Comme d’habitude, Sarko 1er fait un coup de com’ Souvenez-vous qu’après son élection, il avait affirmé son souci de privilégier le dialogue social et il nous a collé sa réforme des retraites de 2010 qui devra être révisée pour compenser le gap démographique de 2020, alors qu’il a déjà vidé le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé par le gouvernement Jospin en 1999. Je me souviens du rôle des syndicats, à l’époque.
Récemment, il impose la prééminence des accords d’entreprise sur les accords, conventions collectives de branche. Il s’agit d’une remise en cause fondamentale de la hiérarchie des normes, dénoncée par le Front de Gauche.
Qu’il y ait référendum ou non, le Conseil et la Commission Européenne s’occupent de nous, avec le TSCG et son « Six Pack » :
Ensuite intervient l’Union Européenne ou plutôt la Commission
qui en 2005 dans le volet préventif et correctif du Pacte de
Stabilité et de Croissance (PSC) précise deux dispositions
relatives aux régimes de retraites :
Toutes les évaluations des politiques nationales par le Conseil
et la Commission prennent en considération la mise en œuvre de
réformes des retraites consistant à introduire un système à
piliers multiples avec un pilier obligatoire financé par
capitalisation
Le Six-pack qui fait partie du TSCG vise à une nécessaire
harmonisation des régimes sociaux européens donc d’une réforme
des retraites
Mario Draghi enfonce le clou en affirmant que le modèle social
européen est mort.
Pour de plus amples détails, consulter le site Contrelacour
Je vous copie un de mes anciens commentaires :
Laurence Parisot persiste et signe. Elle est la digne représentante du patronat français rétrograde qui voudrait revenir au XIX siècle, celui de l’Assomoir, de Germinal d’Emile Zola avec des relents fascisants de cette vieille droite nostalgique des Croix de Feu, anti-Front Populaire. Héritière
de la politique du Baron Ernest-Antoine Sellières (Wendel),
vice-présidente de l’IFOP, elle souhaite « moderniser », réconcilier le
MEDEF avec la société civile. Quelques citations : - la liberté d’entreprendre s’arrête là où commence le droit du travail - la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? - être libéral ne signifie pas être antisocial - ..l’entreprise au coeur de la société française comme moteur de l’ascension sociale
Ses objectifs : - « moderniser » le code du Travail : supprimer la
durée légale du travail, les contraintes juridiques du licenciement par
la mise en place d’un contrat unique de travail (contrat de mission),
favoriser les accords d’entreprises au détriment des accords de branches
d’activité - supprimer les organes de contrôles comme la médecine du travail (financée par les employeurs), l’inspection du travail... - « détricoter » le code pénal du droit des affaires : diminution des peines, des délais de prescription. - détruire la retraite par répartition (cotisations patronales) pour la remplacer par une retraite par capitalisation.
Elle va plus loin que la « réforme sociale » promise par son ami Sarkozy.
Vous souvenez du dialogue Chérèque-Parisot sur un plateau de télévision après l’adoption de la réforme des retraites de 2010 : Cet abruti de Chérèque qui dit : « maintenant, il va falloir passer à autre chose » et la Parisot lui dit, en lui posant la main sur le bras, « oui, oui, il faut passer à autre chose !! ». Qu’il est beau le syndicalisme français.
Il ne faudra pas l’oublier elle et ses congénéres et les mettre dans
la même charette que le P’tit Nicolas et tous les poliiticards de
droite, du centre et de gauche.
Faisons un constat en ce début d’année 2012 : Nous ne vivons plus en démocratie Nous sommes sommes dans un système capitaliste financier prédateur oligarque Ce système repose sur deux principes fondamentaux « la libre circulation des biens, des services et des individus » et « une concurrence libre et non faussée » qui ne peuvent être remis en cause.
La désindustrialisation a été initiée par une théorie « économique » qui défendait le développement des activités de services plus rentables que les industries lourdes exigeant beaucoup de capitaux, de main-d’oeuvre pour une rentabilité inférieure.
Le tissus industriel français était composé de quelques très grosses entreprises et d’une myriade de petites ou très petites entreprises. Mais il n’y avait pas de moyennes entreprises (comme en Allemagne) entre 500 et 2500 salariés dans des secteurs d’activité à forte innovation. Quand une TPE/TPEI, arrivait à une taille critique, augmentation des capitaux, investissements il était, est courant qu’elle se fasse racheter par un grand groupe pour la contrôler et souvent sans stratégie de développement, d’innovation, simplement pour « éliminer » un concurrent potentiel sur une de ses niches ou activité
D’autre part, l’UE s’est souvent opposé à des regroupements stratégiques de grands groupes au nom des « principes » et à des subventions de fonctionnement, d’investissement pour gérer un changement technologique, s’adapter à ses concurrents.
Bonjour à tous, J’ai regardé « l’appel de Villepinte » ce matin, car j’ai préféré passer une bonne soirée avec quelques ami(e)s sans télé. Il refait le coup de 2007 du « Protecteur du Peuple », mais il se comporte comme un maquereau qui encaisse le produit de la vente des charmes de sa gagneuse, la pauvre Marianne. Il continue dans sa stratégie d’une idée par jour : aujourd’hui, renégocier les accords Schengen pour contrôler les flux migratoires aux frontières de l’Union et françaises. La lutte contre les paradis fiscaux, alors qu’il avait annoncé, à la fin d’un G20, qu’ils allaient disparaître, en fait on a fait que pousser la poussière sous le tapis, car malgré le prétendu « succès » du PSI grec, les « CDS » qui se négocient par le « shadow banking » et les paradis fiscaux ont été activés par l’ISDA. Il annonce nombre de décisions qu’ils aurait pu prendre, sans problème, au cours de son quinquennat : fraude fiscale des particuliers et des entreprises, limitation des rémunérations indécentes, des dividendes de 15 à 25% exigés par les fonds de pensions (transfert de richesse de 15% du travail vers la rente) Il continue à « invoquer » le Mal des 35 heures, alors que depuis 2007, il a, avec ardeur, « détricoté » la loi ainsi que le droit du travail avec des accords d’entreprise qui remplaceraient les conventions collectives, donc un changement complet de la hiérarchie des normes. Au final, une absence criante d’analyse de son bilan 2007-2012, aucune proposition cohérente sur un programme, mais seulement des coups de com’ bien relayés par « les nouveaux chiens de garde » et analysés, commentés suivant la ligne du Parti de la Pensée Unique. Ce grand démocrate nous a imposé, en 2008, le Traité de Lisbonne, avec l’aide du Parti Socialiste, le Traité MES en février et signé le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance économique et monétaire européenne). Grâce à la modification de l’article 48 du TFUE, le Conseil et la Commission peuvent faire passer un texte « mineur » comme le MES ou le TSCG par le vote parlementaire et non plus par un référendum. J’ai posté un article en modération sur le bilan de l’opération de restructuration de la dette grecque : La dette grecque « passera » à fin 2012 à 161% du PIB contre 164% fin 2011 !!! Quoique disent les médias, on a encore « sauvé » les banques, par la recapitalisation des banques grecques et limitant les pertes des autres banques privées, lesquelles avaient anticipé en diminuant leur exposition à la dette grecque par des ventes sur le marché secondaire. L’ISDA, dans un premier temps, avait annoncé que la mise en oeuvre du PSI (Private Sector Involvement« n’était pas un évènement de crédit, a changé sa position après l’annonce des résultats provisoires et l’utilisation de la clause d’action collective, permettant aux détenteurs de CDS (Credit Default Swap) de les mettre en oeuvre et récupérer presque 100% du nominal. Par cet avis l’ISDA confirme la »légitimité" des autres CDS créés sur les obligations, bons du trésor émis par les autres états européens, ce qui peut à terme un phénomène de contagion sur risque de PSI sur les dettes irlandaises, portugaises, espagnoles, italiennes. Comme d’habitude, on a transféré de la dette privée aux états donc aux contribuables. D’ores et déjà, la dette grecque est irremboursable , après 7 plans de sauvetage, des réformes structurelles en quelques années, avec une décroissance du PIB (-7,5% fin 2011) et une prévision (optimiste) pour 2012 entre -4 et 5%. La crise de la dette et des banques continue
Bonsoir @Emile Wolf, Absent ce week-end, j’ai lu attentivement votre réponse. Retraité, ex-professionnel de l’ expertise-comptable, je maîtrise toujours le droit et la fiscalité. Dans votre réponse, vous mettez sur le même plan un travailleur frontalier et la situation de Mr Peugeot, notamment. Connaissez-vous la théorie de l’abus de droit et plus particulièrement en matière fiscale ? http://www.juridix.net/fisc/abus_de_droit.html Je pense que vous saurez trouver toutes les décisions jurisprudentielles sur ce thème. Bonne semaine
@Emile Wolf, votre article est « fouillis » et aurait pu être synthétisé en deux ou trois paragraphes. Pour l’essentiel, je ne partage pas vos avis, mais vous avez parfaitement le droit de les exprimer. Cependant, vous auriez pu renforcer votre argumentaire avec des liens vers des sites d’information politique, économique, fiscale.
Avec Pécresse, le gouvernement aura fait une chose de bien pendant ce quinquennat : Connaissez-vous la proposition RUBIK négociée entre l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Suisse, mais rejetée par la France. Cet accord négocié par la Suisse, proposait, pour l’évasion fiscale des capitaux, un prélèvement libératoire de 19 à 34% sur les capitaux transférés illégalement par des personnes imposables et résidant dans leur pays tout en conservant le bénéfice de l’anonymat. La Suisse s’engageant à créer en 2013, un fonds de garantie pour ce prélèvement libératoire. En conclusion, les fraudeurs, en payant de 19 à 34% de taxes, ne seront plus poursuivis pour fraude fiscale, bénéficieront de l’anonymat, seront exonérés d’imposition en Allemagne et GB sur les différents revenus issus de ces placements en Suisse (ils ne paieront que les impôts et taxes suisses) La fraude est évaluée pour : l’Allemagne à 160 mds€ la Grande-Bretagne à 55 mds€ la France à 80 mds€ la Grèce à 16 mds€ http://www.lepoint.fr/economie/paris-refuse-un-accord-fiscal-liberatoire-avec-la-suisse-19-08-2011-1364283_28.php http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/24/fraude-fiscale-la-france-refuse-un-accord-avec-la-suisse_1608723_3234.html