Merci @Michel de cette excellente analyse du fonctionnement de cette oligarchie mondiale prédatrice.
Si l’on avait vraiment voulu « sauver » la Grèce, un défaut partiel aurait du être mis en place en 2007/2008, au moins, avec une réforme profonde de l’organisation de l’Etat.
Les 107 mds
d’euros faisant partie du plan d’aide correspondent à la décote
de 53,5% de la dette de 200 mds détenue par les créanciers privés.
Lors des négociations du PSI, les chiffres de référence étaient
ceux de la dette au 31/07/2011 soit 355 mds (dont 155 mds créanciers
publics). Mais à l’époque, 80 mds étaient détenus par les
banques, assurances, fonds de retraite grecs.
Cette décote de 53,5 % les conduirait à la faillite, donc
il faut les recapitaliser en annulant une dette de 43 mds remplacée
par une nouvelle de même montant. Good deal !. Donc l’aide
réelle est de 107 - 43 = 64 mds €.
N’oublions pas le précédent plan d’aide de 110 mds € pour
lequel ils reste encore, environ, plus de 30 mds à débloquer en
2012. Je ne pense pas que le PSI intègre le déficit budgétaire
estimé de 24 mds fin 2012, donc il devra être redimensionné
Dans le cadre du plan de soutien, le FMI devrait accorder 28 mds €
de prêt, en rééchelonnant le solde de 10 mds du prêt de mi 2010,
et 18 mds de nouveau prêt à maturité de 10 ans.
Dans le cadre du PSI, au moins 45 mds € ont été
transférés des créanciers privés aux créanciers publics.
Le bilan provisoire : Les états (et les contribuables)
ont prêté à l’état grec 240 mds € (110 en 2010 + 130
en 2012) qu’il devra rembourser, après les avoir utilisés pour
rembourser les créanciers privés. Vous me direz que les
créanciers privés ont « perdu » entre 35 et 45 mds dans
l’affaire, mais avec les nouveaux titres de droit britannique ils
bénéficient d’une garantie publique en hors bilan.
Au final, ce seront les créanciers obligataires des états
européens qui vont assumer le risque tout en sachant que les
contribuables européens ne pourront financer l’ensemble des dettes
européennes.
Avec ces plans et les « réformes structurelles » imposées
par la « Troïka », la Gréce est entrée dans une dépression
durable, avec fin 2011, une croissance négative de 7,5 %,
tendance lourde du début 2012, avec une baisse de la production, des
exportations, de la consommation. Les ménages grecs ne peuvent plus
payer leur dépenses d’énergie (électricité, gaz) et reviennent
au chauffage au bois et au charbon. 300 000 expulsions pour loyers
impayés, augmentation de plus de 40 % des suicides, précarité,
insuffisance alimentaire, baisse des salaires public et privé, des
retraites, diminution des prestations sociales (maladie, éducation,
etc...).
De plus en plus d’analystes financiers, d’économistes
considèrent que la dette grecque est irremboursable dans les délais
annoncés. Peut-être dans 30 ou 40 ans....
Et je ne parle pas de l’action de la BCE de Mario Draghi qui
finance indirectement les déficits et dettes des états
européens. Peu de personnes s’interrogent sur le but des 1000
mds € de « facilités » accordées par la BCE aux banques
dont une partie a financé le rachat de dettes souveraines sur le
marché secondaire (Espagne, Italie,...) et le reste a été replacé,
majoritairement, sur les comptes ouverts auprès de la BCE. Les
banques européennes ne se prêtent plus entre elles, par manque de
confiance, et l’économie réelle en souffre
(euphémisme). L’objectif annoncé était d’augmenter la
liquidité interbancaire, un échec. Mais n’y avait t-il pas un
autre objectif ?
L’oligarchie financière ne veut pas une sortie de la zone euro
de la Grèce. Elle est (et a été lors de son adhésion à l’UE,
puis à l’euro) le maillon faible européen. Leur intérêt est
de la maintenir sous « assistance respiratoire » ou sous
perfusion financière en la « sauvant » en permanence, ce qui
affaiblit les autres états européens fragiles comme le Portugal,
l’Espagne et l’Italie, mais aussi les états « forts », à
terme, comme l’Autriche, la France...par leurs contributions aux
différents plans de sauvetage.
J’espère me tromper, mais il y
a une volonté, à partir de la Grèce, d’organiser des défauts
partiels des états « faibles ». Personne ne pouvant
intervenir massivement sur les dettes espagnoles et italiennes ( 735
mds€,1 900 mds€), portugaise (160 mds) pour mémoire. Il
s’agirait de mettre en place une contagion de défauts partiels
dont les bénéficiaires seraient les hedge funds, les possesseurs de
CDS (Credit Swap Default) et les banques privées par transfert de
leurs créances pourries aux états. Mario Draghi détourne
l’activité de la BCE au profit des banques commerciales, des
opérateurs financiers en bon ex-Directeur Europe de Goldman-Sachs.
Personne ne parle de la Hongrie de Viktor Orban qui est en état
de quasi faillite (hors zone euro), avec des européens qui se
questionnent sur leur intervention tout en gelant leurs subventions.
Il faut savoir que les banques hongroises sont contrôlées par des
banques et fonds autrichiens.
Enfin, les déficits et les dettes publiques irlandaises,
portugaises, espagnoles et italiennes ne sont même pas stabilisées.
Le Premier Ministre espagnol, Rajoy, après la signature du TSCG, a
informé ses collègues européens qu’il ne pourrait pas respecter
les objectifs fixés. Le Portugal va suivre le chemin de la Grèce.
La situation de la Dette des Etats-Unis est catastrophique et est
devenue irremboursable. Reste à savoir qui du Dollar
ou de l’Euro s ’écroulera le premier, mais cette crise de la
dette US va nous contaminer très vite et bien plus que celle des
subprimes de 2008.
http://www.les-crises.fr/la-dette-americaine/
Et nos très chers candidats qui nous font des promesses avec des
financements qu’ils n’auront jamais. Ils sont dans la surenchère
de taxer les riches, le contrôle de l’immigration, la viande halal
ou casher, les référendums bidons, le produire français, etc...
Ils oublient de dire que nous ne sommes plus un pays démocratique,
mais contrôlé par une oligarchie financière et que toutes leurs
promesses, programmes sont conditionnés par les décisions
européennes après la ratification du TSCG et de son "Six
Pack".
Les 107 mds
d’euros faisant partie du plan d’aide correspondent à la décote
de 53,5% de la dette de 200 mds détenue par les créanciers privés.
Lors des négociations du PSI, les chiffres de référence étaient
ceux de la dette au 31/07/2011 soit 355 mds (dont 155 mds créanciers
publics). Mais à l’époque, 80 mds étaient détenus par les
banques, assurances, fonds de retraite grecs.
Cette décote de 53,5 % les conduirait à la faillite, donc
il faut les recapitaliser en annulant une dette de 43 mds remplacée
par une nouvelle de même montant. Good deal !. Donc l’aide
réelle est de 107 - 43 = 64 mds €.
N’oublions pas le précédent plan d’aide de 110 mds € pour
lequel ils reste encore, environ, plus de 30 mds à débloquer en
2012. Je ne pense pas que le PSI intègre le déficit budgétaire
estimé de 24 mds fin 2012, donc il devra être redimensionné
Dans le cadre du plan de soutien, le FMI devrait accorder 28 mds €
de prêt, en rééchelonnant le solde de 10 mds du prêt de mi 2010,
et 18 mds de nouveau prêt à maturité de 10 ans.
Dans le cadre du PSI, au moins 45 mds € ont été
transférés des créanciers privés aux créanciers publics.
Le bilan provisoire : Les états (et les contribuables)
ont prêté à l’état grec 240 mds € (110 en 2010 + 130
en 2012) qu’il devra rembourser, après les avoir utilisés pour
rembourser les créanciers privés. Vous me direz que les
créanciers privés ont « perdu » entre 35 et 45 mds dans
l’affaire, mais avec les nouveaux titres de droit britannique ils
bénéficient d’une garantie publique en hors bilan.
Au final, ce seront les créanciers obligataires des états
européens qui vont assumer le risque tout en sachant que les
contribuables européens ne pourront financer l’ensemble des dettes
européennes.
Avec ces plans et les « réformes structurelles » imposées
par la « Troïka », la Gréce est entrée dans une dépression
durable, avec fin 2011, une croissance négative de 7,5 %,
tendance lourde du début 2012, avec une baisse de la production, des
exportations, de la consommation. Les ménages grecs ne peuvent plus
payer leur dépenses d’énergie (électricité, gaz) et reviennent
au chauffage au bois et au charbon. 300 000 expulsions pour loyers
impayés, augmentation de plus de 40 % des suicides, précarité,
insuffisance alimentaire, baisse des salaires public et privé, des
retraites, diminution des prestations sociales (maladie, éducation,
etc...).
De plus en plus d’analystes financiers, d’économistes
considèrent que la dette grecque est irremboursable dans les délais
annoncés. Peut-être dans 30 ou 40 ans....
Et je ne parle pas de l’action de la BCE de Mario Draghi qui
finance indirectement les déficits et dettes des états
européens. Peu de personnes s’interrogent sur le but des 1000
mds € de « facilités » accordées par la BCE aux banques
dont une partie a financé le rachat de dettes souveraines sur le
marché secondaire (Espagne, Italie,...) et le reste a été replacé,
majoritairement, sur les comptes ouverts auprès de la BCE. Les
banques européennes ne se prêtent plus entre elles, par manque de
confiance, et l’économie réelle en souffre
(euphémisme). L’objectif annoncé était d’augmenter la
liquidité interbancaire, un échec. Mais n’y avait t-il pas un
autre objectif ?
L’oligarchie financière ne veut pas une sortie de la zone euro
de la Grèce. Elle est (et a été lors de son adhésion à l’UE,
puis à l’euro) le maillon faible européen. Leur intérêt est
de la maintenir sous « assistance respiratoire » ou sous
perfusion financière en la « sauvant » en permanence, ce qui
affaiblit les autres états européens fragiles comme le Portugal,
l’Espagne et l’Italie, mais aussi les états « forts », à
terme, comme l’Autriche, la France...par leurs contributions aux
différents plans de sauvetage. J’espère me tromper, mais il y
a une volonté, à partir de la Grèce, d’organiser des défauts
partiels des états « faibles ». Personne ne pouvant
intervenir massivement sur les dettes espagnoles et italiennes ( 735
mds€,1 900 mds€), portugaise (160 mds) pour mémoire. Il
s’agirait de mettre en place une contagion de défauts partiels
dont les bénéficiaires seraient les hedge funds, les possesseurs de
CDS (Credit Swap Default) et les banques privées par transfert de
leurs créances pourries aux états. Mario Draghi détourne
l’activité de la BCE au profit des banques commerciales, des
opérateurs financiers en bon ex-Directeur Europe de Goldman-Sachs.
Personne ne parle de la Hongrie de Viktor Orban qui est en état
de quasi faillite (hors zone euro), avec des européens qui se
questionnent sur leur intervention tout en gelant leurs subventions.
Il faut savoir que les banques hongroises sont contrôlées par des
banques et fonds autrichiens.
Enfin, les déficits et les dettes publiques irlandaises,
portugaises, espagnoles et italiennes ne sont même pas stabilisées.
Le Premier Ministre espagnol, Rajoy, après la signature du TSCG, a
informé ses collègues européens qu’il ne pourrait pas respecter
les objectifs fixés. Le Portugal va suivre le chemin de la Grèce.
La situation de la Dette des Etats-Unis est catastrophique et est
devenue irremboursable. Reste à savoir qui du Dollar
ou de l’Euro s ’écroulera le premier, mais cette crise de la
dette US va nous contaminer très vite et bien plus que celle des
subprimes de 2008.
http://www.les-crises.fr/la-dette-americaine/
Et nos très chers candidats qui nous font des promesses avec des
financements qu’ils n’auront jamais. Ils sont dans la surenchère
de taxer les riches, le contrôle de l’immigration, la viande halal
ou casher, les référendums bidons, le produire français, etc...
Ils oublient de dire que nous ne sommes plus un pays démocratique,
mais contrôlé par une oligarchie financière et que toutes leurs
promesses, programmes sont conditionnés par les décisions
européennes après la ratification du TSCG et de son "Six
Pack".
En effet, ce sont des obligations de droit britannique bénéficiant d’une garantie de l’état grec enregistrée en hors bilan (bien sûr), mais....
Les résultats du plan de
restructuration de la dette publique grecque ne justifient pas les
termes « dythirambiques » de Succès prononcés par Van
Rompuy, Juncker, Merkel, Sarkozy et consorts.
Quelques chiffres pour planter le
décor :
Dette publique fin 2011 : 368 mds
€
PIB fin 2011 :
220 mds €
Ratio Dette/PIB : >160
%
Cette dette se décompose en :
Mds
Titres
241
Obligations nationales
19
Obligations internationales
73
Prêts UE et FMI
15
Titres court terme
6
Prêts à la Banque de Grèce
7
Prêts bilatéraux
6
Autres prêts
1
Titres émis à l’étranger, prêts domestiques
368
Total
Objectif théorique du PSI et du
dernier plan d’aide UE, ramener la dette publique grecque à
120,5% du PIB en 2020.
Les moyens du PSI (Private Sector
Involvement) :
Obtenir l’agrément volontaire des
détenteurs d’obligations grecques d’un abandon de créance, d’une
décôte minimale de 50% de leurs titres, échangés
contre de nouvelles obligations de droit britannique à échéance de
30 ans, et des titres emis par le FESF pour obtenir un effacement de
la dette de l’ordre de 100 mds €. Ceci avec un taux de
participation égal ou supérieur à 90%
Clause d’action collective (CAC) :
Le 23 février, le parlement grec a
voté cette CAC avec effet rétroactif.
En cas d’un taux de participation
insuffisant des créanciers concernés (inférieur à 90% et au moins
égal à 66%, d’autres retiennent 75%), cette CAC contraindra les
récalcitrants à accepter le PSI.
Avant la publication des résultats par
la Grèce, plusieurs scénarios étaient envisageables.
Les résultats provisoires ont été
publiés
par le gouvernement grec, donnant un taux de participation de 85,8%
55 mds pour les
autres banques/assurances/instutions européennes
75 mds pour les
hedges funds/secteur privé international (à l’annonce du PSI, ils
ont racheté de la dette grecque
pour spéculer sur l’activation des CDS
Soit un total de
205 mds pour une dette totale de 368 mds et la différence
163 mds
représenterait les créances publiques internationalees, non
impliquées dans PSI et CAC
En raison d’une participation inférieure à 90%, la CAC est
activée.
En conséquence la
part acceptante du secteur privé va se faire « tordre le
bras »
Pour une
obligation ancienne de 100€, il recevra :
1 obligation
nouvelle de 31,5€, échéance 30 ans
1 obligation FESF
de 15€
en plus, pour
mémoire une obligation « future » quand la croissance
reviendra !!!
Soit une perte
faciale de 100-31,5-15 = 53,5€
Pour les
obligations nouvelles de l’échange, ils percevront des taux
d’intérêts moindres
que ceux des marchés.
Tout cela est
affecté par deux informations :
L’ISDA
a annoncé vendredi, à la suite des décisions du gouvernemt grec,
qu’il s’agissait d’un « événement de crédit » donc
d’un défaut partiel ordonné qui autorise l’activation des CDS
(Credit Default Swap)
Fitch
a abaissé, vendredi, la note de la Grèce à RD (défaut partiel)
après S&P’s et Moody’s.
Par conséquent,
le détenteur à échéance du 20 mars (total de 14,3 mds €) n’a
aucun intérêt à l’échange proposé.
Les
créanciers du secteur privé international, les hedge funds peuvent
engager des procédures
juridiques contre la Grèce, ou bien utiliser leurs CDS pour
récupérer environ 75%
du nominal sur des obligations achetées avec une forte décote.
Le niveau d’effacement de la dette
publique grecque :
Mathématiquement, il serait de
100-31,5 + 15 (titres FESF) = 68,5%
Le chiffrage
(provisoire) du gouvernement grec donne une participation 177 mds€,
dont 152 mds pour les « volontaires », plus 20 mds de
détenteurs d’obligations de droit international (non grec)
Au final, on
devrait avoir une diminution faciale de (177 + 20)x68,5% = 135 mds€,
ce qui est très conséquent.
Impact du
dernier plan d’aide « 130 milliards d’euros »
Reste le fameux
prêt de « 130mds
€) dont 35,5 mds ont été débloqués vendredi, pour les
banques participant à l’échange, le solde devrait être versé très
rapidement.
Le FESF va
contribuer
au sauvetage de la dette grecque :
30 mds au titre du
PSI (à deux ans)
40 mds de
recapitalisation partielle des banques grecques (besoin immédiat 23
mds) et environ
24 mds de
financement déficit 2012 estimé par l’Union
Dette fin 2011 :
368 mds
Restructuration
dette : -135 mds
Prêts FESF :
30 mds
Recapitalisation
Bques : 40 mds
Déficit 2012 :
24 mds
soit une dette fin
2012 de 327 mds environ et une diminution de 41 mds
Tous ces efforts
pour ce résultat
D’après
les estimations
la dette devrait atteindre 161%
du PIB fin 2012, à rapprocher du ratio de fin 2011 qui était >
160%
Même si mes
calculs sont basés sur des estimations, la marge d’erreur pouvant
être faible, votre réaction sera de dire « tout ça pour
ça !!!! », après toutes les annonces de succés
des dirigeants européens, nationaux, des experts et des médias
qui claironnent depuis le toit de la BCE.
Alors les promesses, les
estimations d’une dette de 120,5% en 2020, dans univers aussi
incertain, sont-elles crédibles ?