@Michel Koutousis, comme d’habitude une excellente analyse, pertinente, argumentée.
L’autre jour, j’ai cru vivre un cauchemar éveillé, quand les « nouveaux chiens de garde » affirmaient que Little Bush, avec sa « réforme Schengen » chassait le vote des Nonistes de 2005, en affirmant au meeting de Villepinte « je veux réconcilier la France du oui et la France du non ».
Nous ne devons pas oublier le rôle du PS d’Hollande et de l’UMP de Sarkozy dans : le TCE le Traité de Lisbonne le Mécanisme Européen de Stabilité et le futur TSCG
Que ce soit Sarkozy ou Hollande, ils ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui, par la bipolarisation politique, gagnera à coup sûr.
En parlant d’effet domino, vous avez à la foi raison et tort. L’oligarchie financière ne veut pas une sortie de la zone euro de la Grèce. Elle est (et a été lors de son adhésion à l’UE, puis à l’euro) le maillon faible européen. Leur intérêt est de la maintenir sous « assistance respiratoire » ou sous perfusion financière en la « sauvant » en permanence, ce qui affaiblit les autres états européens fragiles comme le Portugal, l’Espagne et l’Italie, mais aussi les états « forts », à terme, comme l’Autriche, la France...par leurs contributions aux différents plans de sauvetage. J’espère me tromper, mais il y a une volonté, à partir de la Grèce, d’organiser des défauts partiels des états « faibles ». Personne ne pouvant intervenir massivement sur les dettes espagnoles et italiennes ( 735 mds€,1 900 mds€), portugaise (160 mds) pour mémoire. Il s’agirait de mettre en place une contagion de défauts partiels dont les bénéficiaires seraient les hedge funds, les possesseurs de CDS (Credit Swap Default) et les banques privées par transfert de leurs créances pourries aux états. Mario Draghi détourne l’activité de la BCE au profit des banques commerciales, des opérateurs financiers en bon ex-Directeur Europe de Goldman-Sachs.
Par contre, un effet domino provoqué par la sortie de l’eurozone, de l’UE d’un état européen comme la France mettrait à mal le précédent schéma.
D’où leur intérêt pour une bipolarisation (Hollande vs Sarkozy) dans le débat de la présidentielle française dont elle sortira vainqueur quelque soit le candidat élu.
Je vous souhaite beaucoup de courage et de ténacité pour surmonter les difficultés que vous rencontrez.
Les deux « contrats » LTRO que j’appellerai VLTRO (Very Long Term Refinancing Operation) sont des prêts de monnaie « BCE » aux banques commerciales européennes, sans limite, pour une durée de trois ans. Nota : au sens BCE, le LTRO est passé de 6 mois, à 1 an, puis à 3 ans !!! Pour garantir les prêts les banques emprunteuses fournissent une garantie nommée « collateral » sous forme de titres, notamment des obligations souveraines (les moins pourries) La conséquence est que les banques commerciales conservent dans leurs bilans les positions les plus toxiques, pourries. Les provisions pour dépréciation sont calculées suivant des « méthodes internes » (bonjour l’angoisse des commissaires aux comptes qui certifient les comptes). Elle ne correspondent pas à la réalité. Donc, la BCE détient des titres moyennement pourris, qui pourraient être dépréciés davantage à l’échéance des 3 ans, si ce prêt n’est pas remboursé par anticipation par un autre VLTRO ou un autre moyen.
Attention, la monnaie « BCE » n’est pas de la monnaie « secondaire » créée par les banques commerciales notamment par l’émission de crédits (limitée par les réserves fractionnaires et l’obligation d’acheter un % de monnaie BCE en garantie (accords de Bâle 2)).
Depuis plusieurs mois, les banques privées ne se font plus confiance (rappel de la crise des subprimes) ne se prêtent plus d’argent sur le marché interbancaire, qui est devenu illiquide, donc ces deux VLTRO auraient dû donner des liquidités, de mettre de l’huile dans ce mécanisme et non de favoriser le crédit aux particuliers/entreprises de l’économie réelle car la demande européenne est faible en raison des positions de désendettement.
Les banques espagnoles et portugaises, sous la pression de leurs états, ont racheté massivement de la dette souveraine (+ ou - pourrie), provoquant une baisse des taux, mais sans résoudre le problème des déficits, de la dette, tout en se fragilisant un peu, beaucoup plus. D’autres, plus « saines » sont allées sur les marchés spéculatifs (prise de risque).
Mais les faits sont têtus, rien n’est résolu. Les banques, techniquement, sont dans une situation de défaut et ces VLTRO ne font que retarder l’échéance. La chute des banques provoquera la chute des états qui ne pourront plus les recapitaliser.
Sans parler de crise de la dette des Etats-Unis qui va nous arriver en pleine figure et bien pire que la crise des « subprimes »