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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

Tableau de bord

  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 octobre 2006 11:36

    Bonjour,

    la culture a entamé son lent et sûr dépérissement depuis plus de trente ans. Lire par exemple les analyses de Certeau

    « Un langage de la technique ou de la science, doté du pouvoir de transformer, est réservé à une élite. Il reste étranger à l’ensemble de la population à laquelle il est présenté par la vulgarisation comme étant l’inaccessible. Un autre langage, spéculaire, se contente d’exprimer et présente à une société entière un miroir destiné à tous et finalement vrai de personne : il est décoratif. Ces deux régimes de la culture ne se différencient plus par des valeurs, par des contenus, par leur qualité ou des particularités de groupe. Ils se distinguent par leur rapport à l’action. C’est en ce point que la culture se divise et se réorganise ; sa part la moins opérationnelle étant de loin la plus étendue (...) Le langage donne en spectacle l’action que la société ne permet plus. Ce que le sujet perd lui est vendu en objets de consommation ». (Certeau, La culture au pluriel, 10/18, p. 242)

    « Le glissement qui désaccorde une couche latente et une couche explicite du pays ouvre des questions globales dont il faudra bien avoir le courage de débattre. Car le phénomène qui s’est produit désigne peut-être à une civilisation ce point de maturité où le fruit éclate et se partage, où le sens paraît s’exiler des structures, où la quête d’identité conduit loin de la cité Une fin s’annoncerait et le début d’autre chose...Peut-être aussi l’exigence que portait tant de manifestants à protester contre une société et des institutions « qui ne disent pas la vérité » est-elle vaine, soit que cette réclamation ne puisse être satisfaite par « aucune » société, soit qu’elle ne puisse l’être par celle à laquelle nous appartenons, si la confiance qu’elle avait en elle-même et en son langage disparaît pour ne laisser qu’un reste : la sécurité des objets qu’elle produit. » (Certeau, La culture au pluriel, 10/18, p. 193)

    Case esthétique, Nietzsche ?

    « Le rapport aux pouvoirs change donc. Ils se servent de la culture, sans s’y compromettre. Ils sont ailleurs. Ils ne sont plus engagés par les discours qu’ils fabriquent (...) Ils placent leur produit selon les exigences qui ne sont plus celles du large public devenu simultanément capable de les acheter et incapable d’en tirer parti. En somme les produits culturels servent à la classe de ceux qui les créent et sont payés par la masse de ceux qui n’en profitent guère. Les pouvoirs s’organisent indépendamment des corps où ils tirent leur force et auxquels ils ne profitent pas (pp. 258-259, La culture au pluriel, recueil de textes parus en 1974 chez 10/18 puis réédité en Point Seuil)



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 octobre 2006 11:25

    bonjour,

    Cet article est intéressant dans la mesure où il s’offre à la critique. Il faudrait du temps pour discuter chaque point. Mon humour ludique convoquerait Sokal pour l’utilisation de la physique moderne qui à mon sens, n’a rien à faire dans cette affaire d’écriture et de pensée

    Pour le reste, je défendrais plutôt l’idée d’une pensée qui se dilue et peine à se former. Le monde hypermoderne de la com n’incite pas à penser mais à dépenser, dans toutes les acceptions de ce terme, dépenser son cerveau, son énergie mentale, la « fusiller » dans le papillonnent des communication, la pensée est noyée dans l’écume d’images. La pensée reste associé à la diké et la divine raison et non pas cette hybris d’hébétude suscitée par ce champ d’information qui offre la voie aux populismes les plus vulgaires. Si les gens pensaient, Sarko et Ségo seraient vite remisés au musée Grévin



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 octobre 2006 10:29

    Bonjour,

    Je crois bien que cette suspicion de l’initiative individuelle est marquée dans de nombreux domaines et notamment l’Université et la recherche. L’esprit français vénère ses grands hommes mais bannit ses francs-tireurs. La France serait-elle une nation plus convervatrice que la vulgate officielle ne le laisse transparaître. Je dis que oui !



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 octobre 2006 10:21

    Cette distinction n’est pas propre aux Situs, elle remonte à la philosophie classique. Lire l’homme et la cité de Strauss. L’homme est une réalité distincte de la cité, contrairement à la philosophie moderne qui dissout le sujet dans l’Histoire ou la Société.



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 octobre 2006 21:07

    Ca n’a rien à voir avec le sujet mais je me permets de souligner que j’ai lu le livre de Michel Bounan auquel je consacre un article

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14381

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