Bref, l’auteur, vous êtes-vous demandé la chose suivante : si vous aviez un tant soit peu et de vous-mêmes respecté les lieux et les personnes, aurait-on eu besoin de toutes ces restrictions ?
Je ne suis pas porte-parole, je ne suis mandaté par personne, mais à votre question, je réponds : oui, évidemment, je me suis posé la question. Quoique issu d’un milieu modeste, j’ai été éduqué, j’ai appris tout enfant à faire attention aux autres. Je n’ai pas attendu Tournesol Touraide : j’ai un balcon, je n’ai jamais jeté un mégot par-dessus la rambarde, et le reste à l’avenant. Relisez-moi : je parle des méfaits de la prohibition, et de son inefficacité totale. Exemple souvent repris par mes contradicteurs : les mégots devant les cafés. Eh bien, justement, ces mégots, on ne les trouvait pas avant la prohibition : ils se trouvaient dans les cendriers ou, au pire, au sol devant le bar. Le garçon passait de temps en temps le balai, et voilà tout…
Pour paraphraser Jean Gabin dans « Le président », qui s’adressait à sa secrétaire acariâtre : « Pourquoi ne fumez-vous pas ? Ça rend aimable… » Je me permets de vous faire observer que, si le ton est vif, mon texte n’insulte personne.
Il faut vous parquer entre nuisibles.
Dans des camps ? Avec miradors, chiens policiers et gardiens armés jusqu’au dents ? Ça me rappelle quelque chose…
Pardon, la tolérance ne venait pas du non-fumeur mais du… règlement de l’époque, lequel prenait en compte les désirs des uns et des autres afin de ne mécontenter personne. Et il y parvenait plutôt bien.
…le fumeur ou la fumeuse (…) vient se mettre à ton vent de façon que tu profite aussi de sa fumée.
Ça fait partie du complot tabagique : les fumeurs, en ricanant, prennent grand soin de se placer pile-poil dans le sens du vent afin d’être bien certains que vous profitiez de leur fumée…