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Nicolas_M

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  • Premier article le 04/08/2014
  • Modérateur depuis le 30/08/2022
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Derniers commentaires



  • Nicolas_M bibou1324 17 novembre 2017 14:04

    Passons sur l’effet d’annonce évident, et sur les droits inexistants des saoudiennes. Ce robot a le mérite d’inciter à un certain nombre de réflexions.


    Tout d’abord, il faut comprendre que l’IA n’en n’est qu’à ses balbutiements. Actuellement, on ne sait pas modéliser un réseau de neurone équivalent à celui d’un être humain. Les chercheurs les plus optimistes estiment que cela sera possible dans 20 ans. A mon avis, il faudra bien attendre le double, en général ça fonctionne comme ça avec la recherche. Les IA que l’on nous présente actuellement sont des machines, dédiées à des tâches spécifiques, souvent bien plus performantes que les humains, mais ça reste des machines.

    Ensuite, il faut bien comprendre que la vitesse de l’évolution des technologies est immense. Alors que l’être humain, lui, stagne depuis des millénaires. Les nombre premiers sont connus depuis 20 000 ans, les babyloniens extrayaient des racines carrées à l’école 2000 ans avant JC. L’humain moyen actuel est plus préoccupé par le programme télévisé que par la logique. Dit autrement, on va probablement se faire dépasser à un moment ou a un autre, sauf si une guerre où des limitations politiques entrent en jeu.

    Dernier point mais pas des moindres, la définition d’un être pensant et les droits qui lui sont associés. Aujourd’hui, on ne sait pas, on n’y a pas réfléchit. Mais il est compliqué (voire impossible) de trouver un ensemble de caractéristiques partagées par les humains qu’une IA ne pourrait pas développer.

    L’empathie ? 2% des humains possèdent une version différente d’un gène et n’éprouvent aucune forme d’empathie. La logique ? On sera dépassé, et certains déficients mentaux en sont dépourvus. Les sentiments ? Des bouffées d’hormones qui pourront facilement être modélisées. La conscience de soi ? Une IA est capable d’apprendre son propre fonctionnement et de le modifier. Même les programmes actuels, c’est le b.a.ba. Une âme, un esprit ? Aucune définition expérimentale n’existe de ces mots là, le test de Turing est là pour nous le rappeler.

    L’auteur, qui ose appeler un programme qui a coûté plusieurs milliards d’euros et des dizaines de milliers d’heures de travail « un grille pain », outre son manque de respect envers les humains qui ont construit ce robot fantastique, montre quelque chose d’essentiel. Que l’humain moyen n’est pas guidé par la logique, le respect des autres ou l’empathie. Qu’il a une haute opinion de lui même et qu’il a tendance à moquer - critiquer - vouloir détruire - tout ce qui est différent de lui et qu’il ne comprend pas.


  • Nicolas_M bibou1324 14 novembre 2017 14:29

    Quelques contre-vérités :


    « On constate des variations abruptes sur à peine quelques siècles ». Faux.

    L’optimum médiéval c’est 0,5 degré Celsius gagnés lentement en 1000 ans. On est aujourd’hui 0,8°C au dessus de l’optimum médiéval. Les 0,5 derniers degrés ont été gagné en moins de 50 ans, donc le réchauffement actuel est environ 20 fois plus rapide que tout ce que l’on a jamais connu. Oui car n’importe qui qui a déjà fait des carottages vous expliquera qu’au delà de 2000 ans, c’est précis à une louche d’année près.

    Votre première courbe est tronquée.

    Vous voulez remonter dans le temps ? Voici l’historique des températures estimées depuis 250 000 ans. 

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, la corrélation entre CO2 et température ne vaut pas causalité. Et les hausses de températures ne sont à priori pas liées à une potentielle augmentation des événements météorologiques extrêmes.



  • Nicolas_M bibou1324 13 novembre 2017 16:09

    Le faim, c’est 800 millions de personnes en 1900, idem en 1950, idem en 70, idem aujourd’hui.


    Chaque grain de riz donné gratuitement par ceux qui pensent faire une bonne action c’est un grain de riz acheté en moins chez un producteur local. Producteur qui est obligé de baisser ses tarifs s’il veut être compétitif. Et qui finit par quitter ses terres faute de rentabilité, ce qui accroît encore la pénurie alimentaire.

    Vous voulez aider l’Afrique ? Ne leur donnez rien. Il faut qu’ils développent leur autonomie alimentaire. Il faut leur transmettre des connaissances agricole, éventuellement leur donner du matériel pour cultiver, mais rien de plus. Et œuvrer pour la stabilité politiques de ces régions.


  • Nicolas_M bibou1324 10 novembre 2017 16:55

    Pour rappel, il y a environ 50 000 disparitions d’enfants en France chaque année, dont 30 000 qui sont au final retrouvés.

    Sur les restants, on estime qu’il y a environ 10 000 disparitions inquiétante (le reste c’est qu’ils sont parti avec leur autre parents, ou fugueurs multi-récidivistes....).

    Dit autrement, les enfants potentiellement victimes de prédateur dont on ne retrouve jamais le corps, il y en a 27 par jour.

    Cette année, seuls 2 cas ont été mis en lumière par les médias. Des histoires faciles où la famille en détresse espère un secours des médias et donc communique beaucoup. Des histoires à rebondissements probables et où le français complètement abruti par la télé peut s’identifier. Histoire de gagner quelques part d’audiences ou de mieux vendre sa feuille de choux. Mais où il est probable qu’on ne saura jamais rien, sinon l’histoire est trop courte et ça se vend moins bien.

    Les 9998 autres enfants disparus, on s’en fiche, faut pas ramener des histoires similaires trop souvent sinon le français moyen se lasse.


  • Nicolas_M bibou1324 8 novembre 2017 17:18

    Pouvez-vous définir le terme « pauvre » ?


    Parce que les inégalités, on s’en fiche, c’est l’affaire des jaloux. Ce qui est important, c’est l’accès aux soins, à la nourriture, à l’eau potable.

    Y a-t-il plus de démunis aujourd’hui qu’hier, c’est la bonne question à se poser.

    Et la réponse est clairement ... non. En 1900, il y avait environ 800 millions de personnes souffrant de malnutrition, soit la moitié de l’humanité. en 1950, pareil, 800 millions. En 1970, pareil. Aujourd’hui, pareil.

    Le pourcentage ne cesse de diminuer avec l’augmentation de la population. Le chiffre reste étonnamment stable. Je n’ai pas l’explication de cette stabilité.
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