoignage...



  • asterix asterix 27 décembre 2014 07:18

    Bien évidemment qu’ils ne veulent pas revenir à Cuba, le paradis des Agoravoxiens qui se lèveraient comme un seul homme si on attentait au 1/10ème de ce que les locaux ont à subir.
    J’ai écrit que les USA leur SEMBLENT être le paradis.
    Et c’est normal : toute la propagande d’un système anachronique et liberticide est entièrement centrée CONTRE le mode de vie made in USA. Donc, les Cubains, qui savent bien que leur régime leur ment du matin au soir, croient sincèrement que les USA sont le paradis. Le paradis par opposition à l’enfer, cqfd.
    La dualité imbécile : ceux qui ne sont pas entièrement pour moi sont contre moi.
    Sans nuances. Spartacus ou Fortin, c’est kif.
    Cuba ? Pas de nourriture, pas de transports, pas d’informations contradictoires, Internet zéro, une seule TV d’état, interdiction de franchir le passage de la vie en dehors des clous, un seul parti politique, nationalisme absolu, racisme institutionalisé dans tous les postes de direction, refus totale de la PETITE entreprise individuelle, méfiance envers tout le monde, peine de mort, médiocrité absolue du logement, pas d’eau courante sauf à Habana, coupures électriques fréquentes, les sales petits chefs qu’on baptiserait ici contremaitres au service exclusif de la direction, le vol obligatoire pour survivre, obligation d’aller gueuler en cortège les slogans du régime, pas de syndicats, pas d’élections libres, le clivage inégalitaire entre le populo, les gens du régime d’une part, ceux qui vivent des mandats venus de l’étranger de l’autre, la glorification de la guerre, le mensonge permanent, pas de médicaments, transports publics quasi inexistants, propagande, propagande et propagande, promotion sociale basée sur l’allégeance et non le mérite.
    Il y en a pour des dizaines de pages.
    Voilà ce qui vous attend si vous voulez cela chez vous. !
    L’éducation, c’est pas mal, c’est vrai. Mais faut pas exagérer, hein ! D’ailleurs, elle sert à quoi ?
    la médecine ? Pas mal non plus, mieux même que dans les pays environnants, mais obsolète par manque de moyens et de motivation ...sauf pour partir à l’étranger ...obligatoirement sans sa famille...
    Une blague qui court à Habana. Les blagues ont souvent un fond de vérité populaire :
    - Oh mamita, comme tu as une belle maison, de beaux vêtements, un sac à victuailles plein. ! C’est grâce à ton fils, le docteur ?
    - Ne me parle pas de ce parasite. Le brave, c’est l’autre, il est chauffeur de taxi...
    La réponse au grand mal ? C’est à cause de l’embargo, rien que de l’embargo.
    Lorsqu’on écrit : le modèle cubain ET le modèle américain sont à rejeter, on s’attire les foudres des dogmatiques qui ne voient qu’une seule face de la pièce. Principalement ici, la face cubaine.
    Allez-y vivre comme moi. Si vous êtes de gauche surtout !!!
    De la merde, au moins aussi puante que celle du modèle américain...
    Et plus martiale, cent fois plus martiale

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