Bonsoir à tous, Merci @Xtf pour votre enthousiasme et votre analyse.
Simplement, Sarko et Hollande ne sont que les mains droite et
gauche de l’oligarchie qui nous contrôle et qui est sûre de
gagner.
Le dernier débat, qualifié de démocratique, a été celui de
2005 sur le TCE. Les cadres du Parti Socialiste, favorables
majoritairement au Oui et certains de leur succès ont autorisé un
débat au niveau de leurs militants et qui s’est répandu dans la
nation.
Mais ils se sont piégés eux-mêmes et le Non l’a emporté à
54,68%. Ils n’ont jamais digéré cette défaite et surtout le
vote noniste de leurs militants. Ils nous l’ont fait payer
en 2008 par la ratification du Traité de Lisbonne, où par leur
seule présence (et leur vote abstentionniste majoritaire) ils ont
permis d’atteindre le quorum pour la ratification de ce traité. Le
détail
du vote En avril 2012, vient devant le Parlement la ratification,
en urgence, du Traité sur le MES (Mécanisme Européen de Stabilité)
pour lequel le Parti Socialiste et certains EELV/Verts viennent
apporter courageusement leur soutien par une abstention massive. Le
détail du vote des députés
et des sénateurs
JM Ayrault
a qualifié ce vote « d’abstention dynamique et agressive »,
belle langue de bois.
Un peu plus tard, notre Petit Timonier a signé le TSCG (Traité
sur la Stabilité, la Croissance et la Gouvernance économique et
monétaire européenne) ou Pacte Budgétaire européen qui devra être
ratifié par notre Parlement, après les présidentielles, en juillet
2012. Mais sans référendum !!!
Notre Petit Timonier (Sarko) a répondu à la question posée par un
journaliste sur la tenue d’un référendum sur le TSCG : Un
référendum
sur un Traité complexe de 200 ou 250 articles ? Allons ,
allons !!!
Souvenons-nous
de son action, ses paroles sur le référendum grec,
avec un Hollande qui, en fait, s’abstient
de se prononcer.
Encore un
énorme mensonge que personne n’a relevé, ni la classe
politique, ni les médias mainstream (dont le travail est aussi de
contrôler l’exactitude des propos) .
En réalité, ce fameux TSCG comporte 16 articles. Oui, vous
lisez bien, 16 articles et la preuve est là
Et ce triste sire qu’est Flanby-Hollande qui veut nous enfumer avec
une renégociation du TSCG, sans le soumettre à référendum. Sa
pseudo renégociation vise à ajouter une proposition de loi sur le
relance européenne et le contrôle démocratique présentée et
rejetée lors de la ratification du MES par le Parlement..
En cette matière, que nous proposent les différents
candidats : Hollande veut « renégocier » le
TSCG en ajoutant son projet
de relance européenne et de contrôle démocratique qui,
fondamentalement, ne le remet pas en cause
Sarkozy, chacun sait où il veut nous emmener.
Bayrou ne veut pas d’un référendum et est
favorable au Pacte Budgétaire
Le Pen est pour une sortie de l’Euro et de l’UE, mais
son projet n’est pas crédible
Dupont-Aignan veut sortir de l’Euro, mais n’est pas
clair sur les conditions
Mélanchon veut réformer l’Union Européenne, sa
gouvernance de « l’intérieur », mais veut un
référendum sur ce Pacte Budgétaire. Son positionnement par rapport
au MES.
Eva Joly veut soumettre le TSCG à un référendum.
Arthaud et Poutou sont contre le capitalisme financier,
donc...
Si ce TSCG est ratifié, nos Lois de Finances (Budgets) devront
être soumises à l’approbation des instances européennes avant
d’être votées par notre parlement.
Un petit rappel : la règle d’or de Maastricht s’est
fondée sur une dette publique maximale de 60% du PIB, un déficit
annuel inférieur ou égal à 3% du PIB et avec un taux de
croissance de 5% à l’époque
Mais on compare pommes et poires, dans le sens où la dette est le
cumul des soldes des emprunts antérieurs et ceux de l’année X
majoré des intérêts mais dont les maturités (échéances) sont
différentes (1 mois, 6 mois, 1 an à 10 ans) mais rapportée à un
PIB annuel.
Là, il y a comme un malaise !!!
Aujourd’hui, l’Espagne tombe à son tour et ne pourra être
sauvée, même avec l’aide du MES, les plans d’austérité car sa
situation
est bien plus grave
que ce qui est présenté par les médias se voulant rassurants.
De plus, le plan de restructuration de la dette grecque (PSI)
n’a fait que retarder l’échéance sans rien résoudre
En ce moment se « discute », le fameux Two Pack sur :
Le renforcement de la surveillance économique et budgétaire des
états membres connaissant ou pouvant connaître de sérieuses
difficultés Le règlement établissant des dispositions communes
pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaires et
pour la correction des déficits excessifs des états de la zone
euro. Ce Two Pack renforce les contraintes du TSCG comme le démontre
l’analyse de Contre
la Cour
Entendez-vous les autres candidats parler du financement de notre
système de retraite par répartition ?
Lors de la réforme des
retraites de 2010, Sarko a utilisé le Fonds de Réserve des
Retraites (FRR) pour la financer, mais il faudra trouver plus de 200
mds € pour combler le gap démographique de 2018/2020.
Ensuite
intervient l’Union Européenne ou plutôt la Commission qui en 2005
dans le volet préventif et correctif du Pacte de Stabilité et de
Croissance (PSC) précise deux dispositions relatives aux
régimes de retraites :
Toutes les évaluations des politiques nationales par le Coneil
et la Commission prennent en considération la mise en œuvre de
réformes des retraites consistant à introduire un système à
piliers multiples avec un pilier obligatoire financé par
capitalisation
Le Six-pack qui fait partie du TSCG vise à une nécessaire
harmonisation des régimes sociaux européens donc d’une réforme
des retraites
Mario Draghi enfonce le clou en affirmant que le modèle social
européen est mort.
Pour de plus amples détails, consulter le site Contrelacour
Il n’y a pas de crise de l’Euro, mais une crise systémique
des banques et institutions financières
Merci @Henry Moreigne pour cet excellent article sur cette « petite peste ».
Laurence Parisot
persiste et signe tout comme son alter-ego Sarko qui a affirmé que la
dette avait commencée en 1974 (discours Toulon 2) tout en rendant
responsable le PS et les 35 heures, mais en omettant,
consciencieusement,la loi de 1973 Giscard-Rothschild.
Elle est la digne représentante du patronat français rétrograde qui voudrait revenir au XIX siècle, celui de l’Assomoir, de Germinal d’Emile Zola avec des relents fascisants de cette vieille droite nostalgique des Croix de Feu, anti-Front Populaire.
Héritière
de la politique du Baron Ernest-Antoine Sellières (Wendel),
vice-présidente de l’IFOP, elle souhaite « moderniser », réconcilier le
MEDEF avec la société civile. Quelques citations : - la liberté d’entreprendre s’arrête là où commence le droit du travail - la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? - être libéral ne signifie pas être antisocial - ..l’entreprise au coeur de la société française comme moteur de l’ascension sociale
Ses objectifs : - « moderniser » le code du Travail : supprimer la
durée légale du travail, les contraintes juridiques du licenciement par
la mise en place d’un contrat unique de travail (contrat de mission),
favoriser les accords d’entreprises au détriment des accords de branches
d’activité - supprimer les organes de contrôles comme la médecine du travail (financée par les employeurs), l’inspection du travail... - « détricoter » le code pénal du droit des affaires : diminution des peines, des délais de prescription. - détruire la retraite par répartition (cotisations patronales) pour la remplacer par une retraite par capitalisation.
Elle va plus loin que la « réforme sociale » promise par son ami Sarkozy.
Vous souvenez du dialogue Chérèque-Parisot sur un plateau de télévision après l’adoption de la réforme des retraites de 2010 : Cet abruti de Chérèque qui dit : « maintenant, il va falloir passer à autre chose » et la Parisot lui dit, en lui posant la main sur le bras, « oui, oui, il faut passer à autre chose !! ». Qu’il est beau le syndicalisme français.
Il ne faudra pas l’oublier elle et ses congénéres et les mettre dans
la même charette que le P’tit Nicolas et tous les poliiticards de
droite, du centre et de gauche.
@Imohtep, j’ai bien lu votre article de
soutien à François Bayrou et que je qualifierai de partial., alors
que j’apprécie vos autres articles.
En effet, je recherche dans toutes les
interventions, programmes des candidats, les propositions chiffrées
(en recettes et dépenses) afin d’en déterminer la faisabilité
compte renu des contraintes socio-économiques, financières,
politiques et sutout européennes avec le fameux TSCG (Traité sur la
Stabilité, la Croissance et la Gouvernance économique et monétaire
européenne), incluant le Two et Six Pack et lié au MES (Mécanisme
Européen de Stabilité), devant être ratifié par le Parlement
Français et surtout sans référendum.
Mais le plus
grave, pour la plupart des candidats, dont Mr Bayrou, il s’agit de
réduire la Dette afin de respecter cette stupide règle d’or , les
exigences du Conseil, de la Commission Européenne et des acteurs
financiers.
Si ce TSCG est
ratifié, nos Lois de Finances (Budgets) devront être soumises à
l’approbation des instances européennes avant d’être votées par
notre parlement.
Un
petit rappel : la règle d’or de Maastricht s’est fondée sur
une dette publique maximale de 60% du PIB, un déficit annuel
inférieur ou égal à 3% du PIB et avec un taux de
croissance de 5% à l’époque
Mais on compare
pommes et poires, dans le sens où la dette est le cumul des soldes
des emprunts antérieurs et ceux de l’année X majoré des intérêts
mais dont les maturités (échéances) sont différentes (1 mois, 6
mois, 1 an à 10 ans) mais rapportée à un PIB annuel.
Autrement
dit, pour un ménage, il s’agirait de faire le rapport entre le solde
de toutes ses dettes crédits,....) restant dûes (K+Int) avec son
revenu annuel pour déterminer son taux d’endettement.. Là,
il y a comme un malaise !!!
Comme
d’autres candidats, Mr Bayrou ne proposera pas un référendum sur
le TSCG, ni par conséquent une profonde réforme démocratique de la
gouvernance européenne. Pour s’en
convaincre, il suffit de voir ses votes (non-inscrit) lors :
du Traité
MES (pas de vote, perdu dans les couloirs de l’assemblée
nationale ?)
Aujourd’hui, l’Espagne tombe à son
tour et ne pourra être sauvée, même avec l’aide du MES, les plans
d’austérité car sa situation
est bien plus grave
que ce qui est présenté par les médias se voulant rassurants.
De plus, le plan de restructuration de
la dette grecque (PSI)
n’a fait que retarder l’échéance sans rien résoudre
Une nouvelle arme de destruction massive va être donnée aux
spéculateurs : la création d’Obligations Assimilables du
Trésor (OAT) sur la dette française pour le 16 avril 2012. Eurex,
avec l’accord plus ou moins explicite des politiques, de l’UE et
de la BCE, va donc lancer un nouveau moyen d’arbitrage des dettes
souveraines, basé sur le principe des future du Bund
allemand. Tout le monde pourra acheter ou vendre à découvert des
emprunts d’état français avec un effet de levier de 20.
Avec 50 000 € vous pourrez négocier à découvert jusqu’à 1
million d’euros d’emprunts d’état français et cela sans avoir
recours à l’achat de CDS (Credit Default Swap).
Merci @Michel pour cet excellent article tranchant comme un scalpel.
Il faut nous rendre à l’évidence, nous ne sommes déjà plus en démocratie, ne serait-ce que par la « qualité » du débat de la présidentielle qui privilégie l’accessoire, sinon le futile au détriment de l’essentiel, la « gouvernance européenne », le chômage, le financement des retraites, le Pacte budgétaire européen et son « two pack » en discussion à Bruxelles.
Une nouvelle arme de destruction massive va être donnée aux spéculateurs : la création d’Obligations Assimilable du Trésor (OAT) sur la dette française pour le 16 avril 2012. Eurex, avec l’accord plus ou moins explicite des politiques, de l’UE et de la BCE, va donc lancer un nouveau moyen d’arbitrage des dettes souveraines, basé sur le principe des future du Bund allemand. Tout le monde pourra acheter ou vendre à découvert des emprunts d’état français avec un effet de levier de 20. Avec 50 000 € vous pourrez négocier à découvert jusqu’à 1 million d’euros d’emprunts d’état français et cela sans avoir recours à l’achat de CDS (Credit Default Swap).
Merci @Credohumanisme pour cet
excellent article sur les OAT.
Mais par ce nouveau produit
dérivé, la spéculation sur la dette française est mise à la
portée de tous, ce qui n’est vraiment pas rassurant.
Eurex a mis en place, avec l’accord
explicite ou implicite des politiques, de l’UE, de la BCE, une
nouvelle arme
fatale contre le dette française comme le démontrent Marc
Fiorentino et Olivier Berruyer.
Et on nous gave de l’affaire Mehra, les
interpellations des responsables de Forsane Alizza, la viande hallal
ou casher, etc, etc....
Mais ces OAT vont provoquer la création
de CDS (credit default swaps) et la boucle sera bouclée, car quelque
soit le président élu, il ne pourra rien faire car ces nouveaux
produits sont créés en Allemagne.
Personne ne parle de cette arnaque
financière sur le LIBOR
L’été sera chaud, mais pas dans le
sens commun.
L’Espagne tombe et ne pourra pas être
sauvée
même avec le MES et de nouveaux plans d’austérité
Le plan de restruction de la dette
grecque (PSI)
n’a rien résolu, on a gagné du temps et transféré de la dette des
banques, assurances grecques à l’état
Il n’y a pas de crise de l’euro, mais
une crise systémique des banques et des institutions financières
Nos ancêtres les Gaulois avaient peur
que le ciel ne leur tombe sur la tête, mais nous, nous allons le
vivre