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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

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  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 juin 2007 11:09

    La réponse est pourtant simple, tapez montre et Paley sur Google et vous tombez sur ceci, ce texte sur lequel je ne ferais aucun commentaire

    Dans sa Théologie naturelle, William Paley part d’un constat simple : les organismes sont à la fois très complexes et bien adaptés à leur milieu. Examinés de plus près, ils font de plus montre d’une incroyable solidarité : autrement dit, chaque partie contribue de manière indispensable au tout. À ce phénomène, Paley propose deux explications :

    - soit les organismes en question ont été créés pièce par pièce par un Dieu ingénieur ;

    - soit ils proviennent de la rencontre fortuite et incroyablement productive entre matière inerte et forces physiques.

    http://www.reflexiences.com/dossier/127/les-fondements-de-l-intelligent-design/2/l-intelligent-design-de-william-paley/



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 juin 2007 11:03

    Bonjour,

    Juste une précision pour éviter l’équivoque. Cet billet ne dit pas qu’être de gauche ou de droite c’est génétique. C’est bien évidemment culturel.

    Il est question d’une connivence de vues et de méthodes entre deux sphères, la génétique réductionniste et le pragmatisme qui est « naturellement » plutôt à droite alors que la gauche se réclame du globalisme

    autre idée, le réductionnisme est plus simple à concevoir, alors que le globalisme mérite des efforts intellectuels (message au PS, allez, au boulot les neurones !)

    Enfin, le réductionnisme est plus efficace. Et donc en phase avec l’esprit de l’époque dominée par la technique et le culte du résultat immédiat et de la réponse aux problèmes



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 juin 2007 15:50

    Dernier point, vos approches solutionnées sont des pathologies. C’est exactement le pb épistémologique de l’approche réductionniste que de comprendre la vie à partir de son dysfonctionnement. Par exemple, un gène défectueux égale une pathologie. On comprend commment une mauvaise pièce induit un dysfonctionnement mais on ne comprend pas comment l’ensemble des pièces s’assemble et coopère pour constituer le vivant.



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 juin 2007 15:48

    Cher Doc, merci pour ce commentaire auquel il m’est facile de répondre

    Sur l’approche mystique, je ne dis rien, j’ai tout fait pour ne pas dévoiler ma conviction en présentant rien de plus que ce que deux auteurs ont écrit

    sauf la fin, mais si j’opte pour un parralèle avec la théologie négative, c’est un parti pris philosophique, voire métaphysique mais pas du tout mystique

    Votre appel aux métaphores informatique vaut pour questionner mais se trouve limitée dès lors qu’il faut prendre en compte la différence d’origine, le computer est assemblée par l’homme, pas la nature et tout approche de ce type est vouée à être subvertie, comme par exemple la montre et Paley



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 juin 2007 15:30

    «  »« De plus en plus de biologistes affirment que notre biodiversité aurait pour origine une seule et même cellule qui aurait mutée au cours de l’évolution. »«  »

    Je verrais plutôt la tendance inverse. Mais là, vous présentez une caricature de l’évolution. Il y a les mutations, les recombinaisons de matériel génétique et la mystérieuse sélection naturelle, tout cet ensemble se complète pour expliquer, en surface certes, la genèse des espèces.

    Il n’y a pas d’incohérences mais plutôt des déficits conceptuels que certains utilisent à des fins détournées. Quant à la phénoménologie, elle concerne plus la philosophie du sujet que la science et sert de bouclier contre les intrusions des méthodes scientifiques dans le domaine de la conscience. Les choses ont évolué depuis. Les sciences cognitives ont tenté d’annexer la phénoménologie, et l’on sans doute dénaturée, mais c’est encore un autre sujet, très complexe

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