Dans vos remarques, vous parlez de coûts de revient et vous vous plaignez de leur opacité. Comme le savez sans doute, les coûts de revient sont issus de la comptabilité analytique des entreprises et sont strictement confidentiels.
Pour apprécier le fait qu’ils sont sur ou sous évalués, un bon moyen est de juger de la rentabilité globale d’une entreprise et de préférence sur le long terme. Pour cela, les informations publiées ne manquent pas.
Or, depuis plus de 60 ans, EDF est une entreprise bénéficiaire (à l’exception d’une ou deux années, vers la fin des années 80) et verse de l’argent deux fois à l’Etat.
Etant bénéficiaire, elle a régulièrement versé un « prélèvement » (analogue à l’impôt sur les bénéfices, quand EDF était un EPIC), puis l’IS depuis son passage en SA. Elle a également versé des dividendes (à l’Etat actionnaire cette fois-ci) sur le résultat après impôt.
EDF est régulièrement le plus gros contribuable de France. On peut donc juger favorablement cette rentabilité, alors même que la tarification d’EDF, grâce notamment au nucléaire, est l’une des plus avantageuses d’Europe. On ne peut donc même pas dire que cette rentabilité se fait sur le dos de ses clients.
Vous me direz : oui, mais on ne compte pas tout. Or, les seules dépenses qui pourraient être indirectement imputées à EDF sont les dépenses de R&D du CEA en matière de recherche électronucléaire, recherche qui peut être utile à EDF par la suite. En ordre de grandeur, les subventions publiques du CEA pour l’électronucléaire sont d’environ 500 millions d’euros par an. Ces subventions sont plus que largement compensés (et depuis de très nombreuses années) par les versements à l’Etat dont j’ai parlé plus haut. Pour information, le groupe EDF a dégagé en 2009 un bénéfice de près de 4 milliards d’euros.
Ma réflexion vient du fait que, autant l’article de Wikipedia me semble mesuré et informatif ( Il recoupe correctement les informations dont je dispose par ailleurs sur superphénix, et répond à bon nombre de questions que vous vous posez légitimement) autant le lien que vous donnez est d’un incroyable parti pris et relève de la totale désinformation.
Pour avoir un résumé correct, un autre lien intéressant, cité également par Wikipedia :
le développement de centrales PV en France aujourd’hui (je dis bien : en France et aujourd’hui) ne se justifie ni énergétiquement, ni économiquement, à l’exception de quelques stations isolées en montagne (relais, antennes, refuges) qui sont déconnectées du réseau et ont besoin d’une faible puissance et pour lesquelles le PV est une bonne solution.
Au niveau énergétique, même en tenant compte des objectifs ambitieux du Grenelle de l’environnement, la puissance installée prévue en 2020 est de 5.4 GW (actuellement 185 MW), soit, avec un généreux facteur de charge de 10%, une production de 4.7 GWh, ce qui représenterait moins de 1% de la production actuelle.
Au niveau économique, c’est potentiellement un gouffre financier (heureusement encore très limité aujourd’hui, vu l’insignifiance de la production), dont le coût est supporté par tous les consommateurs d’électricité (via la CSPE) et par le contribuable, étant donné que les exploitants de ces centrales bénéficient d’une réduction des impôts locaux (mécanisme de compensation pris en charge par l’Etat). Les seuls qui peuvent raisonnablement soutenir le PV sont ceux qui profitent de ce système artificiel.
Au niveau environnemental, la fabrication des plaques PV est très coûteuse et demande beaucoup d’énergie (fours à haute température). Même remarque pour le recyclage. Autant l’éolien a atteint une maturité qui rendent peu probables des gains futurs (coûts, rendements) importants, autant le PV a, à mon avis, une bonne marge de progression.
Favorisons donc la recherche dans ce domaine, plutôt que construire à grands frais des centrales qui seront complètement obsolètes dans 10 ans.
Ni en France, ni dans le monde. Au Japon, en juillet 2007, la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa a subi un séisme de magnitude 6.6 à 6.8.
Je cite l’avis d’experts en sismologie :
« ...la centrale a subi des accélérations environ deux fois plus élevées que celles prises en compte lors de son dimensionnement. Pourtant, seuls des dégâts mineurs ont été constatés... »
« ...les doses reçues par les employés sont restées de plusieurs ordres de grandeur en-dessous des seuils légaux japonais. Grâce à une dilution immédiate, la pollution de l’environnement est restée également de plusieurs ordres de grandeur en dessous des seuils légaux »