Je devais avoir douze ans lorsque, pour la première fois, je mettais un pied sur le sol occidental. Ma mère avait fait le choix de l’Autriche. Le pays avait obtenu de conserver son indépendance au terme d’un traité signé en 1955 entre l’URSS, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. L’accord prévoyait le départ des troupes des puissances alliées en échange de la neutralité militaire permanente de l’Autriche. Il ne comptait pas encore parmi les membres de l’Union européenne, mais les Autrichiens aspiraient résolument à l’être. Cela convenait à ma mère. D’autant plus qu’elle avait trouvé une petite maison dans un village, à proximité de Vienne.
Les signataires, s’ils sont suffisamment nombreux, ne risquent pas grand chose à mon avis. En tout cas si vous aimez les beaux textes pour la paix je vous invite à lire celui d’Isabelle Gasnier, que j’ai reproduit sur mon site.
Pour rappel, Anna Novikova avait fait plus que signer une pétition. Elle en avait carrément rédigé une, qu’elle a publiée en 2023 sur le site de l’Assemblée nationale.
Désolé d’être un peu tatillon sur les mots mais je ne peux pas vous laisser dire que la Russie est une autocratie. Poutine n’est pas autoproclamé, et il agit, jusqu’à preuve du contraire, dans les limites de la constitution russe.
Celle qui est autocrate, clairement, c’est Kaja Kallas. Elle n’est pas élue par le peuple (bon OK, c’est impossible vu qu’il n’y a pas de peuple européen), mais surtout elle mène une politique étrangère en contradiction avec l’article 8.1 du Traité de Lisbonne.
La Russie est de mon point de vue, et comme le dit Emmanuel Todd, une démocratie autoritaire. Et nous, comme le dit toujours Todd, nous vivons dans des oligarchies libérales.