Merci à @Julien S pour cet excellent
article, très pédagogique qui propose une bonne synthèse des
évènements et de l’escroquerie mondiale dont nous sommes
victimes.
Christian Noyer est représentatif de la "politique
monétaire" du gouvernement français et Sarko qui a sauvé
l’Euro, détruit les paradis fiscaux, pour au moins la 4ème ou 5ème
fois.
Cependant, dans la quasi totalité des
articles personne ne parle d’une activité mafieuse, le shadow
banking (situé dans les paradis fiscaux) dont l’activité valorisée
(10 000 mds $ en 2008) est équivalente à celle des marchés
règlementés, intervenant sur les mêmes produits, en hors bilan,
avec une préférence pour les plus risqués donc plus rentables à
court terme, comme les produits dérivés, special purpose vehicle
qui sont à l’origine de la crise des subprimes.
Ces entités non régulées peuvent
être :
des banques universelles ou financières
des hedge funds (le plus souvent)
agissant comme des banques d’investissment
des fonds de pension souscrivant des
produits créés par des banques d’affaires à partirde leur propres
opérations.
Des fonds de placement
Il en résulte un risque systémique
d’ampleur mondiale, révélé en 2008, qui perdure aujourd’hui en
l’absence de volonté politique de régulation.
En ce moment, nous constatons la
faillite de la politique monétaire européenne basée sur une
croyance quasi-mystique, dogmatique en l’Euro, seul recours pour
sauver l’Union Européenne, mais qui nous conduit à la catastrophe.
Aujourd’hui, on ose parler d’un
découplage de l’Eurozone entre pays forts et faibles, d’harmonisation
fiscale (refusée même avant Maastricht). Tout cela prouve une
absence de vision, l’amateurisme, la précipitation.
Telle une litanie lancinante,
les nouvelles se succèdent et concourent toutes au même sentiment
d’effondrement inéluctable. Ce furent une émission obligataire
calamiteuse – cette fois-ci italienne – la dégradation de la
note de la Belgique, ainsi que celle de banques portugaises et
hongroises, succédant à celle de la Hongrie elle-même. Rien ne
semble résister à cet effondrement auquel rien ne fait obstacle,
surtout pas les discours des dirigeants européens, dépassés et
divisés entre eux, qui multiplient à un rythme effréné et en pure
perte les conciliabules en tentant de donner le change.
Un écroulement de
l’Italie amènerait inévitablement la fin de l’euro
auraient déclaré, selon un communiqué de la présidence du Conseil
italien, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au cours du mini-sommet de
Strasbourg auquel participait Mario Monti. Comme l’usage s’en est
désormais instauré, la réaction du marché obligataire a été
immédiate et sans équivoque : les marchés ne croient
pas au redressement italien et engagent l’asphyxie du pays, qui
doit refinancer l’an prochain plus de 400 milliards de sa dette.
« L’Italie doit faire face à d’immenses défis », a
reconnu Olli Rehn, le commissaire européen. Pas seulement elle, si
l’on en croit pour une fois les dirigeants allemands et français.
Standard & Poor’s a abaissé à AA la note de la Belgique,
craignant que les difficultés du secteur financier – on pense en
particulier à Dexia, dont le dossier n’est pas bouclé – ne
nécessitent de nouveaux soutiens publics, la dette pouvant alors
dépasser les 100% du PIB. C’est Moody’s qui a dégradé la note
hongroise, le motivant pour des raisons qui méritent d’être
relevées. La politique du gouvernement hongrois conservateur est en
effet sévèrement critiquée pour avoir taxé les banques, les
sociétés d’énergie, de distribution et de télécoms, d’avoir
nationalisé les fonds de pension privé et obligé les banques à
partager le surcoût des crédits en francs suisses qu’elles
avaient accordés aux particuliers, le forint plongeant et le franc
suisse explosant. Tous crimes qui méritent incontestablement
châtiment.
L’autre jour, Sarkozy a baissé son froc (et son pavillon) devant
Merkel et Monti en acceptant une profonde modification notamment
du Traité de Lisbonne et a renoncé à sa position d’un changement
des statuts de la BCE pour qu’elle puisse monétiser la dette
européenne.
Mais cette modification du traité se fera en dehors de tout
cadre référendaire européen, en utilisant l’article 48 du
TFUE (Traité de Fonctionnement de l’Union Europe
Européenne). Ce procédé avait déjà été utilisé le
16/12/2010 par le président du Conseil Européen, Herman Von Rompuy
pour l’accord du 11/03/2011 de l’instauration d’un mécanisme
permanent, le FESF et le MES.
Les solutions proposées par la triade Merkel, Monti, Draghi, ne
résolvent rien, au mieux gagner du temps avec un coût exorbitant et
ne « soignent » que les effets et non la cause.
La panique de la « contagion » augmente aux Etats-Unis,
des « stress-tests », pour une trentaine de banques "too
big to fail" sont mis en place.
En Europe, tous les établissements financiers, dont britanniques,
cherchent à se débarrasser des dettes souveraines, les
échanges inter-bancaires sont limités (perte de confiance, risque
d’illiquidité)
La garantie théorique de 20% sur les premières pertes sur dettes
souveraines offerte par le FESF, sont insuffisantes et ne rassurent
pas les marchés. Les CDS (credit default swap) ne sont pas
actionnés. Tous retiennent leur respiration.
Enfin, le FESF suscite la méfiance, car l’effet de levier
annoncé contribuera à la création d’une pyramide Ponzi et le
« special purpose vehicle » n’est qu’un support type
subprime. Ces deux dernières solutions ne viendraient-elle pas de
Goldman-Sachs, spécialiste en la matière ?
Bonsoir à tous, Merci M Piccinin pour votre travail d’investigation. Je ne résiste pas à coller ce lien savoureux sur Sarkozy-Takkiedine et en fin avec Bachar el Assad, pétrole, pétrole, Total, Total...
Bonsoir à tous, Comme d’habitude, Terra Nova, think tank libéral du Parti « Socialiste », vient de lâcher son étron fumant et puant et vient de partir en laissant la porte des w.c. fermée de l’intérieur et il « veut » nos votes !!! Qu’ils restent tous plantés dans leur m..rde !!!
Merci pour cet excellent article @Aliciabx, mais vous avez oublié la délation encouragée contre les immigrés « illégaux », travaillant, payant leurs impôts, charges sociales, etc...